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Grève : mobilisation en hausse

Samir MATHIEU Mercredi 13 février 2019
Grève : mobilisation en hausse
Les enseignants grévistes sont restés mobilisés de 6h30 à 9h30 hier matin à l'entrée du lycée Lama-Prévot à Cayenne. - DR

Plusieurs organisations syndicales ont appelé hier à la grève pour protester contre la réforme du lycée du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. La mobilisation s’est étendue à de nombreux établissements à Cayenne, Kourou, Saint-Laurent du Maroni et Apatou, dans le second degré.

«Lama-Prévot : 70 % de grévistes, selon Denys Oltra, professeur membre du Snes-FSU. Un taux qui n’a pas été atteint depuis fort longtemps ! » Le syndicat a gagné son pari et a mobilisé au sein même du lycée rémirois. Il a été reçu hier soir au rectorat.

Mais la mobilisation était loin d’être unitaire. Chaque syndicat ou presque y est allé de sa consigne. SUD-éducation avait appelé à un rassemblement à 9 heures devant le rectorat. Le syndicat a joué le bluff pour éviter la police : « On a réussi notre coup », estimait son secrétaire départemental, Philippe Bouba, qui voulait privilégier la diffusion du message auprès des lycéens de Félix-Éboué.

De nombreux professeurs étaient postés à l’entrée de l’établissement et quelques élèves les ont rejoints à 10 heures pour faire le point sur les revendications portées par les enseignants : « Elles vous concernent directement », expliquait ainsi une professeur au mégaphone. Les jeunes ont alors écouté le message des enseignants grévistes.

À Kourou, les enseignants des collèges Agarande, Omeba-Tobo et Schœlcher ainsi que du lycée Monnerville se sont réunis en assemblée générale dans la matinée. Ils ont décidé de reconduire le mouvement, sans doute toute la semaine. Au collège Agarande, deux classes seraient supprimées en 6e et 5e, à la rentrée ainsi que des postes d'enseignants. Au Lycée Monnerville, trois classes de seconde devraient déménager au lycée Castor. Des tracts seront distribués ce matin aux ronds-points du CSG et du lycée Monnerville ainsi que devant les établissements concernés.

Mais c’est peut-être une nouvelle fois à Saint-Laurent du Maroni que la mobilisation a été la plus forte avec un cortège important qui a défilé dans les rues avec banderoles et affiches pour « sauver l’école », avec une référence directe aux projets à travers cette allusion à la création de la future prison de Saint-Laurent : « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! »

« Une attaque du système éducatif »

Le collège Ma-Aiye d’Apatou a rejoint la protestation contre la réduction des moyens alloués pour l’année scolaire à venir. Pour ce collège, c’est une classe de troisième et au moins quatre postes (histoire-géographie, français, anglais et EPS) qui sont menacés pour la rentrée. En trois ans, le volume d’« heures poste » a diminué de près d’un tiers, sans qu’une baisse significative de l’effectif des élèves n’ait été constatée ou ne soit prévue. Cela au moment où le dispositif REP + (réseau éducation prioritaire) est remis en cause. Plus de la moitié des enseignants étaient mobilisée hier matin pour dénoncer le manque de cohérence entre un ministre qui promet d’« assurer l’équité entre les territoires en donnant plus à ceux qui ont besoin de plus », et les moyens, notamment humains, qui d’année en année s’amenuisent.

Tous dénoncent les conséquences de la réforme en cours. Elle entraîne, selon eux, « des suppressions d’heures de cours, de classes et de temps pour assister les élèves ». Les grévistes regrettent ce qu’ils considèrent comme « une attaque du système éducatif en Guyane ».

Le taux de grévistes dans le second degré a été de 15,71 %, dont 11,39 % pour les seuls lycées selon les chiffres communiqués en fin de journée par le rectorat. Aujourd’hui, les enseignants de Lama-Prévot doivent décider des suites à donner suite à leur rencontre d’hier soir avec le recteur. Une autre mobilisation est prévue à l’université. Un rassemblement à l’initiative du Steg-UTG aura lieu à midi sur le campus de Troubiran, à Cayenne, « afin de marquer la solidarité de la communauté universitaire avec les étudiants étrangers ».

S. M., A. Po, A. L. & F. Po.

SLM -
La mobilisation a été particulièrement importante à Saint-Laurent du Maroni avec un défilé à travers les rues de la capitale de l'ouest. -
Malgré la pluie, les enseignants de Saint-Laurent ne décolèrent pas contre la réforme du ministre Jean-Michel Blanquer. -
Collège Apatou -
Mobilisation aussi au lycée Gaston Monnerville à Kourou. Là aussi, la baisse des dotations horaires sont au coeur du conflit... -
Les enseignants de Félix-Eboué sont restés mobilisés toute la matinée, expliquant tour à tour aux élèves et au reste du corps éducatif les conséquences néfastes selon eux de la réforme en cours -

Au collège Ma-Aiye d’Apatou, plus de la moitié des enseignants étaient mobilisée hier matin.

Malgré la pluie, les enseignants de Saint-Laurent ne décolèrent pas contre la réforme du ministre Jean-Michel Blanquer.

Les enseignants grévistes sont restés mobilisés de 6h30 à 9h30 hier matin,

à l’entrée du lycée Lama-Prévot à Rémire-Montjoly.

La mobilisation a été importante à Saint-Laurent du Maroni avec des banderoles parfois musclées.

Mobilisation au lycée Gaston-Monnerville, à Kourou. La baisse des dotations horaires est au cœur des revendications.

Les enseignants de Félix-Éboué sont restés mobilisés toute la matinée, expliquant aux élèves et au corps éducatif les conséquences jugées néfastes de la réforme en cours.

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