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Un contrat qui vise à ameliorer la santé a Matoury

Samedi 7 Décembre 2019 - 03h15
Un contrat qui vise à ameliorer la santé a Matoury

Améliorer la santé à Matoury. Telle est la volonté affiché par le maire de la commune Serge Smock. Pour cela, il a été procédé, fin novembre, dans les salons de l’hôtel de ville, à la signature du deuxième contrat local de santé 2019-2021. Parmi les signataires et partenaires de cette action : le préfet de Guyane, la directrice générale de l’Agence régionale de santé, les représentants du Rectorat, de la caisse générale de Sécurité sociale et de la Collectivité territoriale. L’objectif visé est de réduire les inégalités territoriales et sociales en matière de santé dans les zones isolées et les quartiers en difficulté sanitaire. Outre l’organisation des parcours de soins et l’accompagnement médico-social, il est pris en compte d’autres facteurs sur la santé et la vie des populations, tels que le logement, l’environnement, l’éducation et l’emploi Serge RAVIN


«  Il est envisagé de mettre en place une maison sport-santé »

« Le contrat local de santé n’est pas obligatoire. C’est un outil que peut utiliser une commune pour pouvoir développer la santé sur son territoire. On peut aussi avoir des regroupements de communes. Il ne faudrait pas imposer un outil qui pourrait ne pas être adapté à toutes les communes. Pour Matoury, il l’est. C’est une commune qui s’est investie dans la santé depuis très longtemps. Nous avons des grands axes stratégiques du contrat local de santé. Par exemple nous avons des sujets de maladies métaboliques telles que le diabète qui est un sujet très important en Guyane. Il est envisagé de mettre en place une maison sport-santé pour développer les parcours de santé, détecter les maladies chroniques et puis mieux coordonner les actions de nutrition, d’activités physiques et accompagner les acteurs dans la mise en œuvre. Maintenant que le contrat de santé est signé, ils vont pouvoir faire des groupes de travail pour définir les actions très concrètes, les moyens nécessaires, les calendriers, tout ce qui va concourir à la réalisation du projet, (ce qui n’est pas encore dans le contrat local de santé). Le contrat local de santé c’est une façon d’articuler les grandes politiques publiques nationales pour lesquels nous avons des moyens avec des initiatives très locales que nous pouvons accompagner de façon coordonnée. Dès la signature d’un contrat local de santé l’ARS apporte une subvention ne serait-ce que parce que l’élaboration d’un contrat local de santé demande beaucoup de travail. »

Clara de Bort, directrice de l’Agence régionale de santé. - Angelique GROS
«  Mutualiser les moyens pour venir en aide au plus grand nombre »

«  Le contrat local de santé est un partenariat qui a pour but de mutualiser les moyens pour venir en aide au plus grand nombre en termes de résolution des problématiques de santé. Cela peut être l’accès aux soins, l’accès physique, l’obtention d’un rendez-vous par rapport à une problématique qui serait ciblée. C’est aussi la diversité des spécialités. Aujourd’hui, avoir en rendez-vous avec un ophtalmologue, ce n’est pas facile lorsqu’on est au centre-ville et qu’on a les moyens de le faire. Imaginez ce que cela peut être pour les publics en difficulté, les personnes âgées et handicapées. L’accent sur le contrat local de santé est mis sur les personnes dépendantes mais aussi sur les personnes qui n’ont pas forcément les moyens de se déplacer, ni les moyens financiers pour accéder aux soins de manière efficace. Ce sont souvent les personnes qui sont dans les quartiers prioritaires. Le contrat local de santé est une disposition nationale mais l’initiative vient de la mairie. D’ailleurs, c’est le troisième contrat local de santé qui est signé après Saint Laurent du Maroni et Cayenne. Mais Matoury a été précurseur de ce dispositif, il y a une dizaine d’années. Concrètement, il y a eu un diagnostic établi par Mme Agelas chargée de mission au DSU (dotation de solidarité urbaine) et qui a été discuté par les élus de la ville. Nous avons arrêté des axes stratégiques qui ont été validés et aujourd’hui nous le formalisons pour qu’il soit opérationnel dans les plus brefs délais. »

Serge Smock, maire de Matoury - Serge Ravin

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