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Bus : à quand le service minimum ?

Samir MATHIEU Lundi 25 Novembre 2019 - 03h00
Bus : à quand le service minimum ?
Jacqueline Parenty veut être considérée comme "partenaire" pour la mise en place du service minimum dans les transports. - Samir MATHIEU

L’association OTG demande la mise en place de cette mesure dans les transports en commun de l’île de Cayenne, suite au mouvement entamé la semaine dernière.

Jacqueline Parenty a créé l’association Optimisation des transports guyanais (OTG) il y a deux ans, lors de la dernière grande grève à la régie communautaire des transports (RCT), qui avait duré trois semaines. Elle s’était mobilisée face à l’absence totale de service de bus, ce qui avait eu des répercussions pour les clients. « Les usagers n’étaient pas pris en compte alors j’ai créé l’association », explique celle qui vit en Guyane depuis vingt-cinq ans.

« Cela fait deux ans qu’on essaie de prendre contact avec la direction de la RCT et avec la CACL (communauté d’agglomération) mais on n’a jamais eu de réponse », regrette-t-elle. C’est pourquoi après le déclenchement de la grève la semaine dernière, elle monte au créneau une nouvelle fois pour réclamer la mise en place d’un service minimum dans les transports. La semaine dernière, la communauté d’agglomération expliquait ne pas pouvoir l’appliquer puisque l’accès au dépôt de bus était bloqué par les grévistes. Ce week-end, la circulation des bus est revenue quasiment à la normale.

« C’est inscrit dans la loi. Nous souhaitons être reconnus comme des partenaires et non comme des adversaires », assure-t-elle, ajoutant avoir saisi les services de la préfecture pour les alerter sur la situation. Elle leur a d’ailleurs renvoyé les textes de loi.

La responsable de l’association, qui ne compte toutefois que quelques membres, est allée au tribunal pour voir si il était possible de déposer un référé. Elle l’estime compliqué à mettre en œuvre et lance un appel aux juristes pour aider OTG.

Même si Jacqueline Parenty a constaté que des bus ont circulé samedi matin, « ils étaient trop peu nombreux ». Elle reste inquiète quand à la situation en ce début de semaine. « J’aimerais dire qu’on assignerait en justice la RCT. C’est elle qui devrait mettre en place le service minimum, poursuit-elle. Leurs problématiques internes ne nous concernent pas. »

La militante associative s’inquiète que cette nouvelle grève ne décourage une nouvelle fois les habitants de prendre le bus, alors même qu’elle a constaté « depuis trois ans, une nette amélioration dans l’offre de service » dans l’agglomération. « Moi, je défends les usagers, en tout cas je les représente. On défend notre vision des choses. On ne sait pas ce qui se joue entre eux », conclut Jacqueline Parenty qui espère que « les choses vont enfin bouger ».

S. M.

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2 commentaires

Vos commentaires

g6d 27.11.2019
Service minimum

Ce n'est pas le service offert tous les jours avec les retards et le annulations de bus?

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dtc97300 28.11.2019

Disons que pour offrir un service minimum, il faudrait déjà offrir un service. Savoir ce que c'est de travailler et non traîner des pieds du café au sandwich ou du jus à la brochette.

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