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La Semop au cœur du conflit

Mercredi 20 Novembre 2019 - 03h20
La Semop au cœur du conflit
Serge Bannis (au centre en t-shirt noir) et quelques-uns des grévistes de la RCT, lundi après-midi. - Pierre-Yves CARLIER

La transformation de la régie communautaire des transports (RCT) en société d’économie mixte à objet unique (Semop), voulue par les élus de l’Agglo, n’est pas contestée par les syndicats mais catalyse les revendications au cœur de la grève initiée lundi par l’UTG et la CFTC.

Avec un privé

Le réseau de bus de la communauté d’agglomération du Centre littoral (CACL), gérée en régie (RCT, ex-SMTC), doit être confiée à une société d’économie mixte à objet unique (Semop) à compter de juillet. Au sein de cette SEM, l’Agglo sera minoritaire (entre 34 et 49 % des parts) et s’associera à un opérateur privé pour cinq ans. Les élus sont en discussion avec deux entreprises. La Semop gérera les lignes de la RCT, ce qui exclut la ligne 7 (Matoury-Cayenne), déléguée à un opérateur privé.

Les salariés conserveront leur contrat

D’ici à juillet, « les agents auront à signer avec la Semop un avenant à leur contrat de travail qui va préserver leur situation individuelle et leur salaire », explique la CACL. Ce que confirme Martine Nivoix, dont le syndicat CDTG, opposé à la grève en cours, est majoritaire avec FO : « Personne ne peut perdre de salaire (lors du changement de gérant). Le seul risque, c’est de toucher des primes d’intéressement qui peuvent aller jusqu’à un treizième mois et surtout d’avoir accès à la formation sans critère clientéliste. » Les salariés de droit privé de la RCT pourront signer un accord collectif. Il pourra fixer les niveaux de rémunérations, les conditions d’avancement dans la grille des salaires… C’est là que l’UTG, minoritaire, se crispe.

500 000 euros en jeu

L’UTG souhaite négocier la valeur du point d’indice de la future grille des salaires. La convention collective le fixe à 8,42, l’Agglo propose 9,58, l’UTG demande 10,71. « Nous avons fait un pas. À eux d’en faire un, dit-on à la CACL. Cette valeur du point d’indice a un impact : un demi-million d’euros en plus pour le budget, ce qui veut dire augmenter le prix du billet de bus, certainement augmenter la fiscalité et déstabiliser le marché du travail dans les transports en Guyane. » Ce alors que les salariés de droit privé de la RCT touchent les 40 % de vie chère pour que leur salaire soit identique à celui de leurs collègues embauchés avec un contrat de droit public. L’UTG craint qu’à terme, le partenaire privé de la Semop ne remette en cause cette prime.

Des problèmes d’avancement

Outre les inquiétudes sur la future grille salariale, Serge Bannis, porte-parole des grévistes, pointe l’absence de gestion de la carrière des salariés. « Il n’y a pas eu de gestion des carrières de 2005 à 2012 », confirme la CACL. Depuis qu’elle a repris la gestion du réseau de bus en 2014, le dossier n’a pas avancé. « C’est éminemment complexe », a reconnu Serge Bafau, l’élu en charge des transports.

Pierre-Yves CARLIER

Durcissement et geste commercial

Hier matin, les grévistes de l’UTG et de la CFTC ont mis le feu à des palettes, à l’entrée de la régie communautaire des transports (RCT). Depuis lundi, ils en bloquent l’accès, route de la Madeleine, à Cayenne. Dans ces conditions, la mise en place d’un service minimum n’a pas été possible. La direction a déposé au tribunal un référé demandant la libération du site. Face aux grévistes, l’Agglo se montre ferme : « Nous ne négocierons pas avec des gens qui mettent le feu, qui entravent la circulation des agents qui veulent travailler et qui prennent en otage la population de l’agglomération », prévient Serge Bafau. L’élu en charge des transports à l’Agglo a promis un geste commercial pour les abonnés. Dès lundi, personne n’envisageait une reprise du travail avant la fin de la semaine. P.-Y. C.

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7 commentaires

Vos commentaires

Gérard Manvussa 22.11.2019

ça m'étonne qu'un colon (lui même grassouillet à l'occasion) n'ait pas noté que les grévistes ne donnent pas l'impression de mourir de faim...

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RAF973 22.11.2019

Gégé, quand même.... de soif par contre ...

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tronokar 22.11.2019

C'est tout de mëme pas le scoop de l'année que de constateer que la Guyane souffre de malbouffe, de surcharge pondérale XXL et de diabète, les trois étant liés !

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dtc97300 23.11.2019

Un article sur vous et vos amis dans le journal du jour...ça parle obésité...lol.

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97310 22.11.2019
Apéro?

Et le Serge Bannis, sur la photo, il boit de l'eau ?

C'est une grève ou un apéro?

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RAF973 21.11.2019

Jeune homme dynamique, motivé, accepte sans discuter les conditions de travail au point d'indice des salaires fixé à 9,58€ ( + 13.7 % / CC). Ne refuse pas non plus les 40 % car acquis par la profession !
Je m'engage à ne pas faire grève, à ne pas me syndiquer n'importe ou, ne pas faire de pauses intempestives,à respecter les horaires ainsi et surtout que les usagers. Libre de suite . CV et LM prets !
Merci pour vos réponse.

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Gérard Manvussa 25.11.2019

Les fonctionnaires d'Etat venus buller en Guyane dans leurs bureaux climatisés avant le week end sur la Comté, levez la main !

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