France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Menace de grève illimitée au Chog : l’UTG-CGT cherche à maintenir la pression

Samuel Zralos Mercredi 23 Octobre 2019 - 17h34
Menace de grève illimitée au Chog : l’UTG-CGT cherche à maintenir la pression
DR

L’UTG-CGT alerte sur le manque de moyens matériels, humains et financiers au Centre hospitalier de l’Ouest guyanais (Chog) et continue de maintenir la pression sur la direction de l’hôpital, sans toutefois mettre à exécution sa menace de grève. Le syndicat, comme il en a informé ses sympathisants en assemblée générale ce mercredi, privilégie des négociations avec Eric Villeneuve, directeur par intérim de l’établissement.

Au premier jour théorique de leur grève illimitée, les agents du Chog… ne se sont pas arrêtés de travailler. L’UTG-CGT, à l’origine du préavis, préfère la voie de la discussion pour parvenir à un accord. Son bureau a remis à la direction de l’établissement, qui le lui réclamait, un « cahier de revendications complet ». Réunis dans une AG « d’une quarantaine de personnes », ils ont décidé d’attendre une réponse de l’administration et une future nouvelle réunion de négociations.

Ce qui ne signifie pas que le syndicat entende relâcher la pression, au contraire. Dans une colère qui cache mal une profonde lassitude, les représentants du personnels rencontrés dévoilent une véritable liste à la Prévert de dysfonctionnements. Des « moyens humains insuffisants et mal répartis » aux services annexes — comme l’EPADH – « délaissés », en passant par un « manque de matériel criant », François Horatius, secrétaire adjoint du syndicat fait ce constat amer : malgré l’ouverture du nouvel hôpital, malgré le changement de direction, « c’est encore le système de l’ancienne direction qui perdure ».
« L’urgence est de payer les fournisseurs »

Un agent présent évoque, pêle-mêle, les carences en « couches pour bébés et adultes », en « cartouches d’encre, ce qui empêche d’imprimer les étiquettes d’admission » ou en sérum physiologique. Des manques, d’après Mylène Nanhou, Secrétaire générale, dus aux retards de paiement de l’hôpital. « L’urgence est de payer les fournisseurs pour que les agents aient les moyens de travailler. »
Eric Villeneuve ne conteste pas ces « délais de paiement plus ou moins longs », mais choisit de parler plutôt d’un « travail pour définir ce qu’on va payer de manière prioritaire ». Le directeur par intérim affirme que « les ruptures ne sont pas liées uniquement au paiement des fournisseurs. On a aussi des aléas liés au transport ». La solution « la plus efficace » serait d’augmenter les capacités de stockage, mais ça implique des investissements financiers que le Chog n’a « pas forcément ».admet-il.

Le dirigeant de l’hôpital, qui a annoncé la convocation d’un « CHST extraordinaire pour discuter des méthodologies » de résolution du conflit, espère avant tout que l’augmentation à venir de l’activité du centre hospitalier génère « des recettes », ce qui doit « permettre de mieux absorber les frais fixes ».

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
3 commentaires
1 commentaire
A la une