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Les ministres proposent 1,85 milliard pour la Guyane

France-Guyane Samedi 1 Avril 2017 - 11h31
Les ministres proposent 1,85 milliard pour la Guyane
Le cahier de réponses transmis par les ministres au collectif (MJ)

Les ministres ont remis des réponses au collectif. Pour Olivier Goudet, ce n'est pas assez. Les représentants des collectifs vont se réunir pour étudier les propositions du gouvernement. Ils ne savent pas combien de temps cela leur prendra.

Ce samedi en fin de matinée, les ministres ont remis des "réponses au collectif". Il s'agit de mesures pour la Guyane, pour un montant de 1,85 milliard d'euros.
"C'est peu, ce n'est pas acceptable, a réagi Olivier Goudet, de Tròp Violans. Les annonces qui ont été faites sont très minimes. Sur la sécurité, ça ne correspond pas aux revendications, aux attentes des Guyanais. Nous nous attendions à mieux. Sur l'Ouest, sur l'Est, aucune réponse n'a été apportée. Nous allons étudier tout cela et revenir vers vous. Nous n'avons pas entendu parler de la cité judiciaire. Il est inacceptable pour nous d'accepter cela (...) Pour ne pas mentir, il y a eu des réponses apportées, mais la population guyanaise a un retard de 50 ans. Ce n'est pas avec ces promesses que nous allons remettre à flot la sécurité, l'économie, le système de santé. Nous voulons un CHU (centre hospitalier universitaire) ; nous ne l'avons pas entendu. L'ensemble des acteurs qui compose le collectif va se réunir pour débattre des propositions qui ont été faites et nous allons revenir vers les ministres."
De son côté, le ministre des Outre-mer Éricka Bareigts a déclaré : "L'arrivée de 50 gendarmes et policiers en renfort dès 2017, puis de 90 gendarmes supoplémentaires entre 2018 et 2020. Les réservistes passeront de 200 à 300, favorisant la sécurité et l'emploi local. L'netrée en phase opérationnelle de la zone de sécurité de Saint_laurent du Maroni. L'installation d'un échographe dans les meilleurs délais à l'aéroport Félix-Éboué. La mise en œuvre de barrages mobiles sur les RN1 et RN2. J'ai demandé à ce qu'un état-major de sécurité soit installé dans les plus brefs délais et qu'un sous-préfet soit chargé, auprès du préfet, de la coordination de ces questions de sécurité. Cet état-major suivra au jour le jour l'ensemble des sujets et pourra prendre les décisions qui s'imposent. Concernant les questions de justice, nous avons, en lien, avec le garde des Sceaux, la possibilité de vous confirmer qu'un tribunal de grande instance sera installé à Saint-Laurent du Maroni, ce qui représente un investissement d'au moins trente millions d'euros, avec tout ce que cela signifie aussi en terme de commande publique et donc en terme d'activité économique en plus de la réponse judiciaire qui pourra être apportée. Je vous confirme aussi la construction d'un établissement pénitentiaire à Saint-Laurent du Maroni, ce qui représente un investissement d'au moins 50 millions d'euros. Avec là aussi une réponse en matière de sécurité (...) Nous allons engager une action diplomatique avec les pays voisins pour que les questions de sécurité soient engagées. Notre diplomatie est d'ores et déjà engagée pour la mise en œuvre des accords internationaux."
De son côté, Éricka Bareigts, ministre des Outre-mer, a précisé que "en matière de santé, le projet de cession est abandonné en faveur d'un projet de service public. Vingt millions sont attribués en urgence au centre hospitalier de Cayenne pour lui permettre de payer ses fournisseurs. Quarante millions sont attribués pour les investissements. Vingt-cinq millions sont attribués au Chog (centre hospitalier de l'Ouest) pour son budget d'investissement. Par ces mesures, nous agissons sur l'amélioration de l'offre de soins, mais aussi sur la commande publique. En matière d'éducation, qui est une compétence des collectivités locales, nous avons noté un retard considérable, qui représente 400 millions d'euros. C'est cette enveloppe, considérable, qui est indispensable pour le rattrapage de la Guyane, sur laquelle nous allons porter notre effort. L'État va accompagner la CTG sur la construction des collèges et des lycées, sur cinq ans, à hauteur de 50 millions d'euros par an, c'est-à-dire 250 millions d'euros. L'État décide de porter de 10 à 15 millions d'euros la dotation pour la construction d'établissement du premier degré. Sur 10 ans, c'est 150 millions d'euros. Le nombre d'intervenants en langue maternelle sera doublé dès la rentrée 2017. En matière de foncier, qui est un élément fondamental, nous considérons qu'il faut 250 000 hectares de terre immédiatement, notamment pour le logement social et l'économie. Des terres seront réservées aux populations autochtones et aux agriculteurs. En matière d'équipements structurants, l'État engagera dès 2017 des études de doublement du pont du Larivot et lancera des travaux pour 100 millions d'euros. L'État engagera une première tranche du doublement de la RN1 et de la RN2 entre Cayenne et Matoury pour un montant de 100 Millions d'euros, plus la deuxième tranche à hauteur de 100 millions d'euros. En matière économique, l'État s'engage à établir un pacte fiscal en Guyane. L'État versera dans les tous prochains jours une avance de trésorerie à hauteur de 4,5 millions d'euros à la CTG pour lui permettre de régler les factures des transporteurs. En faveur des pêcheurs et agriculteurs, paiement des aides gérées par l'ASP à hauteur de 3,5 millions d'euros pour les pêcheurs et 5,5 millions d'euros pour les agricutleurs. Envoi immédiat d'une mission d'expertise pour accélerer les dossiers d'aides et venir en aide à la CTG. Une aide à la chambre d'agriculture à hauteur de 500 000 euros. Pour les populations autochtones, ratification de la convention 169 de l'OIT demanderait une révision de la Constitution. Je souhaite que nous engagions les travaux pour mener à bien cette ratification. Une réponse juridique sera apportée dans les prochains jours. Déblocage des problèmes sur Camopi (...) L'État versera à la CTG 9 millions d'euros dès 2017 pour compenser le transfert aux communes de la part de l'octroi de mer. Le gouvernement portera la part de la CTG dans le fond de compensation du RSA, à 50 millions d'euros en 2017 alors qu'il était prévu à 14 millions d'euros auparavant. Enfin, nous transformerons le prêt de 53 millions d'euros de la CTG en dotation exceptionnelle, ce qui permettra à la CTG de payer ses factures aux fournisseurs et permettra ainsi de soutenir les petites entreprises guyanaises."

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3 commentaires

Vos commentaires

Monte-Cristo 02.04.2017

Vos maîtres blancs vous promettent des sous sachant qu'ils sont plus la bientôt,mais pas de crainte si votre FN5bande d'en....vous êtes aussi racistes qu'eux) passe vous allez les recevoir
j'espere que des crétins de martiniquais vont pas vous suivent les bounty des domtoms

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voilà 01.04.2017
2020

Comment peut on faire des propositions jusqu' en 2020. Il y a une élection bientôt sauf si je vis sur une autre planète.

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xxl 01.04.2017
INACCEPTABLE !

Jamais françois hollande ne sait intéressé au guyanais, il finit son mandat comme il l'a commencé, comme dit bfmtv il a été le président le plus impopulaire de tous les temps, toute notre vie nous devrons mettre nos genoux à terre et quémander.

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