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SANTE

Le VIH-SIDA: quand une épidémie en éclipse une autre

Ayodele GERMA / a.germa@agmedias.fr Mercredi 1 Décembre 2021 - 16h07
Le VIH-SIDA: quand une épidémie en éclipse une autre
Selina Brust, Coordinatrice du programme "Parlons-en encore ! » et Dr. Leila ADRIOUCH, médecin coordinatrice au COREVIH de Guyane. - AG

 Chaque année, le 1er décembre est la journée consacrée par les Nations Unis, pour réitérer l'engagement mondiale de lutte contre le VIH-SIDA. Cette maladie principalement transmissible par voie sexuelle est apparue dans les années 1970. La Guyane est l'un des territoires français, les plus touchés. Des actions de sensibilisations persistent en Guyane, même si la cause semble avoir été passablement éclipsée par la crise sanitaire actuelle. Quelle sensibilisation, quel traitement, quel accompagnement ?

 Près de 40 ans d'existence de cette épidémie mondiale. La maladie semble avoir été apprivoisée mais les chiffres restent préoccupants eu égard aux objectifs fixés. En 2020, le monde comptait 37,7 millions de personnes vivant avec le virus, dont 1.7 million d'enfants. Avec 1.5 million de personnes nouvellement infectées en 2020, nous sommes bien loin des moins de 500 000 nouveaux cas, but fixé pour 2020 par l’ONUSIDA.
Concernant notre territoire, nous sommes l’un des départements français, les plus touchés par le VIH Sida. Selon Santé Publique France, en 2019 malgré les efforts de dépistage, la part des infections diagnostiquées à un stade très avancé reste stable (30% à Cayenne et 45% à Saint-Laurent- du-Maroni).

D’où l’intérêt d’un dépistage fréquent, car diagnostiqués précocement, les traitements actuellement assurent aux patients une vie « normale ». Le Dr. Leila ADRIOUCH, médecin coordinatrice au COREVIH de Guyane, est affirmative :   
« la trithérapie a beaucoup évolué, un seul comprimé par jour, tous les jours. La science se penche en ce moment sur des injections tous les 3 mois. Nous souhaitons passer un message important : se faire dépister au moins une fois par an ».
  La fréquence du dépistage est aussi un pré requis dans le suivi de la transmission de la maladie entre la mère et l’enfant : « Quasiment toutes les femmes, dépistées suffisamment tôt peuvent recevoir un traitement qui permettra de prémunir leur enfant du VIH Sida. C’est plus compliqué dans le cas des mères qui ont été dépistées tardivement », assure Le Dr. Leila ADRIOUCH. La prise d’un traitement antirétroviral pendant la grossesse permet d’amener le taux de transmission de la mère à l’enfant à moins de 1 %, selon l’institut Pasteur.
Dépistage
Au cours de ces dernières décennies, le message a été martelé tant et si bien, qu'il a sans doute imprégné notre inconscient collectif: il est essentiel de se protéger lors des relations sexuelles et de se faire dépister au moins une fois par an. Pour assurer la sensibilisation, un maillage territorial est mis en place par la Coordination régionale du VIH (COREVIH), constituée d’une équipe basée au Centre hospitalier de Cayenne. Son champ de compétence s’étend sur toute l’étendue du territoire Guyanais. « Notre but est de coordonner tous les acteurs de la lutte contre le VIH Sida. Avec le temps notre action s’est ouverte à la santé sexuelle en règle générale : les autres IST, les hépatites et le HPV, un virus qui a comme principale enjeux les cancers du col de l’utérus chez la femme », explique Dr. Leila ADRIOUCH, médecin coordinatrice au COREVIH de Guyane.
Sensibilisation 
Sur le terrain, l’association d'actions pour le développement, l’éducation et la recherche (Ader) fait partie de cette multitude d’acteurs locaux de lutte contre le VIH SIDA. Leur programme « Parlons-en encore !» a pour vocation d’éviter que cette cause ne tombe dans l’oubli, surtout dans cette période où le débat sanitaire est monopolisé par le Covid-19. L’association a été fondée en 2009, pour la médiation, la prévention et la Postvention en santé ; « nous avons une approche globale de la santé communautaire. Les jeunes sont un public cible de notre action. Nous intervenons dans les milieux scolaires à Sinnamary, Iracoubo, Kourou et Macouria, auprès des 13 à 18 ans » expose Selina Brust, Coordinatrice du programme "Parlons-en encore !".

Pour rentrer en contact avec les acteurs de lutte contre le VIH-SIDA en Guyane cliquez sur ce lien.

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