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« Je veux que l’État mette en place un concours national sur l’esclavage, pour ne pas oublier »

Mardi 18 Juin 2019 - 16h51
« Je veux que l’État mette en place un concours national sur l’esclavage, pour ne pas oublier »
Dominique Schroder veut qu'un concours national soit lancé sur l'esclavage. - Samir Mathieu

Dominique Schroder, professeur d’histoire-géographie à Rémire-Montjoly, lance un appel aux autorités pour qu’elles créent un concours sur l’esclavage, au même titre que ceux sur la Shoah ou sur la Résistance.

Enseignant depuis 1995, Dominique Schroder, est depuis 2007 au lycée Damas, à Rémire-Montjoly. Ce professeur passionné participe tous les ans avec ses élèves aux concours nationaux mis en place par l’État et l’Éducation nationale. Ainsi, aujourd’hui, sa classe va être récompensée pour un travail réalisé sur la Résistance. Mais après le concours des jeunes historiens de Guyane, consacré cette année à l’esclavage et à la traite négrière, après la commémoration de l’abolition de l’esclavage, la semaine dernière, en présence de Christiane Taubira et de Jean-Marc Ayrault, et après la polémique autour des propos de Christine Angot, ce professeur veut « faire avancer les choses ». Il demande la création d’un concours national sur l’esclavage : « Cela permettrait à tous les jeunes de France d’apprendre ce qu’a été la traite négrière. »

Dominique Schroder reprend les propos de Rodolphe Alexandre : les Juifs victimes de la Shoah ont su se battre pour que ce crime soit reconnu, mieux connu et enseigné. Christiane Taubira a rappelé que l’esclavage est « irréparable mais qu’il faut s’efforcer de l’enseigner, de transmettre ce patrimoine qui est une histoire faite de souffrances mais aux multiples facettes et conséquences qui en fait un sujet d’études à l’intérêt universel ».

« Le moment est venu »

« Il semblerait opportun donc de créer, enfin, un concours national sur les questions de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. Il en existe un depuis 1961 pour la Shoah, les déportations, les résistants durant la Seconde Guerre mondiale. Ce projet serait une parfaite concrétisation de l’article 2 de la loi Taubira (...) Le moment semble venu pour qu’une telle idée, reprise par les personnalités compétentes, se transforme en projet puis en réalité. Un tel concours serait un réel succès et susciterait la participation de tous les enseignants et élèves de France métropolitaine et des Outre-mer. »

Samir MATHIEU

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3 commentaires

Vos commentaires

Kikiwideguyane 19.06.2019
Au pkuriel

Sur les esclavages ou les traites, et pas uniquement sur une seule partie de ce crime

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dtc97300 19.06.2019

Et qu’on rajoute bien que des tribus africaines vendaient d’autres africains aux vilains européens...un peu comme des Guyanais crachant sur des haïtiens qui font leurs jardins...au noir...sacré cynisme contemporain.

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tronokar 20.06.2019
Tintin au Congo

Eh oui, le marché existait, mis en place par les gentils Noirs qui vendaient leurs prises de guerre pour leur offrir une vie meilleure, et les vilains Blancs, profitant des prix attractifs, venaient faire leurs emplettes. Il faut se faire une raison : l'homme est naturellement mauvais, quelle que soit la couleur de sa peau. "Un tel concours serait un réel succès" c'est quand même sympa les rêveurs !... Non ?

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