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Monseigneur Lafont, dix ans déjà

T.F. Vendredi 19 septembre 2014
Monseigneur Lafont évêque de Guyane depuis 2004 (TF)

Emmanuel Lafont a revêtu son habit d'évêque de Guyane en 2004. Dix ans à la tête du diocèse que l'ancien curé de Soweto évoque avec satisfaction, bien qu'étant toujours tourné vers l'avenir.

« J'aime beaucoup la Guyane, sa diversité. C'est un vrai cadeau d'avoir été envoyé ici. » Depuis dix ans, Emma nuel Lafont répète sa « très grande joie » d'avoir revêtu l'habit d'évêque de Guyane. Un ministère que l'ancien curé de Soweto continue de diriger avec enthousiasme et un regard constamment tourné vers l'avenir. Il en fera sans doute encore la preuve ce soir, à 18 h 30, lors de la messe anniversaire célébrée en son honneur en l'église de Mirza, à Cayenne.
En dix ans, Monseigneur Lafont n'a eu de cesse de sillonner le département pour aller à la rencontre de la population. « Il n'y a pas un village dans lequel je ne sois pas allé » , sourit-il. Car c'est dans le contact et la proximité qu'il conçoit sa mission.
Lorsqu'il évoque ses années guyanaises, de nombreux faits marquants lui viennent à l'esprit. « Le sinode, qui a duré trois ans, la manifestation autour de la Bible, la venue des reliques de Sainte-Thérèse en 2008 qui fut un temps très fort, les rencontres interre ligieuses et surtout la multitude des rencontres avec les communautés de Guyane » , énumère l'évêque. Il n'oublie pas de mentionner les Journées mondiales de la jeunesse, le travail permanent consacré à la diffusion de la Bible ainsi que le développement de l'enseignement catholique.
Sur la Guyane, l'évêque porte un « regard complexe » . Il explique : « C'est une société qui évolue, qui grandit. La jeunesse n'attend qu'une chose, participer à la construction de la Guyane. » Une jeunesse dont il vante les talents. « Notre défi est de l'accompagner, de lui laisser de la place pour qu'elle s'exprime » , affirme-t-il.
Parmi ses prochains objectifs, puisqu'il ne va « sans doute pas rester encore dix ans » (il affichera l'âge limite - 75 ans - d'exercice en 2020), Monseigneur Lafont entend permettre à « l'église de Guyane d'atteindre son autonomie financière » , glisse-t-il. Par ailleurs, s'il se félicite de voir la congrégation féminine s'étoffer et le nombre de prêtres augmenter, il regrette un manque de vocation religieuse. « Dans notre société, l'engagement à vie fait peur au lieu de soulever l'enthousiasme » , constate-t-il.
« Même après avoir passé la main et pris ma retraite d'évêque, je serai heureux de rester en Guyane, promet-il. Je servirai tant que je peux. »

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