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Santé

VIH: c'est le moment de se faire dépister

S.Z. Mardi 1 Décembre 2020 - 20h37
VIH: c'est le moment de se faire dépister
Un stand d'information sur le VIH, au CCAS de Saint-Laurent du Maroni. - S.Z.

Toute la semaine, associations et hôpitaux informent sur et dépistent le VIH dans diverses communes, alors que le taux de séropositivité demeure extrêmement élevé en Guyane.


A Saint-Laurent où divers stands - dont certains mobiles - ont été tenus aujourd'hui, comme partout en Guyane cette semaine , l'information sur le VIH semble de mieux en mieux passer, constatent les associatifs. « Les gens sont très ouverts. Les femmes connaissent les préservatifs et comment s'en servir », se réjouit une associative, même si « il y a quand même une méconnaissance sur comment se faire dépister ».

Devant la sécurité sociale, où s'est installé la Cegidd, 42 personnes sont venues s'informer au cours de la matinée dont 7 sont ensuite allé se faire dépister. L'organisme a choisi d'aborder les visiteurs venus effectuer leurs démarches, pour les convaincre de s'arrêter quelques minutes et profiter des renseignements offerts.

Une opération pas gagnée d'avance, puisque le VIH et le sida ne sont « pas un sujet comme un autre », reconnaît Pascal Sele. Mais lui aussi voit une amélioration dans le regard des habitants, en particulier les concernés. De plus en plus, il est confronté dans son travail à des séropositifs qui suivent correctement un traitement adapté et sont à un taux indétectable, ce qui leur permet de vivre normalement. « Deux personnes sont venues en parler ouvertement ce matin », se réjouit-il.

Les jeunes aussi semblent plus ouverts que leurs aînés sur la question, notamment grâce aux préventions en milleu scolaire. En ville, les jeunes sont conscients de la maladie, ils savent s'en protéger et où trouver des préservatifs, affirment plusieurs associatifs, même si, souligne Pascal Sele, « on ne sait pas si ils les utilisent ».
« les moyens se réduisent drastiquement d'année en année »

Malgré ces bonnes nouvelles, la situation guyanaise reste très préoccupante. Le territoire reste l'un des espaces français les plus touchés par le VIH, avec un nombre très important de séropositifs qui l'ignorent ou ne sont pas suivis. Et les politiques publiques ne viennent que partiellement soutenir les efforts des professionnels de santé sur le terrain. « Le territoire s'agrandit, la population augmente, mais les moyens se réduisent drastiquement d'année en année, maintenant les finances sont limites insuffisantes » peste Pascal Sele.

Pourtant, s'il y a des avancées, un travail de fond doit être poursuivi en Guyane pour combattre la pandémie. Parents et enfants, couples n'en parlent pas forcément entre eux, par exemple. Ou, plus prosaïquement, s'amuse Pascal Sele, « c'est toujours la femme qui impose le préservatif ».

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Vos commentaires

g6d 03.12.2020
surtout pas!

Après cela on dira que le taux de séropositivité en Guyane pour cette maladie est le plus élevé de France!
Mieux vaut mourir en silence pour l'honneur de la Guyane!

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