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SAÜL

Premiere apparition du virus Oropouche en Guyane avec 37 cas suspects à Saül

Samir MATHIEU Mercredi 30 Septembre 2020 - 11h48
Premiere apparition du virus Oropouche en Guyane avec 37 cas suspects à Saül
Présence et circulation du virus en Amérique du Sud. - Infographie Research Gate

 Un nouveau virus vient d'être détecté pour la premier fois en Guyane. Il s'agit d'un virus Oropouche. Il provoque des symptômes ressemblant à ceux de la dengue. 37 cas ont été recensés depuis début août à Saül. Le virus est présent notamment dans les états Amazoniens du nord du Brésil (Amapa et Amazonas). Une équipe réunissant l'ARS, l'institut Pasteur et la CTG, se rend sur place aujourd'hui. 

Depuis le 11 août, 37 cas cliniquement évocateurs (dont 7 cas confirmés sur 9 testés) de virus Oropouche ont été détectés dans la commune de Saül. Il s’agit d’une première émergence du virus Oropouche en Guyane. Le pic des cas semble avoir été
atteint mi-septembre.
Ce virus de la classe des arbovirus se transmet par des piqûres de moucherons et de moustiques. Il n’a jamais été observé de transmission directe du virus d’une personne à l’autre. Il provoque des symptômes ressemblant à ceux de la dengue après une période d’incubation de 4 à 8 jours (pouvant aller de 3 à 12 jours), explique ce mercredi l'ARS (Agence régionale de la santé) qui révèle l'information.
Des symptômes proches de ceux de la dengue
Les symptômes sont : fièvre,  maux de tête, courbatures, douleurs articulaires et des vomissements. Chez certains
patients, elle entraîne des symptômes cliniques de méningite aseptique. A ce jour, la fièvre Oropouche n’a jamais entrainé de décès chez l’homme et tous les cas ont été guéris après un traitement symptomatique.

La lutte contre la propagation de ce virus procède principalement par l’élimination des gîtes larvaires (sites de ponte) à proximité des habitations humaines. Comme pour la
dengue, les mesures de prévention passent par ces gestes simples : éliminer les endroits où l'eau peut stagner (petits détritus, encombrants, déchets...), se protéger individuellement contre les piqûres de moustiques et de moucherons pour éviter la transmission du virus (dormir sous des moustiquaires fines pour se protéger du moucheron de petite taille, porter des vêtements longs et couvrants, se servir de répulsif), en cas de forte fièvre, éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires,
consulter un médecin.

Une mission ARS - Institut Pasteur - CTG d’investigation entomologique menée par le service d’entomologie de l’Institut Pasteur, se rend sur place ce mercredi.

L'info en +  
Le virus a été identifié pour la première fois en 1955 à Trinité-et-Tobago. Il circule en Amérique centrale et du sud. Il existe trois génotypes différents. Il circule notamment en Argentine, au Brésil, à Panama, au Pérou et à Trinité-et-Tobago. Par contre, des épidémies n'avaient juste là été identifiées que dans des états du nord et du centre du Brésil. C'est la première fois qu'il apparaît en Guyane. 

500 000 cas de fièvre d’Oropouche auraient été signalés au Brésil au cours des dernières décennies, une incidence amenée à progresser alors que son vecteur, le moucheron Culicoides paraensis circule dans toutes les Amériques. L'incidence de la fièvre d’Oropouche augmente également dans les zones urbaines du Pérou et dans certains pays des Caraïbes. Au Brésil, le virus a été isolé à la fois dans des oiseaux et chez des primates.
 
Le virus est trouvé dans le liquide céphalo-rachidien des patients infectés : en 2002, les chercheurs de São Paulo ont diagnostiqué 128 patients infectés par le virus Oropouche à Manaus, la capitale de l'État d'Amazonas. Ces patients avaient développé des symptômes typiques de l'infection, tels qu’une fièvre aiguë, des douleurs articulaires, des maux de tête et une douleur derrière les yeux. 3 des patients ont également développé une infection du système nerveux central. Certaines maladies immunodéprimantes semblent faciliter la pénétration du virus dans le système nerveux central.

Au Brésil, Oropouche est considéré comme une menace pour la santé publique et est difficilement décelé de par sa proximité avec les symptômes de la dengue. 
 
 

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Vos commentaires

Garimpo 03.10.2020
Oro pouche jusqu’en Guyane

Oropouche ? Porte bien son nom celui la, encore un ( comme le covid) qui suit la route de l’Or...

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