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Gilets jaunes : « On attend encore une réponse politique »

Propos receuillis par FXG Lundi 18 Novembre 2019 - 15h18
Gilets jaunes : « On attend encore une réponse politique »

Priscillia Ludosky a présenté, vendredi 15 novembre à Paris, un « Lobby citoyen » apartisan et asyndical, fondé avec quelques autres « gilets jaunes », Nathanaël Ramphft, Cyril Colonval, Faouzi Lellouche, Aurore de Mulder, Thierry Tumsom, Jérôme Rodrigues et Sébastien Hugon. Leur objectif : « Faire réagir les élus et leur faire comprendre que les citoyens ont leur mot à dire ». Priscilla Ludosky est cette Martiniquaise installée en Seine-et-Marne qui est à l’origine de la pétition contre la hausse des prix des carburants au printemps 2018. Sa pétition a récolté le million de signatures et a marqué le lancement des « gilets jaunes » le 17 novembre 2018. Elle était à l’antenne de la « midinale » de la revue Regard vendredi. Nous transcrivons ici ses propos.

« On attend encore une réponse politique »
Quel bilan du mouvement faîtes-vous un an après ?
Je considère que ça n’est pas normal qu’on soit encore dans la rue au bout d’un an. Il y a eu plein de choses cette année : des manifestations, des actes de désobéissance civile, des assemblées citoyennes, des débats. Un an, c’est énorme, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de mobilisations qui durent autant. C’est compliqué de se dire qu’il n’y a pas de réponse politique en face de la mobilisation.
Comment expliquez-vous la longévité du mouvement ?
On a la volonté d’avoir une réponse politique. On attend quelque chose qui ne vient pas. Donc on se retrouve à continuer à lutter. On essaie d’évoluer : certains vont aux municipales, d’autres continuent à se mobiliser dans la rue et, avec un groupe, nous, on monte un lobby citoyen.
C’est quoi ce le lobby citoyen ?
On ne part pas d’une feuille blanche donc on part des revendications des gilets jaunes et on va essayer de les porter collectivement plus haut. Il y a quatre volets à nos revendications : la démocratie et les institutions, l’écologie, les services publics et la fiscalité.
Vous vous êtes engagée sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et l’aéroport de Paris ?
Le gouvernement n’a fait aucune communication sur le RIC [dans le cadre de la privatisation d’aéroport de Paris]. Le RIC permettrait — à l’initiative des citoyens et pas à l’initiative du gouvernement — d’imposer un véritable référendum.
Qu’avez-vous à dire sur les violences policières ?
J’ai lancé un sondage pour lancer la création d’un organe réellement indépendant à la place de l’IGPN. Il n’y a pas d’impartialité au niveau [des violences policières]. Il serait bien que Christophe Castaner démissionne. Son renvoi serait même très symbolique.
Vous positionnerez-vous pour les élections municipales ?
Il y a des gilets jaunes qui créent des listes de citoyens au niveau local. Pour moi, le vote ne suffit plus. La démocratie par le vote n’est pas de la démocratie. Je ne m’investirai pas dans les élections municipales ; je préfère m’engager pleinement dans le lobby citoyen.
Y a t-il un mort d’ordre pour le 5 décembre ?
Je n’invite pas les gilets jaunes à participer [à la grève du 5 décembre parce que ça n’est pas à moi de leur dire où ils doivent aller. Je trouve dommage qu’il n’y ait pas une seule grande marche pour tout ce qu’on dénonce. Il faudrait quelque chose de global qui englobe tout le monde.

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2 commentaires

Vos commentaires

Leonardo 19.11.2019
Démocratie

La seule démocratie qui marche c'est dans les urnes. Oui au bulletin de vote, non au pseudo ric qui empêche les élus d'agir dans le cadre de leur mandat. Sans parler des débordements incendies et magasins pillés par les gilets jaunes.

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tronokar 18.11.2019
Triste

Ca s'éparpille à tous les vents et ça s'accroche à toutes les idées qui passent dans un grand fourre-tout (idées qui n'existaient pas au départ : RIC, écologie...). Incapable de s'organiser, démolissant tous ses leaders potentiels (surtout les plus modérés), le mouvement n'en finit pas d'agoniser. Phagocyté par les extrêmes ultra-violents, pour le plus grand profit du pouvoir, qui peut se frotter les mains. Tout ça est d'une grande tristesse car à la base il y a la détresse, l'inégalité, les très riches qui se gavent et les très pauvres qui peinent à survivre.

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