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Les avocats mobilisés plus que jamais

B.D Vendredi 17 Janvier 2020 - 10h15
Les avocats mobilisés plus que jamais

L’objectif pour les avocats est de faire monter la pression pour que le gouvernement modifie son avant-projet de texte et qu’il comprenne que l’autonomie n’est pas négociable.

Le bâtonnier Patrick Lingibé est très clair : « Même si nous avons eu une réponse de la ministre Nicole Béloubet et du secrétaire d’État aux retraites nous expliquant que la caisse resterait mais avec une délégation de gestion qui va la gérer, nous disons que nous n’avons rien à cirer… C’est une autonomie que nous voulons. Je rappelle que c’est la disparition de l’avocat et de la démocratie qui sont en jeu. »
Hier, le bâtonnier Patrick Lingibé a tenu à rappeler un argument spécifique à l’Outre-mer dans le projet de loi à l’article 63 qui va être présenter le 24 janvier au Conseil des ministres. « Cet article contient une disposition que nous considérons comme scélérate car le régime de retraite en Outre-mer est renvoyé à la prise d’ordonnance. Non seulement, nous avons un régime universel qui va nous assassiner, mais, en plus pour l’Outre-mer il y a un traitement nébuleux. Les avocats des Outre-mer sont renvoyés à la prise d’ordonnance. C’est-à-dire qu’il y aura en dehors du texte qui sera adopté des dispositions particulières donc incertaines pour les avocats ultramarins qui bénéficiaient jusqu’à maintenant d’un régime de retraites équivalents à ceux de l’Hexagone.
Ce projet de réforme peut asphyxier l’avocat et la démocratie. Si ce projet est appliqué dans l’état, la moitié des avocats vont quitter la profession.
Il ne faut pas oublier que l’avocat à un rôle sociétal particulier puisqu’il est une vigie de la démocratie, et c’est le poil à gratter de la démocratie. Lorsqu’on diminue le nombre d’avocat, la présence de l’insolence de la parole que porte l’avocat sur le questionnement qui renvoie aux magistrats et à la société disparaît », indique le patron des avocats de la Guyane.
Pour faire respecter le mot d’ordre de grève des avocats de la Guyane, mardi matin, une opération coup de poing s’est déroulée au palais de justice du Larivot afin de protester contre des actes qui étaient maintenus par des juges d’instructions.
Les avocats ont rappelé avec force le sacrifice consentis par la Guyane pour obtenir une autonomie judiciaire. « Certains ont tendance à l’oublier que nous ne saurions pas dans l’organisation opérationnelle de la justice sans les avocats parce que la cour d’appel de Cayenne existe exclusivement grâce aux avocats. »