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Crise sanitaire : devant la préfecture la situation dégénère

P.R / HRE et S.Z Mardi 21 Juillet 2020 - 10h53

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En milieu de journée, la situation reste particulièrement tendue devant la préfecture ou une partie de la façade supérieure a été dégradée par les flammes.

 Les militants restent dans l'attente d'une entrevue avec le Préfet, Marc Del Grande aux alentours de 17H selon les dernières informations.

Parmi les manifestants, Davy Rimane l'un des portes-paroles du collectif laisse éclater sa colère : "il y a des gens qui sont morts chez eux, depuis le début on nous ment". Nous population, on a décidé de prendre nos responsabilités, de demander des comptes, de demander des moyens pour soigner les guyanais sur tout le territoire".

Sur place, les pompiers ont maîtrisé le feu qui avait été allumé quelques minutes plus tôt, tandis que les prises de parole se poursuivaient. 
 
Réaction de Rodolphe Alexandre suite aux premiers éléments parvenus en réponse à la motion unitaire :

« Le document que nous avons reçu est un document factuel, réglementaire, qui répond dans un premier temps à la motion que nous avons porté auprès du 1er ministre et des ministres de la Santé et des Outre-mer. Il y a quelques éléments d’avancées sur lesquels nous allons encore débattre.

À l'issue de plusieurs négociations, j’ai pu obtenir des rendez-vous à Paris, avec les parlementaires, auprès du ministre Lecornu, auprès de la ministre de la recherche pour la question du CHU, et auprès du ministre Blanquer concernant la rentrée scolaire. J’attend le rendez-vous du ministère de la Santé. »

Sur la pandémie :
« Nous contestons le nombre de lits de réanimation, nous en voulons plus. Nous voulons un turn-over plus important de médecins en réanimation. J’ai lancé un appel à tous les médecins guyanais installés en France à venir en Guyane, ainsi que les étudiants en quatrième année. J’attends les réponses. »
Relance économique :
« Nous allons faire une contre-proposition, notamment l’éxonération des charges fiscales et sociales. Nous allons demander pourquoi les banques continuent à tirer des fonds intercalaires sur le report des emprunts. Nous allons demander le chiffrage de la compensation pour les collectivités locales. C’est du boulot ! »
 
 Autre ambiance dans l'Ouest de la Guyane, à Saint-Laurent du Maroni :
Une trentaine de grévistes, principalement syndiqués à l'UTG se sont rassemblés ce matin 10h devant les services techniques municipaux de Saint-Laurent du Maroni. Les manifestants accusent l'Etat de ne pas respecter ses engagements sanitaires.
"Nous avons demandé des masques, des moyens matériels et humains. On attend, on attend, on a rien", tonne un cadre de santé de l'hôpital. "Nous ne demandons pas l'exceptionnel, juste d'être soignés normalement".

Alors que l'UTG attend encore une réponse du gouvernement à ses revendications, ses militants s'affichent mobilisés, malgré la faible affluence. Et terminent leur démonstration par une distribution de masques aux badauds.
La prefecture à nouveau évacuée
Alors que les manifestants donnaient de la voix devant la préfecture, à l'intérieur, la commission d’enquête sur le covid-19 entendait par visio-conférence différents responsables guyanais. Une audition écourtée par l’évacuation du bâtiment, investi par les manifestants.
La commission d’enquête sénatoriale a d’abord entendu Sophie Charles. La maire de Saint-Laurent-du-Maroni n’a pas mâché ses mots pour dénoncer une gestion de la crise qu’elle considère comme déconnectée des réalités du territoire. En ligne de mire, l’absence de communication avec l’ARS :


La commission d’enquête sénatoriale a ensuite entendu le préfet de région, la directrice de l’ARS et le directeur du Centre Hospitalier de Cayenne. Au bout d'une heure, l'audition doit être suspendue. Comme vendredi, les manifestants sont entrés dans le bâtiment qui doit être évacué :

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18 commentaires

Vos commentaires

Vendeta973 24.07.2020
Dépôt de plainte, qu’est ce qu’ils attendent

Alors qu’est ce qu’ils attendent pour déposer plainte ????
La mairesse, pour brûlage de pneu ==> pour non respect du règlement sanitaire départemental,
La CTG, ==> pour tentative de destruction de bâtiment public, en effet la CTG est propriétaire de l’hôtel de la prefecture de la Guyane, etc...
Le préfet, ==> pour rassemblement non autorisé, mise en danger de la vie d’autrui, trouble à l’ordre public,
Le procureur de la république pourrait se saisir de tous ces faits délictueux et mettre en œuvre l'action publique visant à représenter les intérêts de la société.
A croire, qu’il y a une justice à deux vitesses en Guyane, ceux qui foutent le bordel sont libres d’agir en toutes impunités, et les autres citoyens lambdas qui respectent les règles, qui payent leurs impôts, qui subissent les perturbations de quelques énergumènes filmés, photographiés, reçus en Prefecture,
S’il n’y a pas de suite judiciaires données, alors oui la Guyane ne serait plus une des composantes de la républiques mais bel et bien une république bananière en proie au joug d’extrémistes qui piétinent les fondements d’égalités de traitement entre chaque citoyen,
Et ce silence assourdissant de nos Élus, complices silencieux des exactions de ces délinquants comment l’expliquer si ce n’est par un bienveillant soutien moral et coupable manque de courage

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cap40 22.07.2020
Carnaval en Guyane...

Carnaval en Guyane ...Un mouvement perpétuel

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Vendeta973 21.07.2020
Il faut un Etat fort...

Quand on voit comment le Prefet baisse la culotte devant une bande d’agitateurs semi-professionnel (le reste du temps ils sont fonctionnaires ;-) ), on se dit le monsieur gère sa carrière :-(

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g6d 21.07.2020

la réaction des manifestants est à la hauteur de leur impuissance à mobiliser les Guyanais qui en ont marre de leurs gesticulations et qui eux veulent vraiment que la Guyane décolle

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aouara 21.07.2020

Un écran de fumée pour masquer le bide de cette « grève générale et illimitée »Gesticulations de quelques Minoritaires qui utilise le covid 19 pour tenter de sortir à nouveau leur revendication éculée de chgt de statut.
Ils bénéficient malheureusement de Guyane la dernière comme caisse de résonance et de la complicité des élus bien plus préoccupés de leur avenir électoral que de la santé de la population.
Oui la covid19 est mortel partout dans le monde, oui la situation sanitaire déplorable de la Guyane ne date pas d’hier , les Karam, Patient, et les autres en savent quelque chose pour avoir esquivé la question pendant de nombreuses années.
En quoi donc les Guyanais seraient différents des Italiens , Brésiliens, Américains?la civid19 n’a pas de patrie!!
Oui la gestion du covid est remarquable en Guyane. Un grand merci à tous les acteurs de cette lutte.

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bozo 21.07.2020
et qui va payer?

Qui va payer le nettoyage de la préfecture?
Réponse: les mêmes pigeons qui payons les salaires des fonctionnaires indépendantistes, c'est à dire nous...

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chris22973 21.07.2020

l'article L. 541-46 du code de l'environnement sanctionne de deux ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende cette pratique de brûlage de pneus
Preuve d'une grande morale écologiste de ces énergumènes

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Nicolas Hory 23.07.2020

La peine mentionnée au I est portée à sept ans d'emprisonnement et à 150 000 € d'amende lorsque l'infraction est commise en bande organisée, au sens de l'article 132-71 du code pénal.

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Nespresso 21.07.2020

Qu'est-ce qui autorise ce clown de Davy Rimane à dire "Nous population" ? Il représente qui, à part son nombril ?
FG devrait cesser une bonne fois de faire une publicité excessive à cette poignée de guignols qui ne sont représentatifs de rien et se précipitent sur chaque évènement pour se faire de la publicité.

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siage 21.07.2020

Et terminent leur démonstration par une distribution de masques aux badauds.
Donc:
- La démonstration c'est de mettre le feu
- De la faible affluence, il faut retirer les badauds
- Il y a des masques à distribuer.

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