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Les représentants du grand conseil coutumier en mission sur le Haut Maroni

Propos recueillis par Véronique NORCA Lundi 10 Août 2020 - 07h56
Les représentants du grand conseil coutumier en mission sur le Haut Maroni

Au lendemain de la journée internationale des peuples autochtones, une délégation de chefs coutumier, emmenée par le président du grand conseil Sylvio Van Der Pijl et le vice-président Bruno Apouyou, embarque de Saint-Laurent pour une mission de prévention et d’écoute, à la rencontre des villages du Haut Maroni.

 Depuis plusieurs semaines, la commission santé/COVID du grand conseil coutumier avec le soutien du sous-préfet Frédéric Bouteille, prépare une mission de huit jours sur le fleuve. Sylvio Van Der Pijl répond à nos questions :
Qu’est-ce qui a poussé le grand conseil à organiser cette action ?
"Si les statistiques montrent une baisse des cas de contamination en Guyane, il est moins évident d’avoir un état clair de la situation dans les villages isolés. Nous pensons qu’il est important de maintenir l’effort de prévention et rappeler la nécessité des gestes de précaution sanitaire."
Quel sera le but de cette mission ?
"Notre but est de rencontrer les populations sur le terrain, d’évaluer les actions déjà mises en œuvre depuis mars et de recueillir leurs doléances, s’informer des difficultés. Il s’agit également de rencontrer les partenaires associatifs tels que la Croix rouge et ADER sur les villages amérindiens. Cela nous permettra de réajuster si nécessaire ou de compléter les dispositifs."
Quel parcours avez-vous prévu ?
"La mission part en pirogue de Saint Laurent du Maroni et passera par Apatou, Apagui, Grand Santi, Papaïchton, Maripasoula, Kayodé, Taluen, Pidima, et Antecumpata."
Y aura-t-il des actions spécifiques ?
"En amont, nous sommes entrés en contact avec l’ensemble des chefs des villages bushinenges et amérindiens. Nous avons donc des points de rassemblement et d’échange prévus. Bien sûr, il y aura une distribution de masques. Mais aussi pour nous l’occasion de rencontrer les autorités telles que les maires, ou le CCAS de Maripasoula, afin d’évoquer les autres problèmes. Je veux parler en particulier de la prise en charge de la santé en général, des difficultés économiques et sociales. Il y a notamment des difficultés d’acheminement et de distribution de l’aide alimentaire pourvue par l’État. Nous apporterons notre concours au déblocage de cette situation."
Qu’en est-il de l’orpaillage illégal ?
"Pour mener des actions sur le territoire, nous avons besoin d’une vision plus précise de l’installation des populations dans les iles du fleuve. Il faut une une frontière clairement définie. Comme cela, les opérations de démantèlement auront plus de poids et on pourra installer une vraie coopération avec le Suriname. Le fleuve et ses habitants subissent depuis trop longtemps les conséquences de l’orpaillage illégal et en particulier la pollution des eaux."



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