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prévention

« C’est Tròp violans, on vient vous parler des mules »

Jeudi 18 avril 2019
« C’est Tròp violans, on vient vous parler des mules »
Les bénévoles de Tròp violans se divisent par petits groupes pour faire de la prévention dans les quartiers et distribuer des tracts explicatif sur les mules - Angelique GROS

Samedi, Tròp violans, était en opération sensibilisation contre les mules au quartier Zénith, à Matoury. L’association veut élargir son champs d’action géographique et maintient sa vigilance quand au suivi des accords de Guyane.

Toc toc toc. « C’est Tròp violans. On vient vous parler des mules ». La torpeur du samedi après-midi a gagné les foyers du Zénith, à Matoury, et les portes restent fermées. Finalement, une jeune fille ouvre. « Sais-tu ce qu’est une mule ? », questionne Emmanuella, l’une des ambassadrices de l’association.

Sensibiliser à Saint-Laurent

Le visage de la jeune fille se ferme en entendant le mot. « J’aime pas ça. » S’ensuivent des échanges autour de la drogue et des dangers notamment. « Quand un dealer te propose de faire la mule il ne te dit pas que si tu te fais attraper tu peux passer le reste de ta vie à payer des amendes douanières. » Au final, la langue de la jeune fille se délie un peu. Il y en a dans son lycée qui en parle mais elle évite toute conversation qui s’y rapporte.

Ces actions de sensibilisation que Tròp violans mène depuis 2016 ont un double intérêt. « Nos ambassadeurs sont rémunérés car on veut qu’ils puissent montrer aux jeunes qu’il y a d’autres moyens que de vendre de la drogue pour gagner de l’argent », indique la porte-parole, Ivane Goua. Le porte à porte s’achève par la projection de Raya la mule, un court-métrage pédagogique de la mission locale de Kourou, et un débat sur la place du quartier. Depuis plusieurs années, l’association projette de réaliser ces opérations en communes mais les financements manquent. « Nous avons signé une convention avec Saint-Laurent pour mener des actions dans quatre quartiers mais on attend que les fonds soient débloqués », poursuit Ivane Goua. Pourtant, l’association reçoit régulièrement des appels à l’aide de familles de l’Ouest. « Les parents nous appellent car les jeunes nous respectent. On leur explique que ce n’est pas la bonne voie à suivre et on travaille avec le collectif Stop violence de Saint-Laurent pour mettre en place des actions. »

A. G.

Les bénévoles de Tròp violans se divisent par petits groupes pour faire de la prévention dans les quartiers et distribuer des tracts explicatif sur les mules - Angelique GROS
Leurs projets en 2019

Continuer le suivi des accords de Guyane. Le prochain rendez-vous de la commission du projet Guyane est fixé au 6 mai à Saint-Laurent du Maroni.

Lancer un jeu concours auprès des jeunes en septembre en vue de la création d’un court-métrage de sensibilisation sur le phénomène des mules.

Proposer cette année encore un dispositif de médiateurs adultes formés pour faire de la prévention aux abords des établissements scolaires.

Mener des opérations contre la délinquance dans les quartiers au moins une fois par mois à partir de juillet.

Assurer une présence sur les podiums vacances.

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2 commentaires

Vos commentaires

den97300 20.04.2019
Bravo

C'est ensemble que nous réussirons à combattre ce fléau qu'est le phénomène des mules. La police nationale a CAYENNE, via sa Cellule de Prévention de la Délinquance en milieu scolaire met également en place des campagnes de sensibilisation dans les collèges et les lycées. Les supports sont les mêmes car le message est similaire. C'est ensemble que nous réussirons à combattre ce fléau.

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dtc97300 21.04.2019

Et que fait-on contre ces milices qui stigmatisent une partie de la population ? Qui divisent les pauvres entre eux en jouant sur un climat anxiogène ? Qui bloquent les citoyens illégalement ? Vous avez raison, il faut agir contre les milices des tontons.

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