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Société - Saint-Laurent-du-Maroni

Les saint-laurentais aussi dénoncent la mort de George Floyd

Samuel Zralos Mercredi 3 Juin 2020 - 19h53
Les saint-laurentais aussi dénoncent la mort de George Floyd
Manifestation en soutien aux manifestants réclamant justice contre les brutalités policières, à Saint-Laurent-du-Maroni, le 3 juin 2020. - Samuel Zralos

Une trentaine d'habitants de Saint-Laurent-du-Maroni se sont retrouvés ce mercredi après-midi au monument des Noirs-Marrons, sur la plage de la Charbonnière, pour rendre hommage aux victimes de violences policières et dénoncer le racisme.

Lorenzo Pinas, le dit lui-même, ce n’est pas dans ses habitudes d’organiser des rassemblements.  Pourtant, ce 3 juin, le saint-laurentais a réuni plus d’une trentaine de personnes autour d’une simple banderole : « stop killing us ». Parce que la mort de George Floyd, asphyxié par un policier à Minneapolis, aux Etats-Unis, a été « une fois de trop », une mort de trop, une « qui se répète malheureusement trop souvent ».

L’appel au rassemblement a circulé en quelques jours, via WhatsApp, sans non plus « trop le médiatiser », pour éviter toute circulation du Covid-19. « Il fallait marquer le coup », explique Jérémy, co-organisateur de l’action. Il fallait « dénoncer cet acte racial. On voit à quel point la police persécute des êtres humains sans que justice soit rendue. On voit à quel point c’est le policier qui est toujours innocent ».
« On est tous concernés »
Sous un ciel gris, sur le parvis d’un monument ô combien symbolique, les manifestants s’agenouillent et lèvent le poing, rendant hommage tant aux militants de Black lives matters luttant contre la brutalité policière qu’aux luttes plus anciennes pour les droits civiques. Sans oublier les victimes françaises de violences policières, mentionnées à travers Adama Traoré. La main sur la banderole, Lorenzo Pinas prononce quelques mots, remercie les participants d’être venus, lui qui s’attendait à être presque seul. Surtout, il insiste : même en Guyane « on est tous concernés. Blancs, noirs, métis, chinois, tout le monde ».

Partout, « le racisme se retrouve et c’est anormal », renchérit auprès de France Guyane Joseph Bakaman, militant à MDES. Pour Farah, également à MDES, c’est un système qui est en cause, aux Etats-Unis comme en France. « L’institution normalement devrait être un cadre de protection et il ne l’est pas. Si le gouvernement dit de tirer, [les forces de police] tirent ». La militante appelle tout un chacun à « faire évoluer nos façons de penser, nos façons de vivre ensemble ». Comme le dit Jérémy « Il est temps que [les actes racistes] cessent ».

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2 commentaires

Vos commentaires

Nespresso 04.06.2020

Trente clampings désœuvrés qui n'avaient rien d'autre à faire puisque les églises sont de nouveau fermées.
Difficile en Guyane d'oser affirmer que la population est victime de violences policières (la police y est plutôt très souvent victime de violences populaires !), mais bon, même pas peur du ridicule, et que ne ferait-on pas pour "passer" dans le journal.
"Maman, t'as vu, ya ma photo dans France-Guyane ! - Trop beau mon fils, oublie pas de sortir la poubelle !"
MdR.

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mikeromeo 04.06.2020

Le MDES ? Combien de fonctionnaires d'état sur le groupe ?

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