• S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Naissance d'un bureau d'aide aux victimes

Stéphanie BOUILLAGUE Mercredi 23 octobre 2013
Naissance d'un bureau d'aide aux victimes
Le bureau d'aide aux victimes a été inauguré vendredi dernier au tribunal. Anne-Laure Mendizabal, juriste, et Franck Dubos, président de l'association d'aide aux victimes AAVIP (SB)

Situé à l'intérieur du tribunal de grande instance de Cayenne, ce bureau accueille et accompagne les victimes dans leurs démarches.

On les aperçoit parfois pendant les audiences, repliées sur elles-mêmes, désemparées. Elles ont été agressées, braquées, victimes de violences. Leurs agresseurs sont jugés à quelques mètres d'elles. À l'issue de l'audience, combien de victimes se retrouvent seules avec le traumatisme qu'elles ont subi ?
Pour les soutenir, un bureau d'aide aux victimes vient d'être créé au sein même du tribunal, à quelques pas de la salle d'audience. Ici, une juriste de l'association d'aide aux victimes 973 AAVIP (1) accueille et informe gratuitement, et de manière confidentielle, les personnes qui en ont besoin. « Le caractère très technique et complexe des procédures peut freiner les victimes à faire valoir leurs droits. On tente de vulgariser au maximum » , explique la juriste Anne-Laure
« DÉCRYPTER LES PROBLÉMATIQUES SOCIALES »
Si besoin, les victimes sont orientées vers d'autres partenaires : avocats, association contre les violences faites aux femmes, psychologues... Le bureau d'aide aux victimes sert de lien entre les acteurs qui agissent, à différents moments, dans l'intérêt de la victime. « On ne peut pas fonctionner uniquement sur l'aspect juridique. Il faut aussi décrypter les problématiques sociales » , précise Franck Dubos, président de l'association AAVIP.
Hormis au tribunal, l'association tient également des permanences au commissariat de Cayenne et dans les gendarmeries. « Les forces de l'ordre n'ont pas forcément le temps d'orienter les victimes quand elles portent plainte. Au commissariat de Cayenne, par exemple, 40 à 50 plaintes sont déposées en moyenne le lundi » , ajoute Franck Dubos. Une petite brochure traduite en quatre langues, reprenant les missions de l'association, est à disposition. Une brochure apparemment très utile, puisque depuis une dizaine de jours, AAVIP reçoit de nombreux coups de téléphone et mails. L'association espère pouvoir s'installer dans un local en ville pour aller encore plus à la rencontre des personnes qui en ont besoin. Et, si elle en a les moyens, être également présente à Kourou et Saint-Laurent du Maroni.
(1) Association d'aide aux victimes d'infractions pénales de la Guyane : 06 94 95 34 03. Mail : 973aavip@voila.fr

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
A la une