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Réforme des retraites : une réunion de la DGFIP interrompue

P. R.et A. G. Vendredi 17 janvier 2020
Réforme des retraites : une réunion de la DGFIP interrompue
Réforme des retraites : la réunion de la DGFIP interrompue hier / photo DR - dr

L'intersyndicale qui demande le retrait de la réforme des retraites a mené une action coup de poing hier, à Cayenne. Elle a fait irruption durant la réunion annuelle de la direction régionale des finances publiques.

Après plusieurs journées de grèves générales et de manifestations contre la réforme des retraites, l’intersyndicale — FO, Sud, UTG, FSU, CFE-CGC et CGT — a mené une action coup de poing à la Chambre de commerce et d’industrie à Cayenne, hier matin. Environ 150 manifestants de l’intersyndicale contre le projet Macron des retraites ont fait irruption dans l’amphithéâtre, où se tenait la réunion annuelle de la Direction régionale des finances publiques (Drfip). Cette rencontre devait permettre aux 211 agents des finances publiques du territoire de rencontrer la déléguée interrégional Marseille-Sud-est-Outremer et de se voir présenter les objectifs 2020. L’amphithéâtre a finalement dû être évacué.

« Le combat n’est pas perdu »

«  C’était une réunion très importante et nous avons choisi de mener cette action à cette occasion car une conférence sur le financement des retraites doit se tenir. Le gouvernement ne sait pas où trouver les financements, et bien nous, qui travaillons aux finances publiques, nous savons qui si on nous donne des moyens pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscale, ce financement sera assuré  », explique Jacqueline Arnaud, secrétaire générale adjointe de FO. Selon l’intersyndicale, l’évasion fiscale et la fraude fiscale se chiffre respectivement à 600 milliards et 80 milliards d’euros. Elle dénonce aussi l’augmentation de 15 % des dividendes versées aux actionnaires des entreprises du CAC 40. Les salaires des patrons du CAC 40 sont par ailleurs pointés du doigt. Selon l’intersyndicale, ils ont progressé de 10 % en en an et représentent 5, 63 millions d’euros. Si hier, les finances publiques étaient spécifiquement visées, aujourd’hui c’est l’éducation nationale que les grévistes entendent sensibiliser. «  L’assemblée générale a voté à l’unanimité la reconduction de la grève pour demain (aujourd’hui, ndlr), il n’y a eu que quelques abstentions. Le combat n’est pas perdu, loin de là, la victoire est proche. Il faut remettre la grève à l’ordre du jour !  », clame Philippe Bouba, Sud. Le rendez-vous est fixé demain, à 9 heures, devant le rectorat et des actions sont aussi prévues la semaine prochaine. Hier, le taux de grévistes dans l’éducation nationale était à la baisse avec une moyenne de 6, 22 % selon le rectorat.

« Des pressions de la part du rectorat pour les empêcher de faire grève »

À Saint-Georges de l’Oyapock, près d’une quarantaine de grévistes se sont réunis pour une troisième journée de manifestation contre la réforme des retraites devant la mairie. Portée par une intersyndicale Snes, Snuipp, Sud-Solidaires et UTG, la mobilisation est en baisse par rapport au 9 janvier où on comptait plus de 50 manifestants. « Certains personnels ont subi des pressions de la part du rectorat pour les empêcher de faire grève. Ça a marché dans l’école Pascal-Joinville où seulement deux personnels ont fait grève alors que le 9 janvier tous les enseignants l’étaient », dénonce Daniel Ho-Kong-king, professeur des écoles (Sud). L’intersyndicale prévoit une nouvelle mobilisation en vue de l’examen du projet de loi en Conseil des ministres, le 24 janvier. « Nous prévoyons de manifester le 23 pour être entendu avant que la loi ne soit présentée à Paris ». Elle bénéficiera par ailleurs du soutien de la section d’Oiapoque du syndicat Sinsepeap, le syndicat des enseignants du Brésil. « Ils ont eux aussi eu la même lutte par rapport à la réforme de leur système de retraite mais la loi est finalement passée au Brésil. »