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À la CTG, deuxième jour de blocage sur fond de bras-de-fer

Jade Letard-Methon Jeudi 26 Novembre 2020 - 19h13
À la CTG, deuxième jour de blocage sur fond de bras-de-fer
Les membres de l'association bloquent toujours l'ensemble des accès d'entrée à la CTG - Jade Letard-Methon

Aucun accès de l’hôtel de la collectivité territoriale de Guyane n’est libre depuis 4 heures ce mercredi matin. Un blocage orchestré par l’association Tròp Violans qui exige d’être reçue par le président de la CTG. Rodolphe Alexandre, lui, refuse toute discussion dans ces conditions de « chantage et de pression ».

« Y’a des bruits de couloirs qui disent que le président de la CTG refuse de nous recevoir ». C’est donc pour cette raison que le blocage physique de la Collectivité Territoriale de Guyane, mené par Trop Violans 973, se poursuit, selon la porte-parole de l’association Yvane Goua. Les membres de l’association ont bien été visités ce mercredi par Hélène Sirder, 2e vice-présidente de la CTG, et Jean-Claude Labrador, le 4e vice-président, afin de connaître les raisons et demandes inhérentes au blocage des lieux. « J’ai fait un compte-rendu. Je n’ai pas de retour, d’autant plus que les communications sont difficiles » (NDLR : entre la Guyane et le Surinam, où se trouvait Rodolphe Alexandre pour une visite diplomatique), selon Hélène Sirder.

Yvane Goua, porte-parole de l'association Trop Violans - Jade Letard-Methon


Dans les rangs de Tròp Violans, ce silence agace. Les militants présents disent apprendre sur le tas que des tiers doivent être payés ou encore, ils constatent qu’une soixante d’ouvriers ne peut se rendre sur les lieux du chantier en cours à l’hôtel territorial. « Ça nous démontre encore que Rodolphe Alexandre, en président de la collectivité territoriale de Guyane, en président de la Guyane, est un problème parce que la Guyane, ça ne l’intéresse pas », tranche Yvane Goua. Confortablement installée dans sa chaise pliante, la porte-parole de Tròp Violans évoque, en outre, « un positionnement d’égo » de la part d’un président de la CTG, qui « n’aime pas Tròp Violans et qui n’aime pas Olivier Goudet ». Tous expliquent être venus pour régler ce « différend » et attendent de pied ferme d’être reçus par le président de la Collectivité Territoriale de Guyane.
« C’est la Guyane qu’on pénalise, pas Rodolphe Alexandre »

De son côté, Rodolphe Alexandre semble bien campé sur ses positions. « Je ne reçois personne, quiconque, sous la pression ou le chantage », assure le président de la CTG. L’exécutif dénonce, pour sa part, un « blocage odieux et grotesque » qui mettrait en cause toutes les compétences que la collectivité gère à court, moyen et long terme pour la Guyane. « Nous sommes dans une période de Covid, nous devons agir dans l’immédiat, et je note qu’en bloquant l’institution, c’est à la Guyane que l’on fait mal. » Le président de la collectivité unique de Guyane précise qu’aucune demande de rencontre officielle ne lui a été adressée : « Ils ont posé leurs tables, leurs chaises, leurs voitures pour bloquer une institution », continue-t-il encore.

Pour ce qui concerne la journée du 28 août 2019, Rodolphe Alexandre semble outré qu’on lui demande de « commenter une décision de justice » : « C’est à la limite de la calomnie et de la diffamation », assène-t-il. « Lorsque l’on a des actes aussi odieux que le président (de Trop Violans, ndlr) qui veut frapper un policier, eh bien, il faut pouvoir assumer ». De plus, le président dit avoir « une association qui bloque la Guyane » et de fait, explique être « contraint de travailler sur portable ou autres avec les personnels qui sont disponibles ». En fin de compte, le président de la CTG n’a pas l’air enclin à une rencontre dans ces conditions mais promet avoir signifié à la justice ce blocage.

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3 commentaires

Vos commentaires

cap40 29.11.2020
en bonne place...

En toute première place dans la future édition de "La Guyane pour les nuls"...

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Nespresso 27.11.2020

Et on attend quoi pour envoyer la force publique déblayer les accès et fesser cette triste bande de galapiats clownesque ?
Franchement, on croit rêver...

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Affreux Jojo 27.11.2020

Il n'y a pas une nouvelle loi pour dégager les squatteurs ?

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