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Georges Habran-méry, MEMBRE DU CLUB UNESCO

« Que 2020 soit l’année du conte »

Samedi 25 mai 2019
« Que 2020 soit l’année du conte »
George Habran-Méry - Serge Ravin

Mardi, l’amphithéâtre A de l’université, à Cayenne, a accueilli des écoliers de tout le département, pour célébrer l’abolition de l’esclavage. George Habran-Méry, membre du Club Unesco, en était la marraine avec le père Hermann.

Quel thème a été choisi cette année pour célébrer l’abolition de l’esclavage ?

Nous avons choisi les contes de Guyane, dans des langues différentes dont le créole, pour célébrer cette journée de l’abolition de l’esclavage en Guyane. Nous avons treize langues spécifiques basées sur les territoires et les hommes. Le français n’est pas une langues de conte guyanais. Il est en train de devenir une langue de conte, mais en principe à la fin de l’abolition de l’esclavage,  nous avions 6 langues amérindiennes, 6 langues bushinengue et une langue créole. Soit 13 langues. Le conte semble aujourd’hui en difficulté parce qu’à l’époque, il n’y avait pas la télévision, il n’y avait pas le cinéma. Le conte faisait partie de notre vie. Les contes sont en train de disparaître parce que les enfants ont d’autres moyens pour se distraire.

Comment faire revivre le conte ?

L’Unesco est très attachée d’abord aux langues dites autochtones mais ce n’est pas mon propos. L’Unesco est très attachée à la richesse du conte des Guyanais, à la richesse des Guyanais en matière de conte. Ce que nous voulons, nous les membres du Club Unesco, c’est faire découvrir, redécouvrir le conte aux enfants, faire découvrir la richesse du conte en Guyane toutes communautés confondues, et donner le goût de revenir au conte traditionnel. Nous mènerons des discussions avec le recteur afin que celui-ci accepte que nous décidions que l’année 2020 soit l’année du conte, quelle que soit la langue, quel que soit le territoire. À ce moment-là, nous ferons redécouvrir le conte aux enfants et nous leur permettrons d’en inventer eux-mêmes, parce qu’ils ont d’autres problématiques.

Quelles valeurs le conte véhicule-t-il ?

Le conte est porteur de leçons, le conte est porteur de philosophie. Le conte est porteur de mise ne garde, que ce soit pour les hommes, pour les animaux, pour la société, pour les groupes vivants. À l’aide du conte, nous reconstruisons notre éducation, nos moyens de prendre conscience de nos difficultés, de nos problèmes. Quelle que soit la langue, quel que soit le système que nous allons adopter, passer par le conte permettra à la société guyanaise de redevenir une société où liberté, égalité, fraternité, respect de l’autre soient la règle.Nous allons passer à la discussion et poser la question de savoir ce que veulent les jeunes parce que nous sommes riches de ce patrimoine extraordinaire. Il faut que nous soyons conscients de notre richesse et que nous offrions à l’Unesco cette richesse du patrimoine qui appartient à la totalité des Guyanais et qui reste lié au mot Guyane. On ne peut pas  cacher cela. On fait rentrer les enfants dans le conte en 2020 et il faudra travailler pour pouvoir englober notre population.

Propos recueillis par Serge RAVIN

Les élèves sont venus de plusieurs communes, d'établissements publics et privés. - Serge Ravin

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1 commentaire

Vos commentaires

Paassy 25.05.2019
Langues autochtones, pas mon propos ???

Quel est le programme du club UNESCO Guyane pour célébrer l'année internationale des langues autochtones tel que l'a promulgué l'UNESCO ?
On a l'impression que rien ne va être fait...
Vu la situation de ces langues menacées de disparition, c'est totalement incompréhensible !

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