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Retour à la normale à l’aéroport

Lundi 23 Décembre 2019 - 03h25
 Retour à la normale à l’aéroport
Eric Fulgens, délégué syndical et Serge Pied, adjoint au délégué représentaient les salariés du GPAR, lors ce conflit les opposant à leur direction martiniquaise / photo APO - aurelie ponsot

Le trafic aérien a connu de fortes perturbations en fin de semaine dernière, suite aux débrayages des salariés du GPAR, dont le rôle est d’alimenter les avions en carburant. Une solution a finalement été trouvée à ce conflit en interne qui les opposait à la direction. La CCI, concessionnaire de l’aéroport menaçait d’assigner en justice la société dès aujourd’hui.

Jeudi soir, l’avion qui devait relier Cayenne à Paris n’a pas pu décoller, faute de carburant suffisant. Conséquence, le bébé de deux mois en situation d’urgence sanitaire qui devait être transporté à Paris pour y subir une opération a dû être évacué sur le vol du lendemain. En cause, le débrayage des salariés du GPAR (Groupement pétrolier avitaillement Rochambeau), prestataire de service pour l’aéroport, qui dénonçaient le non-respect du protocole d’accord qu’ils avaient signé en 2017 avec leur direction, portant essentiellement sur un engagement de procéder à des embauches « locales ». Sur ce point, la situation s’est tendue à l’occasion du récent départ en retraite du chef de dépôt, rapidement remplacé par son adjoint. La direction, basée en Martinique, ne se décidait toujours pas au remplacement de cet adjoint alors que quatre candidats était en lice depuis deux mois, ce qui a entraîné une vive détérioration des conditions de travail pour ces employés chargés de ravitailler les avions en carburant à l’aéroport de Matoury.

100 000 euros par jour de grève

Malgré leur volonté de dénoncer cette situation, les salariés ont pris en considération les problèmes engendrés par leur mouvement, notamment pour le bébé qui nécessitait une évacuation sanitaire, en levant leur grève vendredi, afin que cet enfant puisse s’envoler vers Paris, ce qui a été fortement souligné par Olivier Touati, le directeur de l’aéroport. Samedi matin, ce dernier a exprimé sa volonté d’assigner en justice la société GPAR systématiquement à chaque débrayage, dès aujourd’hui, si aucune décision claire n’était prise avant samedi soir sur ce conflit interne au sein de l’entreprise GPAR. Cette assignation réclamait 100 000 euros par jour grevé. « Si Air France attaque la CCI pour ces retards, il y en aura au moins pour 800 000 euros par vol annulé, en plus bien évidemment des risques pour les évacués sanitaires qui sont des urgences vitales parfois. » À 14 heures, une réunion d’urgence était donc organisée entre le directeur du GPAR, Yann Renoult venu de la Martinique et ses salariés. À l’issue des négociations, un accord a été signé, portant sur la nomination d’un nouvel adjoint au chef de dépôt, ce qui annonçait donc le retour à la normal du trafic aérien au départ de Cayenne.

Aurélie PONSOT

Olivier Touati, directeur de l'aéroport, a exprimé sa volonté d'assigner la société GPAR en justice, à chaque débrayage, à l'occasion d'une conférence de presse samedi matin à l'aéroport. - aurelie ponsot

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8 commentaires

Vos commentaires

Gérard Manvussa 11.01.2020

Trokonar : de simpliste tu deviens simplet...

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tronokar 11.01.2020

Pour résumer la situation : des créoles incompétents qui font grève car il ne sont pas d'accord pour savoir quel créole incompétent va remplacer le créole qui s'en va. Bref, la plaie de ce pays dans toute sa splendide nullité...

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Leonardo 23.12.2019
Message encore supprimé ?

Encore une fois, FA va censurer mon message ! Quelle belle preuve de professionnalisme...
Bref, honte à ces syndicalistes qui mettent en danger la vie de nourrissons ! Ils sont débordés avec 2 avions par jour ? Avec 5000 euros par mois ?
Bande d'incapable !

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mikeromeo 23.12.2019

4 avions par jour, plus Air Guyane, les hélicos, les quelques privés. Faites leur travail.
Et portez plainte si la vie de qq'un est en danger.

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Leonardo 23.12.2019

J'espère bien que les parents ont porté plainte contre cette bande de fainéants... 5h de boulot/jour à 5000€/mois, c'est vrai que c'est très difficile...

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dtc97300 23.12.2019

Ben Gégé on vous entend pas sur vos potes les fainéants qui ont juste à remplir un réservoir. Au moins dans l'éducation nationale, on est pas sectaire. Même des ânes sont recrutés.

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Leonardo 24.12.2019

Je dirai même plus, c'est la spécialité locale le recrutement des incompétent !

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tronokar 12.01.2020
Devinette

Au sein de quelle administration le vaillant Gégé occupe-t-il sa journée à allumer la clim vers 9h30 et à l'éteindre aux alentours de 15h30 ?
A moins qu'il ne soit de la cohorte d'assistés qui s'étire chaque début de mois devant la Poste.

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