[INFO FRANCE-GUYANE]

De l'amiante au presbytère de Macouria

Michel LE TALLEC 28.10.2021
Le presbytère de Tonate, où loge le curé de la paroisse, est situé à proximité de l'église de la commune.

Des travaux de rénovation devaient être réalisés au presbytère de Tonate, mais ils sont repoussés, pour cause de découverte d’amiante. Le bâtiment est donc fermé, et des solutions de relogement ont été proposées au curé.

 La nouvelle fait un peu froid dans le dos : le presbytère de Tonate, situé à deux pas de l’église, est rempli… d’amiante. « Une amiante très volatile, à fort pouvoir cancérigène, précise Farouk Amri, responsable de la DGS (Direction Générale des Services) à la mairie de Macouria. Nous avions missionné une entreprise, il y a deux ou trois mois, afin qu’elle entreprenne des travaux de revitalisation du bâtiment, qui devenait vétuste. C’est elle qui nous a alerté sur la présence de cette amiante, il y a quelques jours de celà. »

Les travaux prévus ont donc été reportés sine die. « Nous n’avons aucune visibilité à ce sujet, souligne Farouk Amri. Les travaux de désamiantage coûtent très chers, et il convient donc d’établir, éventuellement, un calendrier et un budget. Mais, pour l’heure, le principe de précaution doit jouer. Nous avons fermé le presbytère. »

Mais quid du curé, le père Jean-François Bonne-Année ? « Nous lui avons dit qu’il était extrêmement dangereux pour sa santé qu’il reste dans les lieux. Des solutions de relogement lui ont donc été proposées par l’intermédiaire du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la commune », nous répond encore Farouk Amri. 

Une issue pas nécessairement satisfaisante, dans la mesure où le presbytère de Tonate, comme tous ses homologues, abrite, outre le logement du curé, des activités variées : catéchisme, répétitions de chorales, conseils de laïcs… « Il va falloir trouver une solution pour tout celà » rappelle Mgr Michel Dubost, administrateur apostolique du diocèse de Guyane.

« Nous y réfléchissons, lui répond Farouk Amri, mais une chose est sûre et je tiens à démentir certains bruits qui feraient faussement état d’un projet de la mairie visant à récupérer la parcelle pour son compte, afin d’y établir un poste de police municipale. Je m’inscris formellement en faux contre cette supposition », tient à souligner le responsable de la DGS