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Un possible congrès en janvier

Mercredi 27 Novembre 2019 - 03h20
 Un possible congrès en janvier
Fabien Canavy, secrétaire du MDES (tout à gauche), Guylène Bade, membre du front (à sa droite), Mylène Mathieu, conseillère de l'opposition à la CTG, Yannick Xavier, secrétaire ajdoint de l'UTG notamment manifestent devant la CTG depuis lundi. - Angelique GROS

Le président de la Collectivité territoriale a donné suite aux demandes du Front pour l’évolution statutaire. Une date de congrès fixée début janvier doit être soumise en assemblée plénière de la Collectivité territoriale le 18 décembre.

Après 48 heures de manifestation devant la Collectivité territoriale (CTG), le Front pour l’évolution statutaire semble avoir obtenu gain de cause (lire FA Guyane d’hier).

Hier matin, le Front, installé devant l’entrée de la CTG, exigeait toujours qu’une date de congrès soit fixée par Rodolphe Alexandre, le président de la CTG. « Le président de la CTG fait comprendre qu’il oppose deux projets : l’évolution statutaire et une loi péyi, qui n’est toujours pas connue par la population et dont on a jamais eu lecture ! C’est inadmissible ! », s’indigne Guylène Bade, membre du Front. Comme lundi, aucune rencontre n’a eu lieu hier entre les manifestants et la CTG. Un nouveau courrier a cependant été adressé à la présidente du Front, Lucie Louzé-Donzenac. Dans celui-ci, le président de la CTG s’engage à fournir, en vue de la plénière du 18 décembre, « un rapport proposant aux élus territoriaux de fixer la date du prochain congrès des élus de Guyane (vraisemblablement première ou deuxième semaine de janvier compte tenu des délais de convocation) ». Pour Fabien Canavy, secrétaire du MDES et membre du front, c’est une victoire. « Déjà nous apprécions les reculs successifs de Rodolphe Alexandre. N’oublions pas que c’était non au début, ensuite c’était après les municipales. Dans un troisième temps, il fallait consulter les maires et maintenant c’est début janvier ! Donc on verra ». Le Front était encore en réunion, hier soir à 20 heures, pour décider des suites à donner au mouvement.

Qu’en disent les maires ?

David Riché, en tant que président de l’association des maires explique qu’il n’a «  pas aimé la réponse du président de la CTG à la présidente du Front disant qu’il était dans l’attente de l’avis des maires. Je n’ai eu connaissance de son courrier qu’hier (lundi, ndlr). On nous envoie la patate chaude alors que lors du dernier congrès on ne nous a pas demandé notre avis. […] En tant que maire de Roura, ma ligne directrice c’est l’Accord de Guyane. Dans celui-ci, il y a bien un point sur une consultation de la population sur un éventuel changement statutaire. Depuis fin 2017, nous avions tous le temps pour la faire et il est toujours temps. Je suis en responsabilité jusqu’en 2020 et ça ne me pose aucune problème ». Plusieurs maires ont accepté de s’exprimer. Leurs avis divergent. François Ringuet, maire de Kourou, pense qu’il est préférable d’attendre que les élections municipales soient passées. « Des personnes qui ont revendiqué sur le terrain en 2017 se présentent aux élections, donc c’est préférable pour elles d’attendre trois mois. Elles seront assis à la place des élus et pourront décider par la suite. » Pour Jean-Paul Ferreira, maire d’Awala-Yalimapo, la date du congrès est avant tout un problème entre le Front et la CTG. « Que ça se fasse maintenant ou après les élections ça ne changera, pour ma part, rien au niveau du débat. Il doit toujours avoir lieu sur le fait qu’il faut un projet pour la Guyane. Et pour que ce projet puisse voir le jour, il faut des statuts adaptés. » Albéric Benth, maire de Mana, est mitigé. « Je ne veux pas que ce soit mal interprété par rapport aux élections […] Ce qui est embêtant, c’est qu’on nous demande de nous positionner alors que c’est à la CTG de définir la date. »

Angélique GROS

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