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Des réfugiés palestiniens manifestent devant la préfecture

Samedi 14 Décembre 2019 - 03h10
Des réfugiés palestiniens manifestent devant la préfecture
Yosif Amara, Wael Chabaita (de gauche à droite), Nivine Al Afifi, leur porte-parole François Graff (avant-dernier en partant de la droite) et Fares El-Yusuf ont été reçus en préfecture hier pour exposer leurs situations et celles de l'ensemble des réfugiés palestiniens du Liban. - Angelique GROS

Hier matin, une quarantaine de réfugiés palestiniens du Liban ont organisé un sit-in devant la préfecture. Ils demandent qu’un hébergement puisse être fourni à chacun, le statut de réfugié ou le feu vert des autorités pour retourner en Palestine.

Vivant dans l’incertitude depuis plusieurs mois, une quarantaine de réfugiés palestiniens du Liban ont manifesté devant la préfecture, à Cayenne, hier matin. Plusieurs d’entre eux dorment à la rue depuis plusieurs mois et certains sont malades (Lire notre édition du 18 novembre).

Nivine Al Afifi, Fares El-Yusuf, Wael Chabaita, Yosif Amara ont pu rencontrer, aux côtés de leur porte-parole François Graff, le directeur de cabinet adjoint de la préfecture, Christophe Coelho, et le directeur de l’immigration, Bruno Forest, hier, vers 11 heures.

Sur la question de l’hébergement, la délégation a obtenu des engagements pour les demandeurs d’asile malades.

« Ils nous ont expliqué que dès que les personnes seront en mesure de présenter un certificat médical, un hébergement leur sera trouvé. Sur le reste ils n’ont par contre pas pu nous dire grand-chose », souligne François Graff. Soixante-quinze places en hébergement d’urgence doivent être livrées pour une mise à disposition aux demandeurs d’asile et sans-abris, avant la fin de l’année, à Cayenne.

« Travailler en attendant notre recours »

La délégation a notamment abordé la différence de traitement des dossiers syriens et de ceux des réfugiés palestiniens. « Je leur ai demandé pourquoi toutes les demandes d’asile des réfugiés palestiniens avaient été refusées contrairement à celles des Syriens. Ils ne m’ont rien répondu », insiste Fares El-Yusuf. « Nous avons demandé s’il était possible d’avoir un papier qui nous permette de travailler en attendant notre appel devant la Cour nationale du droit d’asile, qui ne sera pas jugé avant plusieurs mois […] Nous sommes 5 et les aides sont passées de 800 euros par mois à 500 euros », indique Nivine Al Afifi. La loi ne permet cependant pas à des demandeurs d’asile attendant une décision de la CNDA d’avoir accès au travail salarié. Venu seul, Fares El-Yusuf touche une aide de 110 euros par mois. « Ce sont des membres de ma famille notamment établis aux États-unis qui m’envoie de l’argent tous les mois pour que je puisse vivre », précise-t-il. S’ils n’obtiennent pas le statut de réfugiés ils expliquent vouloir être rapatriés en Palestine. Dans tous les cas, ils excluent l’idée de retourner au Liban, dans des camps qu’ils ont fuit à cause de la violence et des persécutions.

Angélique GROS

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Vos commentaires

jess 15.12.2019

tchao

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