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Réfugiés : après l'évacuation annulée, 61 personnes hébergées

Gaetan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr) Mercredi 20 Avril 2022 - 09h19
Réfugiés : après l'évacuation annulée, 61 personnes hébergées
Le camp rue François Arago ce 20 avril, occupée à principalement par des hommes à présent. - GT

Le 15 avril dernier, la Police Nationale se rend rue François Arago pour initier l'évacuation du camp de réfugiés. En l'absence des services sociaux de la mairie, l'opération arrive au point mort et finit par être avortée. Ce week-end, 16 familles ont été mises à l'abri sur fonds publics d'État.

L'évacuation initiée le 15 avril dernier faisait notamment suite à un nouveau cri d'alerte de Sandra Trochimara, maire de Cayenne.

La veille, le 14 avril, la commune participait à une réunion avec le préfet dans laquelle il est demandé la mise en application d'un arrêté municipal interdisant "l'installation de tentes ou de bivouacs, ou tous autres dispositifs ayant la même finalité entre 6 h et 22 h", sur de nombreuses rues du centre de Cayenne, dont la rue François Arago.

Lire aussi : L'évacuation avortée des réfugiés rue François Arago

Lors de l'opération d'évacuation, la mairie mets à disposition un camion benne, dans laquelle les affaires des migrants doivent être placées. Mais la police n'a pas pour ordre d'utiliser la force pour faire bouger ceux décidés à rester en place. Il leur est également difficile de se faire entendre en l'absence des services sociaux communaux.

Les réfugiés installés sur le trottoir de la rue Arago, la semaine dernière alors que les familles étaient encore sur place. - GT


À la suite de ces événements, des hébergements d'urgence sont trouvés durant le week-end pour certaines des personnes installées. Selon la Préfecture, 27 enfants et 34 adultes - soit 16 familles - sont relogés sur fonds public d'Etat.

Ce sont principalement des hommes - 17 d'entre eux selon la Préfecture - qui restent sur place. Au contraire des femmes et des enfants, ils sont moins susceptibles de présenter des critères de vulnérabilité justifiant leur hébergement d'urgence.

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8 commentaires

Vos commentaires

cicerone 20.04.2022
tres mauvais signal

que vont penser ces syriens à qui les forces de police ont demandé de quitter les lieux mais qui ont refusé, et qui devant leur refus se sont vu proposer des logements !!!! eh bien ils vont estimer que nous sommes des merdes qu'on peut ecraser . Juste avant le coivid nous nous étions rendus au Venezuela qui était deja envahi de syriens à l'epoque là bas ils n'avaient droit à rien , et si ils recevaient une quelconque injonction des autorités ils avaient interet à s'y soumettre sous peine d'etre corrigés dans la douleur j'avais d'ailleurs laissé une contribution à l'epoque dans france Guyane pour parler du venezuela etat effondré et dont le gouvernement est soutenu par Melanchon qui a été plebiscité par la Guyane .Voila que personne ne s'étonne si le nombre de refugiés decuple en Guyane puisqu'on peut y entrer sans autorisation et ne pas respecter les injonctions et recevoir des propositions de logements en sus des allocations de demandeurs d'asile et nos impots vont contribuer à tout cà

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BELLOD 20.04.2022

On les tabassent ailleurs…donc ils viennent ici… On les accueille à peine dignement (laissés dans la rue avec leurs enfants) mais ce serait déjà trop. Un mauvais signal… Ils ne respectaient pas les injonctions, donc il fallait faire quoi? Les tabasser aussi, ou les laisser dans la rue? Les renvoyer là où ils se font tabasser? Pour ne pas donner de mauvais signal? Vous n’allez pas au bout de vos solutions…

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jayjay5 20.04.2022
Bah oui

S'est l'"evidence" tout se que vous dites mais sur se réseau social, on se fait traitez de "raciste" quand on dit la véritée !

On est créole donc pas "blanc", donc forcément on peut pas être raciste mais ya des "fous" qui dise que créole sont racistes ! Et en même temps y disent bravo au gendarme qui traite noirs de "singes"!

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BELLOD 21.04.2022

On n’est jamais propriétaire du sens des mots. Lorsque l’on dit «raciste», cela veut aussi dire xénophobe. Le terme « raciste » était il est vrai jadis réservé à des esprits simplets qui prônaient la supériorité ou la pureté d’une race. Ces esprits primitifs ayant presque disparu… par facilité, petit à petit, l’emploi du terme « raciste » a évolué pour continuer de qualifier des esprits plus sophistiqués prônant la supériorité, la légitimité, ou la priorité d’une culture ou d’une identité par rapport à d’autres…toutes choses aboutissant fatalement à une « hostilité » envers d’autres groupes d’humains. C’est un glissement sémantique acté dans les dictionnaires.

https://dictionnaire.lerobert.com/definition/racisme
Discrimination, hostilité violente envers un groupe humain. Racisme envers les femmes (? sexisme), les homosexuels (? homophobie).

Donc que l’on soit « créole » ou « blanc », penser que des êtres humains méritent d’être abandonnés sur un trottoir dans la rue, c’est faire preuve d’une hostilité violente et déshumanisante envers eux. Accepter de voir traiter un autre comme un chien, c’est admettre l’idée qu’il puisse être humainement déclassé. C’est à dire rabaissé à un rang inférieur à celui de la race humaine. Et cette violence a donc aussi à voir avec du racisme, selon la définition des dictionnaires populaires. Ce n’est pas la vision de la France de MLP, mais c’est celle de la France des lumières, humaniste et universaliste. Une autre vérité. Un choix.

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Benkwa973 22.04.2022

En l'occurrence vous avez raison...vous êtes xénophobe.. mais comme vous l'explique BELLOD, vous pourriez très bien être aussi raciste. De plus, croire que la xénophobie et/ou le racisme sont propres à une couleur est un non sens...

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jayjay5 20.04.2022
J'espère

Que tout les "humanistes" de se réseau social ont "hébergez" des syriens au lieu de me critiquez de "raciste"...

Charitée bien ordonnée commence par soi meme !

Et dire qui ya des gens qui me prenne pour un "débile", "raciste" ect. Moi je dis juste les choses comme elles sont et non pas "gauche caviare, petit four" ect...

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BELLOD 20.04.2022

Héberger ces femmes et leurs enfants? Oui, je confirme, au travers de ce sursaut de conscience de la préf, tous les humanistes qui payent des impôts, l’on fait sans rechigner… Mais comme tu contribues toi aussi à l’impôt, désolé de t’avoir également forcé à financer ce geste de solidarité contre ton gré. Les valeurs de la majorité l’emportent, c’est la règle, non? Encore une fois toutes nos excuses! Et sans rancune j’espère.

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Benkwa973 20.04.2022

Je plaide coupable...content de payer des impôts pour aider ces réfugiés d'un pays en guerre qui n'ont rien de réfugiés économiques et fier d'être engagé dans l'aide aux démarches administratives et scolaires. C'est bien ce qu'a voté la majorité des guyanais Jayjay...vous ne respectez plus les vôtres et leurs choix ?

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