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Education

Affectation aux lycées : Trop Violans et l'UTG rejoignent les parents d'élèves en colère

I.J. Lundi 19 Juillet 2021 - 10h52
Affectation aux lycées : Trop Violans et l'UTG rejoignent les parents d'élèves en colère

Les parents des élèves n'ayant pas trouvé d'affectation dans des lycées ou affectés dans des lycés éloignés ou non conformes à leurs choix d'orientation, continuent de se mobiliser tous les jours devant le Rectorat. Ce lundi 19 juillet, l'UTG et Trop Violans ont rejoint leur cause.

Trois semaines que ces parents attendent. "Trois semaines que le Rectorat et la CTG se renvoient la balle et nous promènent" insiste Hélène Orliange, porte-parole de ce collectif de parents qui s'est crée après les annonces des affectations de leurs enfants non conformes à leurs souhaits. Ils sont ainsi 37 élèves - officiellement - à être dans l'attente pour négocier leur sort à la rentrée. Pour une grande partie, c'est un souci d'affectation hors secteur. "Il n'y a plus de place à Cayenne donc nos enfants ont été affectés au lycée de Balata" explique une autre mère Audrey Teza. "Pour d'autres, il y a eu des affectations arbitraires. Au lieu d'aller dans un lycée professionnel tel qu'orienté, l'élève est affecté dans une filière générale". 

Enfin, certains se retrouvent sans aucune affectation. C'est le cas de la fille de Marjorie C. "Elle n'a aucun lycée car ils se sont trompés d'adresse de domiciliation. Ils ont mélangé la mienne et celle de son père. Résultat : elle s'est vue refuser son voeu de secteur". Malgré l'erreur, cette élève n'a toujours aucun lycée d'affectation pour sa rentrée, le rectorat n'ayant pas donné de retour sur son cas.

L'UTG et Trop Violans ont décidé de rejoindre cette poignée de mères en colère en ce jour. "C'est tous les ans la même chose. C'est lié au manque de constructions d'établissements scolaires en Guyane. Cette année, il y a un plus grand nombre d'élèves concernés. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. C'est inadmissible donc on négocie maintenant pour que ça ne se renouvelle plus" déclare l'un des membres de l'UTG sur le parvis du rectorat. "Nos enfants ont moins de 16 ans. L'école est obligatoire, donc à eux de trouver de la place pour que nos enfants restent scolarisés" clament à l'unisson, Madame Dumont et Madame Frontier, deux autres mamans énervées.

Le manque d'établissement scolaire, un "mal guyanais" dénoncé par l'UNICEF

Un rapport publié par l’UNICEF et le défenseur des droits le 8 juillet 2021, dénonce l’insuffisance des structures scolaires. Si les constructions de dix collèges, cinq lycées et de 500 classes du premier degré d’ici 5 à 10 ans sont officiellement prévues, la situation devient particulièrement tendue sur le littoral du fait de l’accroissement des effectifs scolaires. Certains établissements atteignent des taux de remplissage de 140–150 %.

Le contrat de ville 2015-2020 estime, qu’il sera nécessaire de construire 44 nouveaux établissements entre 2020 et 2030. Mais le programme de construction scolaire accuse toujours un retard de dix ans entre l’évaluation des besoins et le démarrage des travaux, entretenu par la forte croissance démographique et l’expansion urbaine.

Voir la synthèse de ce rapport ici




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7 commentaires

Vos commentaires

GILLES BERNARD 20.07.2021

C'est la politique imbécile du bébé à outrance menée par l'état français qui a engendré cette situation. C'est donc à l'état français d'assumer. En clair, puisque la France prétend encourager cette politique nataliste, elle doit la gérer depuis la construction de crèches, de maternelles, de classes primaires et secondaires, de lycées, d’universités. Mais pas que. L'état français doit acheter les terrains sur lesquels seront construits ces bâtiments (ce n'est pas aux communes ou au département de les fournir), l'état français doit embaucher sur ces deniers le personnel pour les faire fonctionner et les entretenir. C'est facile, de verser des allocations à tire-larigot, en se débarrassant sur les communes et sur le département des problèmes liés à cette profusion de gamins.

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mikeromeo 20.07.2021

On en conclut donc par votre diatribe, que les gens ne savent pas se tenir eux mêmes, qu'ils sont des enfants. C'est votre point de vue. Si l'église ne mettez pas son nez dans la natalité, on éviterait sans doute la charité ensuite.

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GILLES BERNARD 20.07.2021

Ils sont plutôt menés par le cordon de la bourse des allocations familiales et consorts, l'église n'a rien à voir là-dedans, pour une fois. Et mon post n'est pas une diatribe, c'est simplement un constat, pas reluisant certes, mais surtout pas à l'honneur de l'état français, qui laisse les communes et le département se démerder dans des problèmes qui augmentent jour après jour et qu'il ne veut pas surtout pas résoudre.
Sincèrement, je ne vois pas pourquoi vous refusez l'évidence.

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g6d 19.07.2021

Pourquoi devant le rectorat ? C'est la CTG et les mairies qui construisent les etablissemrnts scolaires. Il est plus facile de tout demander à l'Etat et d'exonérer lrs élus locaux de leurs obligztions. L'Etat "colonial", c'est tellement plus mobilisateur comme coupable de tout !

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jayjay5 19.07.2021
10000 enfants, la honte

qu'ils ne soit pas scolariser! Bravo aux parents, faut leur foutre le zouk au gouvernement sinon ils n'entendrons jamais!

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mikeromeo 19.07.2021

Alors la construction des lycées et collèges c'est la collectivité. Suffit juste de poser un dossier de financement. Mais bon, on a les élus que l'on mérite

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RAF973 19.07.2021

Vous devriez y retourner .....

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