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Front commun pour la grève des fonctionnaires

Vendredi 10 mai 2019
Front commun pour la grève des fonctionnaires
Une pluie diluvienne s'est abattue toute la matinée sur les manifestants à Cayenne qui étaient une centaine en fin de matinée - DR

Presque tous les syndicats ont répondu à l’appel de grève nationale, hier, à Cayenne et Saint-Laurent du Maroni. Ils ont été reçus à la préfecture pour aborder les revendications nationales et la réforme des services de l’état notamment.

Mouvement national relayé localement

Difficile de savoir le nombre réel de grévistes hier en Guyane mais une centaine de personnes se sont réunies à Cayenne pour manifester devant la préfecture contre la réforme de la fonction publique. L’intersyndicale Solidaires fonction-publique, FSU et CFDT-CGT, reçue en milieu de matinée par la préfecture, a été rejoint par l’Unsa, la fédération autonome des fonctionnaires et le syndicat FO reçu en fin de matinée. L’UTG n’a pas appelé à la grève mais est « solidaire, mais dans une autre stratégie », selon Jean-Marc Chemin, son secrétaire général. À Saint-Laurent, une trentaine de manifestants se sont réunis devant la sous-préfecture et ont aussi été reçus. Selon l’Unsa, le taux de grévistes a dépassé les 15 % dans les établissements scolaires.

Les revendications

Les grévistes, vent debout contre la réforme de la fonction publique, demandent notamment l’abrogation du jour de carence, le maintien du statut général de la fonction publique et l’annulation de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Sur ce dernier point, le président a déclaré il y a deux semaines : « J’assume totalement d’abandonner cet objectif s’il n’est pas tenable. » Même si les discussions se déroulent à Paris, les syndicats ont fait remonter les revendications localement. « Cette réforme serait catastrophique en Guyane d’autant que les services publics sont déjà difficiles d’accès et encore davantage pour les communes de l’intérieur », tonne Philippe Bouba co-secrétaire de Sud éducation. Les syndicats dénoncent notamment les recours massifs aux contractuels et les problèmes de gestion des ressources humaines. « Dans l’éducation par exemple plus on est loin de Cayenne et pire c’est et les contractuels n’osent rien dire. On perd des collègues y compris titulaires qui quitte la Guyane parce qu’ils considèrent qu’il y a des entraves à travailler convenablement », indique Martine Nivoix du Sgen-CFDT-CDTG.

Une réforme qui inquiète

La circulaire du 28 janvier relative à la nouvelle organisation des services de l’état qui doit être effective au 1er janvier 2020 inquiète en parallèle. Des réunions d’informations ont déjà eu lieu dans les grandes directions de l’état telle que la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Deal) contrairement à la Drfip ou au rectorat qui sont eux aussi concernés par la mutualisation des moyens et des ressources humaines mais qui n’ont pas entamés de dialogue en interne. « Le préfet a réaffirmé sa volonté d’avoir un dialogue social et que la réforme des services se déroule dans un contexte sans suppression d’emplois », précise Martine Nivoix. « On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé », fulmine Antonella Alphonse, secrétaire départementale Solidaires-finances publique. Solidaire, en intersyndicale avec FO et CGT depuis le début de l’année, demande sans succès des informations. « Nous avons eu un comité technique local le 18 mars où cette réorganisation des services était à l’ordre du jour mais la direction ne nous a apporté aucun élément. » Les fonctionnaires sont très inquiets sur leur avenir et sur l’impact de la réforme sur le service au public. « En interne il y a une dégradation de nos conditions de travail, on est devenu multi fonctionnaire ! Avec la numérisation des services, entamée depuis cinq ans, on a bien compris que l’objectif est de supprimer des emplois. » Christophe Madère, secrétaire de l’Unsa s’interroge aussi sur l’organisation des services. « Les grands chefs de service vont dépendre du préfet et pour nous c’est un peu difficile à comprendre car c’est mieux que les chefs soient dans leur services avec leur personnel... ».

Angélique GROS

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