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Les pompiers de Saint-Laurent en grève, leurs revendications en partie satisfaites

Vendredi 6 Décembre 2019 - 03h20
 Les pompiers de Saint-Laurent en grève, leurs revendications en partie satisfaites
Des sapeurs-pompiers en grève font le piquet devant la caserne de Saint-Laurent-du-Maroni, le 4 décembre 2019. - Samuel Zralos

En un peu plus de vingt-quatre heures d’arrêt de travail, les soldats du feu ont obtenu l’intégration comme professionnels de deux des leurs, dès le 1er janvier. Satisfaits sur ce point, il continuent de déplorer l’état « délabré » de leur caserne.

Les sapeurs-pompiers de Saint-Laurent ont laissé éclater leur colère, confrontés à la fois à des problèmes de recrutement et à des conditions de vie en caserne qu’ils ne supportent plus. Des pompiers volontaires assis sous un barnum, qui font le piquet devant une caserne aux grilles bâchées de slogans exaspérés : l’image a amusé les enfants à vélo, mercredi. Moins les grévistes qui se sont sentis contraints d’en passer par là pour revendiquer plus de moyens.

Ils réclamaient l’intégration d’un sapeur-pompier volontaire ayant obtenu sur dossier le passage en professionnel, avant d’être retoqué « suite à une enquête de moralité ». Or, affirment les contestataires, non seulement l’extrait de casier judiciaire demandé avait été fourni en temps et en heure, mais surtout il était vierge. Pire, un autre de leurs camarades, suggéré comme remplaçant éventuel du premier si nécessaire, s’est vu signifier qu’il n’aurait jamais passé le concours interne de recrutement ! Pour ces deux engagés, la lutte a payé : une journée après le début du mouvement, un protocole d’accord de sortie de crise transmis par l’état-major est venue acter le recrutement des deux hommes, dès le 1er janvier.

« L’état de la caserne n’est pas vivable »

Ravis de la nouvelle, les frondeurs s’apprêtaient mercredi soir à examiner en détail la proposition d’accord, estimant qu’ils avaient de grande chance « reprendre une activité normale de garde », même s’ils seront vigilants sur le lieu d’affectation des nouvelles recrues. Néanmoins, « il reste la partie insalubrité de la caserne », leur deuxième point de contention, rappelle Kendel Sainte-Luce, sapeur-pompier volontaire.

« Vous verriez l’état » de la caserne construite il y a douze ans, grimace le jeune homme, visiblement atterré. Entre « les portes délabrées », les « fuites » dans les toits, « les toilettes et douches inondées », ou encore « les murs fissurés », la caserne « n’est pas vivable ». Pour partie plongés dans le noir, ses occupants ont même été contraints de procéder à « des branchements illégaux » pour pouvoir s’éclairer dans les chambres. Alors, pour travailler dans de bonnes conditions, les sapeurs-pompiers de Saint-Laurent du Maroni entendent maintenir la pression, y compris après la fin de la grève. 

Samuel ZRALOS

Des sapeurs-pompiers grévistes écoutent la lecture du protocole d’accord de sortie de crise que leur capitaine vient de remettre, le 4 décembre à Saint-Laurent du Maroni. - Samuel Zralos

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