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Et pendant ce temps la vie continue... Les bébés du confinement

Veronique NORCA Mercredi 3 Juin 2020 - 09h52
Et pendant ce temps la vie continue... Les bébés du confinement
Pricilla

En 2018, selon l’INSEE, le centre hospitalier Franck Joli de Saint-Laurent a accompagné 2 169 naissances. Durant le confinement cette activité n’a évidemment pas été suspendue. Priscilla et Loïna sont deux jeunes mamans Saint-Laurentaises. Elles nous racontent les conditions particulières de leur accouchement.

• Pricilla :
"Moi, j’ai accouchée en avril. Le confinement, je l’ai vécu assez sereinement. J’ai été très prudente ; toujours mon masque et mon gel à portée de main. Mais j’ai continué à sortir marcher et à aller à mes rendez-vous. En Hlm, on ne peut pas rester enfermé toute la journée, c’est étouffant voire oppressant à la longue. Je ne touchais à rien, parfois même, je préférais rester debout dans les salles d’attente. Ce qui m’a stressé, c’est lorsque les autres femmes enceintes ont commencé à dire qu’il y avait de nouvelles restrictions et que mon mari ne pourrait pas assister à l’accouchement. J’étais suivie par une sage-femme en ville et j’ai vraiment évité d’aller à l’hôpital, sauf examen obligatoire. Le jour de l’accouchement, il y avait plus d’affluence que prévu et j’ai dû attendre plusieurs heures avant d’entrer en salle de travail, avec mon mari heureusement ! Idem pour passer de la salle de réveil à ma chambre. Je suis rentrée au bout de trois jours, avec mes rendez-vous de sage-femme et pédiatre programmés. Je continue à faire attention quand je sors avec ma fille et j’essaye de sensibiliser ses grandes sœurs aux gestes barrières."
 
Loïna -
• Loïna :
" Pour ma grossesse, j’ai été suivie en ville par une sage-femme et un gynécologue. Il y a eu quelques complications et j’ai dû me déplacer fréquemment durant le confinement. Avec la preuve des rendez-vous médicaux, ça a été. Ce qui a été angoissant pour notre famille, c’était le début de l’épidémie. Mon compagnon travaille à l’hôpital et il avait peur de ramener le virus à la maison. Nous avons deux autres enfants et j’étais plus fragile avec la grossesse, alors nous avons redoublé de précautions. Afin de respecter au mieux les gestes barrières, j’allais seule à mes rendez-vous et ça, c’était un peu dur. Un jour, je me suis sentie mal et j’ai dû demander à un ami de la famille que j’ai croisé au centre-ville de me raccompagner. Le jour de l’accouchement, j’ai vraiment attendu le dernier moment pour partir de chez moi, j’ai choisi de ne pas demander de péridurale. Une seule personne était admise dans la salle de travail. Durant mon séjour, la configuration des chambres du nouvel hôpital, avec un espace de toilette pour le bébé, nous a permis d’éviter les contacts superflus. Il y avait également une permanence de l’état-civil sur place. Seuls mon compagnon et ma mère ont eu une autorisation écrite pour me rendre visite. Je suis restée trois jours hospitalisée, puis j’ai pu retourner dans ma famille. Chez nous les Bushinenge la grand-mère a une place importante. Durant les premières semaines, elle s’occupe à la fois de la mère et du bébé pour leur permettre de récupérer. Ma fille se porte bien et je suis contente que le confinement soit derrière nous, même-si, la flambée récente des cas m’inquiète."

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