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Grève illimitée à l’Esat l’Ébène

Samir MATHIEU Jeudi 07 février 2019
Grève illimitée à l’Esat l’Ébène
Sous l'impulsion de l'UTG, les salariés de l'Ebène ont entamé une grève illimité - Samir Mathieu

Les salariés dénoncent le licenciement d’une employée, l’absence de formation et le refus de la direction de verser la prime exceptionnelle annoncée par Emmanuel Macron. Ils sont déterminés et ont entamé une grève illimitée.

Les salariés de l’établissement et service d’aide par le travail (Esat) Ébène de Cayenne sont en grève depuis hier et basent leur mouvement sur trois points de revendication et notamment le licenciement d’une salariée de 62 ans, virée pour faute grave par la structure publique qui œuvre pour l’insertion sociale et professionnelle des adultes handicapés. « On considère que cette décision est injuste et disproportionnée », explique Jean-Marc Mémouthe, délégué UTG. Et de préciser les motivations de la direction : « On lui reproche d’avoir volé du chocolat offert par la Collectivité territoriale et d’avoir emporté des restes de repas qui allaient partir à la poubelle. » « Quand ils ont vu qu’on a embrayé sur un mouvement, ils ont fait marche arrière en disant qu’ils lui ont finalement payé ses indemnités, mais nous n’acceptons pas ce licenciement. On aurait du lui proposer au moins un départ à la retraite anticipé. »

Pas de plan de formation...

Deuxième point important : depuis 2014, l’Ébène n’a pas de plan de formation. Pourtant, selon le délégué UTG, « l’Ébène cotise à un organisme pour financer les formations et celles-ci ne sont pas proposées, ni prises en charge » en faveur des employés. Au total, l’Ébène cotise un peu plus de 100 000 euros par an pour la formation. « Plusieurs collègues à nous ont voulu suivre des formations et passer des validations d’acquis d’expériences, or elles n’ont pas pu être financées parce que l’Ébène n’a pas donné de plan de formation. Donc nous payons l’organisme de formation pour rien ! », déplore Jean-Marc Mémouthe. Le représentant syndical rappelle ce qui est pour lui une évidence : « Dans une entreprise, quand il n’y a pas de perspectives, les gens sont moins motivés. »

... ni de prime Macron

Enfin, ce qui a poussé les salariés de l’Ébène à se mettre en grève, c’est le refus de la direction de donner la prime exceptionnelle accordée par Emmanuel Macron qui a incité les entreprises qui le peuvent et qui le souhaitent à accorder une prime déchargée et défiscalisée à leurs salariés. Selon Jean-Marc Mémouthe, « l’Ébène peut, car chaque année, nous sortons avec de gros excédents, mais nos dirigeants nous ont expliqué que ce n’était pas leur argent, mais celui de l’État et que donc ce n’était pas possible. Or, c’est le plus haut représentant de l’État lui-même qui a poussé pour cette prime », rappelle non sans ironie le leader des grévistes. Contactée, la direction n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Samir MATHIEU

 

Sous l’impulsion de l’UTG, les salariés de l’Ebène ont entamé une grève illimitée / photo SM

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2 commentaires

Vos commentaires

den97300 09.02.2019
C'est tout simplement honteux !!

Cela est tout simplement honteux de licencier un salarié de 62 ans parce qu'il aurait récupéré des restes de repas qui de surcroît, était destiné à la poubelle. De plus, le fait qu'elle ait récupéré des chocolats ne fait pas d'elle une délinquante. Je ne comprends pas ce sentiment et encore moins demande de retraite anticipée. Je pense que le syndicat devrais oeuvrer davantage pour que cet agent ne soit pas licencié et qu'elle puisse poursuivre son activité.L'accès à l'information et les primes sont-elles droit. On ne peut pas ne pas en profiter. Surtout lorsque Lama cotisé. Je trouve cela inadmissible que les responsables prennent de telle décision.

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josy 07.02.2019
Chocolats?

Licenciée pour des Ferrero? Ca paraît léger....

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