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Retour timide des jeunes à la mission locale de Saint-Laurent

Veronique NORCA Samedi 30 Mai 2020 - 08h05
Retour timide des jeunes à la mission locale de Saint-Laurent

Quand on arrive devant la mission locale de Saint-Laurent, les bancs sont vides, tout comme l’espace multimédia, habituellement bondé. Pourtant au 1er janvier, la file active comptabilisait pas moins de 1 200 dossiers actifs.

 La mission locale est répartie en 3 pôles : le pôle accueil des nouveaux inscrits (AIOD), le pôle emploi/formation et le pôle garantie jeune. Cette structure travaille avec beaucoup de partenaires : centres de formation, entreprises, collectivités locales. Ils sont absolument nécessaires pour permettre aux jeunes de réaliser leurs projets professionnels, après l’avoir validé avec l’AIOD.
Pour préparer la réouverture, une équipe de nettoyage a procédé à une désinfection complète des locaux, des distributeurs de gel hydroalcoolique et un fléchage au sol ont été installés. Les conseillers ont effectué leur rentrée en deux groupes : un à 8 et un à 9h30 pour respecter au mieux les directives liées au déconfinement. La réception se fait uniquement sur rendez-vous, sauf pour les nouvelles inscriptions.

Seule, une conseillère a été maintenue en télétravail partiel, ayant des enfants en âge scolaire, elle n’a pas pu mettre en place un mode de garde à temps plein.
Les conseillers ont gardé le contact avec les usagers
Aujourd’hui, la mission locale doit faire face à deux défis : d’une part renforcer les liens avec ses partenaires privés. Avec la crise, certaines entreprises sont en difficulté et ne reprendront peut-être pas de stagiaires. D’autre part, faire revenir les jeunes, encore peu rassurés quant à la propagation du virus.

Depuis la fermeture du site le 17 mars, les conseillers ont fait en sorte de garder le contact avec les usagers, mais ça n’est pas si simple.

Le responsable, Jean-Luc Sahagum, évoque un élément en particulier « durant ce confinement, nous avons véritablement pris la mesure de la fracture numérique. Certains jeunes n’ont pas d’accès au téléphone ou à Internet. Ils venaient ici pour se connecter. Il nous était donc impossible de les joindre. Mais ça concerne aussi les adultes et moi le premier ! Nous avons un logiciel interne, utilisé par toutes les missions locales sur le territoire national. Nos conseillers ont accès à leurs suivis à partir de chez eux. Cependant, tous n’ont pas pu se connecter, car certains quartiers ne sont pas câblés et ne captent même pas la 4G. Dans ces conditions, le télétravail est difficile à organiser. Nous avons fait des visioconférences et je venais au bureau régulièrement pour assurer la coordination, consulter la plateforme, mes mails… Nous avions tous hâte de reprendre le 11 mai ».

L’utilisation des procédures dématérialisées pose également un problème en elle-même, car il faut avoir un ordinateur, une connexion stable et être autonome pour réaliser une évaluation en ligne. C’est un obstacle supplémentaire au travail à distance. C’est pourquoi, de nouvelles approches sont à l’étude, afin d’adapter de trouver d’autres façons d’accueillir et d’être accueillis, éviter les déplacements, transmettre les informations et les connaissances.

D’ailleurs, la mission locale mise sur la jeunesse et la vision qu’elle peut apporter puisqu’elle a embauché trois jeunes qui étaient suivis, à l’issue de l’obtention de leur titre professionnel.

En attendant d’atteindre à nouveau les 600 accueils mensuels, les locaux sont mis à disposition des partenaires. Comme par exemple la police nationale, qui organise le 4 juin, les épreuves écrites pour intégrer les cadets de la République.





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