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TRANSPORTS

Cayenne : le bus à haut niveau de service est sur les rails

S.R. Jeudi 22 Juillet 2021 - 16h54
Cayenne : le bus à haut niveau de service est sur les rails
Les bus à haut niveau de service, qui portent désormais le nom "Yanéo", seront normalement livrés en juin 2023. - CACL

 Désormais nommé « Yanéo », le transport en commun en site propre cayennais prendra forme sous deux lignes distinctes qui relieront le marché de Cayenne au carrefour des Maringouins (ligne A) et à la cité de Mont-Lucas via l’Université (ligne B). Les travaux, qui sont programmés jusqu’en juin 2023, concernent huit secteurs de Cayenne. Le point sur leur avancement :

 Si les travaux gênent la circulation depuis plusieurs mois, les élus en ont désormais la certitude : les usagers de la route « ne rouspéteront plus longtemps puisque ce transport en commun apportera une nouvelle dynamique » annonçait ce matin Sandra Trochimara, maire de Cayenne et représentante de la deuxième délégation à la mobilité et au transport de la communauté d’agglomération.

Ce jeudi 22 juillet, au rond-point de Mirza, symbole des travaux du TCSP depuis la fermeture d’une partie du boulevard Nelson Mandela, les élus ont levé le voile sur le nom du prochain transport en commun en site propre (TCSP) et l’avancement des travaux. Fruit d’un "jeu concours" initié en octobre 2020 et auquel plus de 300 citoyens ont participé, « Yanéo » -« Yana » pour la Guyane, et « Néo » pour la nouveauté- incarnera phonétiquement le transport en commun propre et moderne dès 2023 à Cayenne, sauf retard des travaux.

Dans le cadre d’un partenariat public-privé entre la CACL et le groupement Ibys construction, l’avènement d’une nouvelle ère pour les transports en commun cayennais pointe le bout de son nez, sur fond d’investissement colossal, soit 166,8 millions d’euros, dont 40 millions sur fonds européen. « La livraison programmée de l’ensemble est pour mi-2023 » énonçait ce matin Frédéric Dutour, directeur du projet à Ibys construction. Avant de donner les détails tant attendus concernant l’avancement des travaux, qui touchent huit secteurs de Cayenne : « nous avons débuté les travaux sur cinq d’entre eux, à l’issue de l’été nous serons sur 7 secteurs. »

Les Maringouins, terminus d’une des deux prochaines lignes et centre névralgique des prochains bus à haut niveau de service (la CACL promet 1 bus toutes les 10 minutes), feront office de Centre de Maintenance et de Remisage. La présence de roches « extrêmement solides » complique toutefois le travail des agents, mais la fondation des bâtiments « commencera dès le mois d’août » annonçait-il.

Les Maringouins, futur centre de maintenance et de remisage. - CACL


Toutefois, la présence d’une crique – bientôt surplombée par un ouvrage - dans le secteur de Chatenay et des imbroglios autour de la libération du foncier ont été soulignées ce matin. « Quelques problématiques qui vont être bientôt réglées » lançait Frédéric Dutour. Les travaux seront finalisés au préalable, et pour la première fois, du côté du Boulevard Nelson Mandela, fermé en partie depuis début Mars. Au Canal Laussat, le confortement des berges, réalisé par la CTG, est sur le point d'aboutir et marquera également un avancement significatif pour les travaux, puisque c’est dans cette zone que les deux lignes se croiseront (il s’agira du seul tronçon commun).

Au total, ce seront donc 10,4 kilomètres de routes qui seront dédiées au TCSP sur une double voie. Deux pôles d'échanges dont un pôle multimodal accueillant un parc-relai de 200 places sur le site des Maringouins seront crées, ainsi qu'un atelier-dépôt, qui permettra la maintenance et le remisage de 12 bus à haut niveau de service (extensible à 24). 20 000 voyageurs par an sont attendus. Les bus 2.0 desserviront 21 stations et assureront un passage aux arrêts qui leur seront destinés toutes les 10 minutes aux heures de pointe.

Le TCSP promet aussi de désenclaver la plupart des quartiers prioritaires. Il aura un impact environnemental moindre avec une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre sur 30 ans à la fois par les technologies utilisées, mais aussi grâce à la baisse induite de la circulation escomptée.
La colonne vertébrale du développement des transports en commun
Serge Smock, président de la CACL, a tenu à saluer l’action de la collectivité territoriale : « je sais que la CTG est un acteur majeur de ce projet en sa qualité de gestionnaire des fonds européens. » Face au maire de Matoury, Zadkiel Saint-Orice, membre du conseil permanent de la CTG en charge des infrastructures routières et Chester Leonce, 9e vice-président en charge des transports, suivaient les débats de près.

« La CTG est un partenaire financier à hauteur de 40 millions d’euros, nous suivons l’évolution du chantier, c’est un grand projet pour la Guyane » nous expliquait Chester Leonce. Carla Baltus, directrice générale du groupe Mosaïque et de la SEMOP Agglo’Bus, était également sur place. Car c’est la société mixte à gestion privée qui sera chargée de la gestion du bus à haut-niveau de service dans un premier temps, toujours dans le cadre d’une gouvernance partagée (la délégation accordée au groupe court jusqu’en 2024).

« Nous entendons les craintes liées aux travaux en cours. Notre partenaire Ibys met tout en œuvre pour que cette période soit la moins pénalisante possible » a conclu Serge Smock.

Le plan du TCSP :

CACL


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7 commentaires

Vos commentaires

Féfé973 23.07.2021

Espérons que les bus à haut niveau de service seront conduits par des chauffeurs à haut niveau de conscience professionnelle.

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Ayloria 23.07.2021
Bravo

Très bon commentaire réaliste !

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GILLES BERNARD 24.07.2021

LOL ! ! !

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André Paradis 23.07.2021

20000 voyageurs par an? Cela fait 55 par jour? C'est pas prêt d'être rentable!

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jayjay5 24.07.2021
pouquoi rentable??

c'est du SERVICE PUBLIC! pas besoin d'etre rentable. Vous avez deja vu les vieille dame creole qui attent le bus tout les jour? Elles sont souvent de vieille dame qui vive seule, pas evident sans vehicule et avec le minimum vieilesse... Mais bon ici ya que des frustrer qui crache sur le peyi...

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cap40 23.07.2021
Il est où???

Il est où??... le bus sur la photo...La Guyane a enfin obtenu son diplôme de magie...pour pouvoir décoller et atteindre le "haut niveau" comme partout dans le territoire...

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GILLES BERNARD 22.07.2021

Un bus toutes les dix minutes... Soit une grève potentielle toutes les dix minutes.
20 000 usagers par an, ça fait 54 clients par jour, sur 365 jours. Six mois de grève par an, on arrive à 108 clients par jour. Pour un investissement de 166 M€, on aurait pu fournir à chacun de nous un vélo électrique...

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