• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Emploi et travail

La question des «risques psychosociaux» agite le grand port maritime

Samuel Zralos Mardi 2 Mars 2021 - 16h53
La question des «risques psychosociaux» agite le grand port maritime
Le grand port maritime de Guyane a débrayé ce matin. - DR.

Des salariés du grand port maritime de la Guyane ont procédé à un débrayage ce matin devant leur lieu de travail, à l'initiative de l'UTG-GPMG, pour dénoncer les risques psychosociaux au sein de l'entreprise. Les crispations se concentrent sur un accord négocié entre la direction et la CFE-CGC, majoritaire.


« Harcèlement, risques psychosociaux, on dit stop. L'ensemble du personnel doit être pris en compte ». Xavier Yannick, le secrétaire général de l'UTG affiche son soutien à ses camarades du port du dégrad des Cannes, qui ont procédé ce matin à un débrayage pour dénoncer les souffrances au travail. « L'ambiance est vraiment catastrophique en ce moment », précise Christian Joseph, représentant syndical de l'UTG au grand port maritime.

Avec ses collègues, il réclame un « accord à la hauteur » de l'entreprise en matière de protection de la santé mentale des salariés. Et surtout dénonce le projet d'accord actuellement négocié entre sa direction et la CFE-CGC, majoritaire depuis les élections de décembre 2019. Un accord qui d'après lui met « la charrue avant les boeufs », puisque un rapport sur la question réalisé par un cabinet indépendant « est encore en cours d'analyse ». « On peut pas me dire de faire les choses dans l'urgence, puis ensuite me dire que ça va trop vite », s'agace en réponse Philippe Lemoine, directeur général du port, qui soutient que si un accord est déjà en « phase de finalisation », c'est bien parce qu'il s'agissait d'une demande des salariés.
Vers une signature de l'accord

D'ailleurs, la proposition d'accord s'est faite à l'initiative de la CFE-CGC dans un courrier du 8 février, précise Steven Caroupanapoulle, délégué syndical du syndicat. Les représentants du personnel y avaient fait deux propositions, « la mise en place d'un représentant de proximité pour aider le CSE et celle d'une commission RPS, risques psychosociaux ».

D'après le syndicaliste, même s'il n'y pas pour le moment de date de signature programmée, les négociations avancent à bon pas. Une troisième version est sur son bureau et doit encore être examinée « avec nos avocats et les différents élus » et devrait déboucher à terme sur la conclusion de l'accord. Sans l'UTG donc, qui s'indigne d'une négociation « sans comité de pilotage ».
Une tentative de suicide en 2019

Les différentes parties s'écharpent également sur la réalité des souffrances au travail au sein du port et sur leur importance. La direction comme le syndicat majoritaire emploient le conditionnel pour les évoquer et Steven Caroupanapoulle affime n'avoir connaissance que de cas anciens de salariés en difficulté, datant d'avant son élection en décembre 2019. Le délégué syndical préfère d'ailleurs parler de « tiraillements » que de souffrances véritables, s'appuyant sur le rapport du cabinet indépendant.

Il reconnait toutefois la réalité d'une tentative de suicide sur son lieu de travail d'une salariée du port en 2019 - l'un des cas brandis en signe d'alerte par l'UTG-GPMG - mais précise que la concernée a depuis changé de poste et bénéficié d'une revalorisation salariale. « Un certain nombre de personnes se retrouvent devant le psy » ou se mettent en arrêt pour ne plus subir leur travail affirme pourtant Christian Joseph, pas convaincu.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
5 commentaires

Vos commentaires

CitoyenDeLaTerre 03.03.2021
UTG

L'UTG union des glandeurs en Guyane...
C'est tout de même étrange qu'à chaque fois le chef de service ou le Supérieur soit accusé d'être vraiment trop méchant ( exigeant???).
C'est fou ça, les méchants chefs ne sont qu'en Guyane....

Répondre Signaler au modérateur
anne.jolly.bonnet@gmail.com 03.03.2021

encore les paresseux en grève! il y avait au moins 5jours sans bloquer la GUYANE il faudrait virer tout ce monde, même au chaumage ils seraient mécontents

Répondre Signaler au modérateur
cap40 03.03.2021
GAG...?

Un GAG???
Que nenni...les risques psychosociaux en plus du risque Covid c'est beaucoup trop.
Allez encore un petit effort "laborieux": Tous en grève!!!

Répondre Signaler au modérateur
siage 03.03.2021

Et les risques psychosociaux de la population face aux excès des salariés UTG des entreprises EDF, Grand Port , Poste... qui nous pourrissent la vie

Répondre Signaler au modérateur
Josse 02.03.2021
non mais ca va pas ?

Mais vous êtes fous. Arrêter donc de leur demander de travailler !!!
Ils sont capables de se blesser avec la machine à café.
Rendez vous compte, ils n'ont pas pu se reposer pendant carnaval.
Laisser les donc faire leur p'tit biz perso, pendant qu'ils sont grassement payés par toutes les taxes que l'on paie.

Ça faisait au moins... une semaine que l'on avait pas entendu parler de l'UTG.
Ils sont 6 et ils vont encore bloquer toute la Guyane !

"« Un certain nombre de personnes se retrouvent devant le psy » ou se mettent en arrêt pour ne plus subir leur travail"
==> Qu'ils laissent leurs places, il y a pleins de jeunes motivés qui cherchent du boulot.

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
3 commentaires
A la une
1 commentaire

Vidéos

Voir toutes les vidéos