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TRIBUNE

Lettre ouverte à Gabriel Serville : "Debout SLM" annonce une manifestation d'envergure jeudi

Lundi 29 Novembre 2021 - 10h15
Lettre ouverte à Gabriel Serville : "Debout SLM" annonce une manifestation d'envergure jeudi
La communauté éducative de Saint-Laurent-du-Maroni s'est déjà mobilisée la semaine dernière. - DR

 Un journal, c’est aussi un espace de liberté et d’expression libre. Nous vous proposons, ici, de renouer avec nos « pages Débats », en nous envoyant vos tribunes, vos prises de position, vos avis à l’adresse france.guyane@agmedias.fr.

Cette lettre ouverte à Gabriel Serville fait état de la situation de la communauté éducative de Saint-Laurent-du-Maroni. Ils font part de leur « colère » et annoncent une « manifestation d'envergure » le 2 décembre prochain.

 Rédigée en réaction directe à l'agression au couteau d'un enseignant devant le lycée Bertène-Juminer la semaine dernière, cette lettre ouverte fait état d'un ras-le-bol généralisé de la communauté éducative de l'ouest guyanais. Un ras-le-bol qui s'étend au même delà de ceux directement concernés par l'enseignement.

Le collectif Debout SLM, créé pour l'occasion organise ainsi un grand rassemblement à Saint-Laurent-du-Maroni ce jeudi. Selon nos informations, deux manifestations devraient partir de deux différents lycées de la commune pour se rejoindre en ville et arriver vers 10 heures devant la sous-préfecture.

Le collectif Debout SLM est également à l'initiative d'un compte Instagram créé pour recueillir et publier des témoignages anonymes sur la violence dans la commune et ses environs :
 
Lettre ouverte à Gabriel Serville, Président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG)
 
« M. Serville,

Lundi soir à la sortie des cours un de nos professeurs, un de nos collègues, un de nos proches, a reçu un coup de couteau au bras sur le parking du lycée Bertène Juminer à Saint-Laurent du Maroni. Cette agression a soulevé l’indignation de toute la communauté éducative, personnels, élèves et parents d’élèves, et a mené à plusieurs actions ces derniers jours.

Mardi matin, un rassemblement devant le lycée a eu lieu et s’est poursuivi par une marche jusqu’à l’antenne du rectorat puis la Sous-Préfecture. Mercredi, un rassemblement s’est à nouveau spontanément organisé devant la Sous-Préfecture pour soutenir la délégation de huit personnes qui ont été reçues par le Sous-Préfet. A cette réunion, nous avons été déçus de constater qu’il n’y avait ni représentant de la mairie de Saint-Laurent, ni de la CTG alors que ces deux acteurs auraient dû être présents car ils ont clairement un rôle à jouer pour désamorcer la situation actuelle.

Nous avons malheureusement l’habitude du mépris affiché par notre ministre et par notre recteur, le fait que l’antenne du rectorat ait fermé ses portes juste avant l’arrivée des manifestants mardi n’étant qu’une preuve supplémentaire du déni de M. Ayong Le Kama quant à la gravité de la situation… Votre absence totale de communication depuis l’incident de lundi est en revanche beaucoup plus surprenante et la sensation d’abandon qui en découle est encore plus poignante.

Nous sommes des habitants de Saint-Laurent du Maroni et des autres villes de l’Ouest guyanais. Enfants, parents, enseignants, travailleurs sociaux.

Nous sommes des enfants de maternelle qui devons attendre debout dans le noir au bord de la route le bus qui vient nous chercher à 6h pour aller en cours, et nous perdons chaque année des camarades, des frères et des sœurs renversés par des voitures parce qu’il n’existe pas d’arrêts de bus sécurisés dans lesquels nous pourrions patienter.

Nous sommes des élèves, des collégiens et des lycéens qui n’avons pour la plupart pas d’autre choix que de nous rendre dans notre établissement à pied ou à vélo et qui faisons le trajet la boule au ventre en priant pour que nous n’ayons pas d’accident car les pistes cyclables et les trottoirs autour des établissements sont soit inexistants soit dans un tel état de dégradation que nous sommes obligés de rester sur la route à nous faire frôler par les voitures.

Nous sommes des parents obligés de laisser nos enfants déscolarisés parce qu’il n’y a pas assez de bus pour que toutes les familles qui en font la demande puissent bénéficier du transport scolaire. Ces mêmes parents qui voient les enfants qui « ont la chance d’avoir un bus » arriver devant leur établissement scolaire dès 6h alors que les cours commencent à 7h30, parce qu’il faut que le chauffeur fasse une deuxième tournée et amène d’autres enfants dans d’autres établissements pour 7h30.

Nous sommes des enseignants qui depuis des années voyons les effectifs de nos établissements exploser et nos classes devenir de plus en plus surpeuplées, car la construction des écoles, collèges et lycées ne suit pas la croissance démographique. Nous sommes des adultes à qui on promettait déjà la construction d’un lycée 4 et d’un collège 6 il y a onze ans, quand nous étions nous-mêmes encore des élèves !

Nous sommes des centaines de mineurs écartés du système scolaire parce qu’il n’y a pas assez de place dans les établissements scolaires pour nous accueillir. Ces mêmes jeunes désœuvrés, non encadrés, ignorés qui font des cibles faciles à recruter pour l’industrie de la drogue et autres business illégaux. Ces adolescents qui auraient pu prendre un tout autre chemin si seulement ils avaient eu une place dans un établissement, ou s’ils avaient été encadrés par des structures adaptées.

Nous sommes des familles qu’on parque dans des logements sociaux basés sur un modèle en « citésdortoirs »,sans rien de prévu autour pour renforcer les liens sociaux, l’accès à la culture et à la pratique sportive, trois piliers de la construction de nos jeunes.

Nous sommes des collégiens et des lycéens qui allons en cours l’après-midi avec le ventre vide car il n’y a qu’une seule cantine scolaire pour accueillir les demi-pensionnaires des sept établissements du second degré de Saint-Laurent et que nous n’avons pas le temps d’aller nous acheter à manger à l’extérieur durant notre pause du midi.

Nous sommes des enseignants qui voyons des élèves brillants arrêter après leur bac parce qu’ils n’ont pas la possibilité de partir de Guyane pour continuer sur des études supérieures et qu’il n’y a pas un nombre suffisant de formations leur permettant de le faire sur le territoire.

Nous sommes des élèves en fracture numérique, qui pour la majorité n’a ni ordinateur, ni tablette à la maison et dont les établissements sont les seuls endroits où il est possible d’accéder à un réseau internet… si nous sommes chanceux ! Car il n’y a jamais eu internet dans certains d’entre eux et dans les autres, le parc se dégrade d’années en années par manque de personnel qualifié pour l’entretenir… Alors que dans d’autres académies, ce sont les collectivités qui recrutent les informaticiens dans les établissements scolaires !

Nous sommes des éducateurs spécialisés, des médiateurs de rue, des travailleurs médico-sociaux de la PMI, de l’ASE, du CCAS, du CMP et d’associations diverses, trop peu nombreux, à qui vous ne donnez pas suffisamment de moyens matériels et humains pour nous permettre d’aider nos bénéficiaires à la hauteur de leurs besoins.

Nous sommes des habitants de Saint-Laurent du Maroni et nous sommes 47,21% d’électeurs à avoir fait le choix de voter pour vous au second tour des élections territoriales de juin dernier parce que nous espérions que vous apporteriez du changement dans la construction des collèges et lycées et l’entretien des locaux, dans la gestion du transport scolaire, dans l’entretien des routes et l’aménagement du territoire, dans le développement culturel et sportif via le soutien aux associations, le fonctionnement des structures sanitaires et sociales, de l’ASE…

Nous sommes des habitants de Saint-Laurent du Maroni et pour reprendre vos propres termes lors du débat électoral du 17 juin dernier, « nous avons tous besoin de plus de santé, d’éducation, de logement, d’économie sur le territoire, pour permettre à notre jeunesse de bénéficier d’un avenir beaucoup plus radieux et serein ».

Nous sommes des habitants de Saint-Laurent du Maroni en colère et par cette lettre ouverte, nous vous invitons à prendre la mesure de l’ampleur de notre détresse et à apporter enfin des engagements à la hauteur de nos besoins à court, moyen et long terme. Une manifestation d’envergure se prépare à Saint-Laurent du Maroni le 2 décembre prochain. Pour que celle-ci ait des conséquences à terme, il nous semble nécessaire qu’elle soit suivie dans l’aprèsmidi d’une rencontre entre tous les acteurs impliqués dans le développement de la ville dans tous ses aspects : communauté éducative, CTG, mairie, préfecture, rectorat. Nous vous invitons donc à venir nous rencontrer jeudi à partir de 10h devant la sous-Préfecture et à participer dans l’après-midi à une concertation qui réunira les acteurs précités. Cette réunion sera suivie d’une conférence de presse au cours de laquelle seront détaillées les propositions actées afin de faire de notre ville à nouveau un lieu où il fait bon vivre, où nous nos enfants pourront grandir et apprendre avec les mêmes chances que n’importe quel autre enfant de France.

Dans l’attente de votre retour, nous vous prions de recevoir, M. le Président de la CTG, l’expression de nos salutations engagées.»

Le collectif DeboutSLM
  
Lettre ouverte à Alain Ayong Le Kama, Recteur de la Guyane
 
Monsieur le Recteur,

Lundi après-midi dernier à la sortie des cours un de nos professeurs, un de nos collègues, un de nos proches, a reçu un coup de couteau au bras sur le parking du lycée Bertène Juminer à Saint-Laurent du Maroni. Cette agression a soulevé l’indignation de toute la communauté éducative, personnels, élèves et parents d’élèves, et a mené à plusieurs actions ces derniers jours.

Mardi matin, un rassemblement devant le lycée a eu lieu et s’est poursuivi par une marche jusqu’à l’antenne du rectorat puis la Sous-Préfecture. Mercredi, un rassemblement s’est à nouveau spontanément organisé devant la Sous-Préfecture pour soutenir la délégation de huit personnes qui ont été reçues par le Sous-Préfet. A cette réunion, nous avons été déçus de constater qu’il n’y avait ni représentant de la mairie de Saint-Laurent, ni de la CTG, alors que ces deux acteurs ont clairement un rôle à jouer pour désamorcer la situation actuelle. Par ailleurs votre représentante (IA-IEN de l’Ouest) affichait clairement une attitude hostile face à nos revendications pourtant tout à fait légitimes, ne souhaitant aucunement engager une discussion constructive avec notre délégation.

Nous avons malheureusement l’habitude du mépris affiché par M. Blanquer et par vous-même… mais votre absence totale de communication depuis l’incident de lundi, hormis un communiqué de presse où vous nous adressiez le soir-même un simple « message de solidarité », a montré à quel point votre attitude « je m’en foutiste » à notre égard est sans limites. Le fait que l’antenne du rectorat ait fermé ses portes juste avant l’arrivée des manifestants mardi dernier constituait une preuve supplémentaire de votre déni quant à la gravité de la situation dans l’Ouest…

Nous sommes des habitants de Saint-Laurent du Maroni et des autres villes de l’Ouest guyanais. Enfants, parents, enseignants, personnels de vie scolaire.

Nous sommes des enfants de maternelle et de primaire qui n’avons pas eu cours depuis la rentrée de septembre, parce qu’aucun professeur des écoles n’a été affecté dans notre classe.

Nous sommes des enseignants du second degré écartelés entre la réalité du terrain (le nombre d’élèves qui n’ont pas ou peu été scolarisés et qui accumulent les lacunes ne fait qu’augmenter d’années en années) et ce que nos inspecteurs nous demandent (finir les programmes à tout prix – chose impossible sans perdre la moitié des élèves). Savoir lire, écrire et compter, savoir être avec les autres, ne constituent-ils pas les compétences essentielles que tout élève devrait acquérir ?

Nous sommes des parents qui pour beaucoup ne sommes jamais allés à l’école, avons vécu une guerre civile et ne parlons pas votre langue, qui sommes intimidés face à une institution qui est érudite. Et quand nous venons à des rendez-vous, nous sommes perdus, parce que nous ne comprenons pas.

Nous sommes des élèves de collège et lycée dont les cours à effectifs réduits se font de plus en plus rares car vous faites des économies de bouts de chandelle au détriment de notre apprentissage. Comment peut-on développer notre oral en cours de langues vivantes, comment combattre nos difficultés en français ou en mathématiques si nous sommes à trente élèves pour un seul enseignant ?

Nous sommes des CPE de collège qui recevons chaque jour dans nos bureaux des jeunes incapables de rester en classe parce qu’ils ou elles sont victimes de violences intra-familiales, qu’ils n’ont pas de parents ou que ceux-ci négligent leurs fonctions parentales… Des jeunes qui deviennent absentéistes et que l’on perd, car la procédure de signalement est extrêmement lourde et que l’on a quatre ou cinq bagarres par jour à gérer.

Nous sommes des parents qui regardons impuissants nos enfants porteurs de handicap être laissés pour compte, le mot « inclusion » rimant ici avec « illusion », les structures adaptées (SEGPA, ULIS…) se réduisant à peau de chagrin depuis dix ans avec de moins en moins de moyens matériels et humains (AESH, …).

Nous sommes des lycéennes (des dizaines par lycée) enceintes, dont la grossesse précoce et les conséquences sur la scolarité auraient peut-être été évitées si un vrai plan de prévention était mis en place au niveau académique et de vrais moyens donnés aux établissements et structures médicosociales partenaires.

Nous sommes des enseignants qui depuis des années voyons les postes de nos collègues disparaître les uns après les autres parallèlement à une explosion des effectifs de nos établissements. Ceci rend nos conditions de travail de plus en plus invivables (classes surchargées, perte des heures dédoublées…) et nous empêche de donner à chaque élève toute l’attention qu’il mérite pour réussir
dans ses apprentissages.

Nous sommes des CPE pour la plupart contractuels, qui n’avons quasiment aucune formation et qui sommes considérés comme les « urgentistes » des collèges (nous mettons des pansements sur des jambes de bois) et comme les « dresseurs » au lycée.

Nous sommes des centaines de mineurs non-lecteurs qui le resteront parce que les professeurs surnuméraires, eux, disparaissent. Nous sommes des élèves étrangers qui ne parleront jamais le français parce qu’il n’existe pas de dispositifs UPE2A ni d’interprètes en langue maternelle (ILM) en nombre suffisant et que nous suivons les mêmes cours que tous les autres, avec des enseignants non
formés qui essaieront de tout faire pour nous aider, mais qui ne peuvent encore une fois pas faire de miracles avec les moyens dont ils disposent…

Nous sommes des parents qui aimerions que nos enfants puissent tous avoir accès à des dispositifs tels que les sections européennes, les sections sportives, les options Théâtre et autres ateliers culturels favorisant le développement personnel, ces mêmes dispositifs qui sont menacés de fermeture chaque année quand arrive la Dotation Horaire Globale (DHG) dans les établissements.

Nous sommes des enseignants, CPE et vie scolaire qui devons remédier très fréquemment aux erreurs d’emploi du temps, à un refus du personnel de direction de nous laisser plus d’autonomie dans la gestion des salles, à l’absence d’accès à internet qui permettrait de faire l’appel en direct et libèrerait du temps pour être avec les jeunes… une communauté éducative très souvent infantilisée par nos hiérarchies respectives.

Nous sommes des collégiens et des lycéens qui pour la majorité n’a ni ordinateur, ni tablette à la maison et dont les établissements sont les seuls endroits où il est possible d’accéder à un réseau internet… si nous sommes chanceux ! Car certains des établissements que nous fréquentons n’ont pas de salles informatiques en nombre suffisant ou même l’accès à internet. Le rectorat a pourtant fait de l’accès au numérique pour tous une de ses principales priorités, surtout depuis les confinements successifs…

Nous sommes des enseignants qui voyons des élèves brillants arrêter après leur bac parce qu’ils n’ont pas la possibilité de partir de Guyane pour continuer sur des études supérieures et qu’il n’y a pas un nombre suffisant de formations leur permettant de le faire sur le territoire. Ces mêmes enseignants qui attendent depuis 2017 que l’antenne de l’université de Guyane soit installée à Saint-Laurent (actuellement, seuls trois BTS et une licence 3PE ouverts pour tout l’Ouest…)

Nous sommes des éducateurs spécialisés, des AESH et des AED faisant face à un ministère et un recteur qui continuent à soutenir que laisser le même nombre de personnels de vie scolaire dans des établissements de quartiers aisés et dans des quartiers défavorisés, c’est de l’équité… les mêmes qui persistent à nous considérer comme « des pions » tout justes bons à jouer au gendarme – ou au gardien de prison. Les mêmes qui n’ouvrent quasiment plus de postes mais favorisent des emplois de plus en plus précaires, mettant des personnes de moins en moins formées face à des (pré)adolescents dont les besoins relèvent de la compétence d’éducateurs…

Nous sommes des habitants de Saint-Laurent du Maroni et nous sommes fatigués de voir que pour vous la Guyane s’arrête au point de contrôle d’Iracoubo (si ce n’est avant !). Nos revendications sont les mêmes que celles de nos collègues de l’Est, et pourtant vous ne nous traitez pas de la même manière : hypocrite « message de solidarité » pour le lycée Bertène Juminer, concertations et propositions d’actions actées pour un lycée cayennais. Nous sommes heureux que la mobilisation des élèves et de l’équipe enseignante du LP Michotte ait abouti, mais dépités de constater qu’à problèmes similaires, vous êtes incapable de vous déplacer pour apporter des réponses similaires s’il vous faut aller plus loin que Cayenne et les communes limitrophes.

Nous sommes des habitants de Saint-Laurent du Maroni en colère et par cette lettre ouverte, nous vous invitons à prendre la mesure de l’ampleur de notre détresse et à apporter enfin des engagements à la hauteur de nos besoins à court, moyen et long terme.

Une manifestation d’envergure se prépare à Saint-Laurent du Maroni le 2 décembre prochain. Pour que celle-ci ait des conséquences à terme, il nous semble nécessaire qu’elle soit suivie dans l’aprèsmidi d’une rencontre entre tous les acteurs impliqués dans le développement de la ville dans tous ses aspects : communauté éducative, CTG, mairie, préfecture, rectorat. Nous vous invitons donc à venir nous rencontrer jeudi à partir de 10h devant la sous-Préfecture et à participer dans l’après-midi à une concertation qui réunira les acteurs précités. Cette réunion sera suivie d’une conférence de presse au cours de laquelle seront détaillées les propositions actées afin de faire de notre ville à nouveau un lieu où il fait bon vivre, où nos enfants pourront grandir et apprendre avec les mêmes chances que n’importe quel autre enfant de France.

Dans l’attente de votre retour, nous vous prions de recevoir, M. le Recteur, l’expression de nos
salutations engagées.

Le collectif DeboutSLM
 

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3 commentaires

Vos commentaires

cap40 02.12.2021
je ne suis...

Je ne suis... ni pour ni contre...et ne suis pas là pour répondre aux lettres ouvertes des citoyens ordinaires ...sauf à ceux qui sont en prison bien sûr...les pauvres victimes d'une justice colonialiste.

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Paassy 29.11.2021
Pas une priorité pour l'avocat de l'UTG

Gabriel Serville n'a pas le temps pour ça, il s'affaire aux communiqués de soutien aux familles des émeutiers condamnés et bientôt à ceux qui forcent les barrages de gendarmerie.
On peut dire qu'il est devenu plus l'avocat de l'UTG et du MDES que le président de la CTG.
Les ennuis judiciaires de sa base électorale extrémiste sont visiblement sa priorité.

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BELLOD 29.11.2021

Presque complet. Il y manque notament le: "nous sommes les élèves sur lesquels on placarde l'étiquette "métropolitains" qui ne peuvent se rendre à l'école, en vélo ou a pied, sans risquer de se faire cailllasser".

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