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SANTE

Vers un renforcement des mesures de freinage de l'épidémie en Guyane ?

S.R. Jeudi 23 Septembre 2021 - 15h48
Vers un renforcement des mesures de freinage de l'épidémie en Guyane ?
Le préfet pourrait annoncer un durcissement des mesures de freinage ce soir. - D.R.

 Le taux d’incidence de l’épidémie est élevé sur l’île-de-Cayenne et dans l’Ouest du territoire. Face à l’inquiétude des acteurs de la santé et directeurs d’hôpitaux qui annonçaient hier être « sous pression », des mesures plus contraignantes pourraient être annoncées ce soir à l’issue de la CIC.

 L’appréhension monte en Guyane, où l’épidémie accélère dans l’Ouest, sans pour autant présager une issue pérenne dans le reste du territoire. Alors que seuls 30,33 % des Guyanais disposent d’un schéma vaccinal complet, les directeurs des trois hôpitaux s’exprimaient hier devant la presse. « Sur l’ensemble de la Guyane, pratiquement tous les lits en réanimation sont occupés. » alertait le Pr Felix Djossou, directeur médical de crise du CHC et du GHT.

« Ce que je crains c’est qu’à force de laisser le virus circuler il finisse par toucher les enfants. On ne se vaccine pas, on dit même que ça ne sert à rien, que c’est dangereux. Le virus circule et commence à toucher les enfants. Les renforts qui arrivent sont insultés, j’appelle ça un suicide collectif. » a fait valoir sur un ton empreint d'émotion le directeur du Centre hospitalier de l’ouest Guyanais.

A deux jours d’une rencontre avec le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, les directeurs d’hôpitaux, directeurs médicaux de crise, chefs de réanimation et de pédiatrie et les coordinatrices générales de soins ont présenté une situation sanitaire préoccupante. « Depuis deux semaines nous n’avons plus de lits disponibles dans les services de pédiatrie, à la maternité et en réanimation. Tout ceci entraîne une stagnation des patients. » lançait notamment le directeur médical de crise du CHOG Dr Crépin Kezza, qui expliquait que seuls 12 lits sont destinés aux patients atteints de formes graves du Covid-19 au CHOG.
Le retour du confinement ?
La menace de mesures sanitaires plus strictes plane désormais au-dessus de la Guyane. Hier (mercredi), le directeur par intérim du centre hospitalier de Kourou le rappelait : « les mesures de freinage sont importantes ».

Selon les derniers chiffres fournis par l’ARS, le taux d’incidence sur le territoire était établi ce mercredi à 496 pour 100 000 habitants, largement supérieur à celui de la mi-mai, date à laquelle le préfet de Guyane avait annoncé un confinement « à deux vitesses », fermant l’ensemble des commerces considérés comme non-essentiels, les établissements sportifs, les bars et restaurants (déjà empêchés d’accueillir des clients sur place depuis l’instauration du couvre-feu), les cinémas et théâtres…

La remontée du taux d’incidence a été quasi continue depuis la mi-juillet, date du "déconfinement", malgré un léger mieux observé au début du mois d’août. Désormais, alors que l’épidémie recule dans l’hexagone, la Guyane est confrontée à une hausse des contaminations depuis presque deux semaines. Le confinement instauré depuis le samedi 21 août, entraînant la fermeture des bars et restaurants considérés comme d’importants foyers de contamination par l’ARS, n’a pas tari l’épidémie.

D’après Santé Publique France, les hôpitaux guyanais ont accueilli 41 nouveaux patients atteints du Covid-19 le 14 septembre, non-loin du record de 42 en une seule journée le 28 juillet 2021. Selon l’ARS, 102 patients atteints du Covid-19 sont en hospitalisation conventionnelle, 33 -atteints des formes les plus graves- en réanimation.

Christophe Robert, directeur du CHC, présentait hier trois « viatiques » pour sortir de la crise : l’augmentation des personnels par le biais d’un meilleur accueil de ces derniers en Guyane, le maintien des évacuations sanitaires et la vaccination. « 98% des gens qui sont en réanimation ne sont pas vaccinés. » assurait-il, entouré des autres directeurs du GHT.

La prise de parole du préfet de Guyane à l’issue de la CIC à suivre ce soir sur la page Facebook de France-Guyane.

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17 commentaires

Vos commentaires

BELLOD 24.09.2021

Marrant, que parmis tous ces commentaires plutôt braillards, même les plus alarmistes, l'idée de "vacination obligatoire pour tous" parfaitement envisageable par la loi, ne soit jamais évoquée…

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cap40 24.09.2021
Hélas...

Hélas trois fois hélas...La vague ne fait que gonfler et elle est encore loin du pic. Merci aux ayatollahs hystériques d'avoir fait la promotion de la liberté... d'être confiné et celle de saturer l'hôpital.La caravane de la bêtise la plus crasse atteint son but.

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cap40 24.09.2021
Hélas...

Hélas trois fois hélas...La vague ne fait que gonfler et elle est encore loin du pic. Merci aux ayatollahs hystériques d'avoir fait la promotion de la liberté... d'être confiné et celle de saturer l'hôpital.La caravane de la bêtise la plus crasse atteint son but.

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René 24.09.2021
Procédure

Les élus guyanais peuvent dormir tranquilles, personne ne porterait plainte contre eux pour mise en danger d'autrui.
Beaucoup, parmi ceux qui sont morts avaient seulement besoin d'être rassurés au sujet du vaccin, alors que ceux-là les ont confortés dans leur méfiance.
Homicide volontaire (les élus savent très bien que sans vaccination, il y a des morts) par intérêt électoral.
D'ailleurs, ça me donne des idées.

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Georges de Cayenne 24.09.2021
Regardez vers la Nouvelle-Calédonie

Les morts s'ajoutent aux morts. Les services de médecine sont pleins. Ceux de réa sont saturés et on devra faire du "tri sélectif" pour y admettre ceux qui auront une chance de survivre. Et pourtant, on a le moyen d'éviter ça avec le vaccin depuis le début de l'année 2021. Guyanais, regardez vers la Nouvelle-Calédonie : ses élus ont fait preuve d'intelligence, eux !

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Zorglub1962 24.09.2021

Puisqu'on ne peut pas forcer un âne à boire si il n'a pas soif, laissons les gens qui refusent de se faire vacciner assumer les conséquences, revenons à une vie normale, et tant pis si certains ne trouvent pas de place en réanimation. Cela créerait peut-être un électrochoc....

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Rudy M. 24.09.2021

Mais la priorité d'après G. Serville : "Je ne vais pas répondre aux Guyanais qui ne veulent pas se faire vacciner, mais à tous ceux et celles qui les traitent de nom d’oiseau" ...

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chris22973 24.09.2021
Une morgue à la place d une célèbre station de lavage automobile!

Et oui nous allons passer une saison humide avec beaucoup de précipitations de liquide lacrymal dans nos chaumière. Des commerces vont disparaître et d autres moins joyeux vont ouvrir.merci a certaines personnalités politique guyanaise, qui depuis des années passent 100% de leur job à réfléchir pour changer les noms de rues, d écoles, d aéroport! Chapeau bas...

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g6d 24.09.2021

Ça y est, nous sommes lrs champions incontestés de la non vaccination. Taubira et Teddy Riner nous encouragent dans ce sens,. A quand le titre de champion du monde des inconsequents ? r

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Bog 24.09.2021
Ahurissant (2)

9 personnes sur 10 en réanimation ne sont pas vaccinées. Aujourd'hui, pour mourir du covid il faut être soit un idiot soit un imuno déprimé vacciné. Ca aurait été une maladie qui tue a 80% tout le monde se ruerait sur le vaccin. Mais non, ca choisi de ne pas se vacciner, ok, c'est un choix. Mais ça fait ce choix, et ensuite ca va à l'hôpital prendre la place d'une personne peut être vaccinée mais fragile, ca monopolise tous les lits de réanimation par choix et égoisme ! Et le coût on en parle ? Entre celui du vaccin et celui d'une personne hospitalisée pendant plusieurs jours ? On ne se vaccine pas que pour soit, on se vaccine pour soit ET les autres, mais il faut croire que certains préfèrent que l'hôpital les renvoient chez eux faute de places lorsqu'ils seront en détresse respiratoire. Jusqu'ici, tout va bien, n'est ce pas!

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