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éducation

La grève contre « l’inorganisation » reconduite à Félix-Éboué

Mercredi 2 Octobre 2019 - 03h25
La grève contre « l’inorganisation » reconduite à Félix-Éboué
La porte-parole des parents d'élèves, Jacqueline Arnaud, a rejoint le mouvement initié par les syndicats Sud éducation et Snes-FSU, "les parents découvrent les choses, effarés ! Il y a des problèmes en BTS, pour les terminales en classe européenne, il y a des élèves qui n'ont pas de cours, d'autres qui ont des cours en même temps, il y a sept redoublants en terminale qui n"ont pas encore pu faire leur rentrée..." - Angelique GROS

Des problèmes organisationnels sont à nouveau la source d’une mobilisation des enseignants au lycée Félix-Éboué, à Cayenne. L’accès à l’établissement a été bloqué hier et l’appel à la grève lancé par Sud éducation et le Snes-FSU, rejoints par des parents d’élèves, lycéens et étudiants, est reconduit aujourd’hui.

C’est l’indignation qui anime les professeurs du lycée Félix-Éboué, en grève depuis hier suite au préavis déposé la semaine dernière par l’intersyndicale Sud éducation et Snes-FSU. « Ça fait trois ans qu’on alerte la direction et le rectorat (en septembre 2017, la rentrée avait dû être reportée à plusieurs reprises à cause de problèmes d’emplois du temps notamment, ndlr) mais on est dans un lycée où les choses ne fonctionnent pas dans les règles : la classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) n’a pas tous ses enseignements, les élèves de BTS n’ont pas pu choisir leur LV2, des cours de langue ne sont pas dédoublés en terminale STMG… », explique Olivier Magnan (Sud éducation). Le problème, selon les syndicats ne vient pas des moyens mais de l’organisation. « La direction n’est pas compétente pour faire en sorte que les emplois du temps contiennent tous les enseignements ou permettent de suivre tous les cours ! » Hier, l’accès à l’établissement a été bloqué, et quasiment aucun cours n’a eu lieu dans ce lycée où sont scolarisés environ 1300 élèves.

Réunion au rectorat à 11 heures

Les problèmes de la classe préparatoire (CPGE) notamment, ne sont pas nouveau et plusieurs mouvements de grève ont eu lieu avant les grandes vacances pour dénoncer les menaces pesant sur le maintien de plusieurs options. « Finalement, à la rentrée une trentaine d’heures hebdomadaires avaient été remises en cause, et quantité d’étudiants se sont retrouvés sans la possibilité de suivre les options auxquelles ils s’étaient préparés », explique Pierre Foulquié, professeurs d’espagnol. Malgré une réunion avec le rectorat le 6 septembre, le problème perdure. « On a remis des propositions d’emplois du temps le 13 septembre. Des modifications ont été faite par la direction dans celui qui est entré en vigueur hier (lundi, ndlr) et certains parcours ne sont toujours pas possibles », déplore Pierre Foulquié. Dans l’après-midi, les grévistes, unis en collectif avec de nombreux lycéens, étudiants et parents d’élèves ont reçu une proposition de réunion avec le rectorat pour aujourd’hui, 11 heures. La grève est cependant reconduite dès ce matin.

Angélique GROS

Mouvement « vie scolaire morte » au lycée de Balata

Au lycée de Balata, hier, c’est pour dénoncer l’insécurité récurrente que tous les CPE et surveillants présents ont exercé leur droit de retrait, se considérant en danger dans l’exercice de leur fonction. Ils demandent notamment « un renfort en urgence de six surveillants, le recrutement d’un deuxième proviseur-adjoint pour permettre un traitement des affaires de vie de l’établissement et des mesures pour sécuriser les entrées et les sorties des usagers et visiteurs hors élèves ». Les professeurs du lycée, soutenus par le SNETAA-FO, le STEG-UTG, le SE-Unsa et Sud éducation, solidaires du mouvement de la vie scolaire, ont eux-aussi exercé leur droit de retrait, les cours ont donc été fortement perturbés aussi. « Hier (lundi, ndlr), il y a eu une grosse bagarre et ça a été la goutte qui a fait déborder le vase car depuis la rentrée les faits de violence s’accentuent. Et nous, en tant que professeurs, on ne peut pas travailler sereinement en sachant que les surveillants ne sont pas à leurs postes », précise Philippe Bouba, co-secrétaire de Sud éducation. Le droit de retrait est maintenu par les CPE et les surveillants aujourd'hui.

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Vos commentaires

MartinEden 02.10.2019
Rien de mieux depuis mars 2017

. Des établissements surpeuplés.
. Un manque criant de personnels (enseignants, CPE, AED)
[2 CPE pour 900 élèves parfois, comment voulez-vous régler les problèmes de discipline ?]
. Des psychologues et assistantes sociales trop peu présents dans les établissements.
. Un décrochage scolaire caché.
. Une violence scolaire ignorée.
. Des établissements scolaires toujours pas en voie de construction (Ils devaient être prêts pour 2020 !)
Mais tout va bien.
Il faut vanter la politique actuelle pour avoir la récompense de venir au côté de Macron défendre l'Amazonie devant les caméras du monde entier.
Tout va bien on vous dit.

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