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sécurité — transports

Les deux scanners millimétriques à ondes portées mis en service à l'aéroport

Stéphane HESPEL Mercredi 17 Juin 2020 - 16h39
Les deux scanners millimétriques à ondes portées mis en service à l'aéroport
Les deux scanners millimétriques sont opérationnels à l'aéroport Félix-Eboué, depuis cet après-midi. - Montage SH

Profitant aujourd'hui du départ de deux avions à destination de Paris, les agents de la sûreté, à Félix-Eboué, ont mis en service les deux scanners millimétriques à ondes portées de l'aéroport.

Du retard dans le projet
L'installation d'un dispositif de sûreté supplémentaire était programmé dans l'Accord de Guyane signé en avril 2017. L'Etat s'était engagé à financer un appareil, le fameux écographe qui n'aura finalement jamais été mis en service.
Au final, le choix s'est porté sur des scanners millimétriques à ondes portées, dont le financement est aujourd'hui partagé entre l'Etat et la Collectivité territoriale : 392 000 euros pour les deux appareils. « Les frais de fonctionnement seront supportés à hauteur de 75 000 euros par an par la Chambre de commerce et d'industrie », explique Olivier Taoumi, directeur général de la CCI et de l'aéroport.
Un appel d'offres a été lancé auprès des deux principaux constructeurs mondiaux, l'un américain et l'autre européen. « Le premier n'a pas répondu. C'est la société Visiom qui a été retenue. » La crise des gilets jaunes et la crise sanitaire ont ralenti l'arrivée des deux appareils en Guyane.
Deux appareils livrés en mai
et mis en service le 17 juin
Finalement, les deux scanners sont arrivés le 17 mai en Guyane. Leur installation a démarré le 2 juin à l'aéroport et s'est prolongée jusqu'au 12 juin. « Nous avons aussi mis cette période à profit pour former les personnels de la sûreté aéroportuaire, ajoute le directeur de l'aéroport. Un premier test grandeur nature a été réalisé le week-end dernier. L'occasion était bonne aujourd'hui de les mettre à l'épreuve tous les deux. Quelque 500 personnes s'envolent aujourd'hui à bord des avions d'Air France et Air Caraïbes. Même si nous avons eu du retard, la période s'avère aujourd'hui plus propice que celle du mois de juillet durant laquelle le flux de passagers sera plus important. On va avoir besoin d'une période de rodage. »
Trois niveaux de sûreté
pour les passagers
La sûreté aéroportuaire est aujourd'hui assurée par la société Rangers. Au total, 70 agents travaillent sur le site. La plupart a été formée à l'utilisation du scanner. Désormais, avant l'embarquement, le passager passera par un premier portique, déjà existant, après avoir déposé ses bagages à main, appareils électroniques, montre, téléphone, clés, pièces de monnaie, ceinture… sur le tapis roulant, qui seront scannés par un agent. Si le portique sonne, le passager devra automatiquement passer sous le scanner. « Cette nouvelle étape dans la sûreté mobilise, pour chaque appareil, un agent supplémentaire », indique Maggaly Magne, cheffe de la sûreté aéroportuaire. Si une anomalie est révélée par l'appareil, elle sera notée par un carré jaune sur l'écran de contrôle de l'agent. Une palpation et même une fouille en cabine pourront être effectuées. Au besoin, la Police aux frontières (PAF), toujours présente durant ces opérations de sûreté, sera là pour prendre le relais. « Dans un premier temps, ce scanner a aussi un avantage énorme en cette période de crise sanitaire, il limite les contacts avec le passager, les palpations, car il permet de détecter tout objet qui peut présenter un danger pour les autres passagers. »
Deux fonctions : la sûreté et mettre
un frein au trafic de drogue
« Cet appareil détecte tout ce qui est anormal », ajoute Olivier Taoumi. Sa précision va même jusqu'à détecter les anomalies à 3 millimètres en dessous de la peau. L'objet principal de la demande d'installation de ces scanners repose sur la mission poursuivie par les autorités judiciaires. Désormais, plus aucun passager ne pourra transporter de la drogue à l'extérieur de son corps : cela représentait 80% du trafic il y a deux ans. La réglementation européenne ne permet pas, comme aux Etats-Unis, d'utiliser des appareils qui vont pouvoir détecter ce qu'une personne peut avoir ingéré. Cela relève d'une autre procédure.
Ce scanner est un appareil dernier cri. Il n'y a pas mieux sur le marché. »

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4 commentaires

Vos commentaires

g6d 18.06.2020
les mules

qui ingèrent des paquets de drogue ne seront donc pas inquiétées...

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A. LEA 18.06.2020

Si l'appareil ne détecte pas les boulettes de drogue ingérées, à quoi sert-il réellement ?

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MPG973 18.06.2020
Utilité du scanner

Ce type de scanner sert uniquement à voir sous les vêtements et ne passe pas la peau,guère plus efficace qu'une palpation ( mais moins fatiguant si tous les passagers y passent)Inutile donc pour les ovules ingérés tout comme l'échographe acheté mais jamais mis en service à l'aéroport du fait de la difficulté à distinguer les boulettes des matières. Tous ces appareils coûteux ne servent donc qu' à satisfaire ceux qui les ont réclamés à cor et à cri depuis 2017 ! Ainsi va la Guyane.

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Benkwa 17.06.2020

Et ils savent s'en servir...

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