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La Sara bloquée, les stations prises d'assaut

P.R. Lundi 16 Décembre 2019 - 10h01

La station Vito de la route de Montabo, ce matin à 9 heures. - (pyc)

Le blocage de la Sara par l'UTG a fait son effet : les stations-service sont pleines. L'approvisionnement de ces dernières n'est pourtant pas empêché par le syndicat qui a rendez-vous en préfecture à 16h ce lundi.

L'UTG appelle à la grève générale dès aujourd’hui, pour demander le retrait de la réforme des retraites mais aussi pour l’application de l’Accord de Guyane et la mise en place du plan additionnel de 2, 1 milliards d’euros. L'entrée principale de la Sara à Dégrad-des-Cannes est bloqué depuis ce matin. Conséquence directe : les stations-service sont prises d'assaut... Néanmoins, l'approvisionnement des stations-service n'est pas bloqué : l'UTG bloque uniquement l'entrée principale de la Sara à Dégrad-des-Cannes, mais pas l'entrée secondaire. Le syndicat n'a pas l'intention, pour l'instant, de bloquer ce second accès et les gendarmes sont là aussi pour empêcher un éventuel blocage. L'approvisionnement devrait donc pouvoir se faire normalement. Néanmoins, la ruée actuelle dans les stations laisse présager un vidage prématuré des cuves...

Pour l'instant, la préfecture nous a répondu ne pas avoir fait de réquisition de stations-essence pour les véhicules prioritaires.

L'UTG a rendez-vous à 16h à la préfecture. La suite du mouvement dépendra de l'issue de la rencontre fait savoir le syndicat.

 
 
APPEL À LA GRÈVE ILLIMITÉE

L’UTG appelle à la grève générale illimitée dès aujourd’hui. Le syndicat demande le retrait de la réforme des retraites mais aussi pour l’application de l’Accord de Guyane et la mise en place du plan additionnel de 2, 1 milliards d’euros.

Un cahier de revendications a été déposé en préfecture à l’occasion de la grève du 6 décembre. Le syndicat demande notamment la création d’un hôpital à Saint-Georges et Maripasoula, des nouveaux moyens de productions électriques en urgence à Maripasoula et Saint-Laurent du Maroni. Il demande entre autre la mise en place d’une prime « vie chère » pour l’ensemble des travailleurs du secteur privé ou encore la mise en place d’un plan de construction supplémentaire de 5 lycées et 10 collèges en dix ans. Il exige en parallèle qu’aucun licenciement ne soit effectué au sein de la base spatiale.

Si le préfet a proposé une date de rencontre le 21 décembre pour aborder ces différents points, l’UTG explique attendre d’être reçue cette semaine. Une mobilisation est aussi prévue mercredi matin par rapport à l’évolution statutaire. « Nous appelons tous les guyanais à se mobiliser pour assister à la plénière à la CTG qui doit fixer une date pour le congrès des élus », souligne Jean-Marc Chemin, secrétaire général de l’UTG.