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GUYANE

La prudence reste de mise malgré la levée de l'état d'urgence sanitaire en Guyane

Samir MATHIEU Samedi 19 Septembre 2020 - 16h51
La prudence reste de mise malgré la levée de l'état d'urgence sanitaire en Guyane
Le préfet Marc Del Grande entouré du docteur Cyril Rousseau et d'Alexandre de la Volpilière, directeur général adjoint de l'ARS, vendredi à la sortie de la réunion hebdomadaire sur l'évolution de la situation sanitaire, en préfecture à Cayenne. - Samir MATHIEU

 Pas de changements majeurs en Guyane malgré la levée de l'état d'urgence sanitaire cette semaine. Les principales mesures de freinage, décidées sous l'état d'urgence, restent en vigueur : port du masque bien-sûr, mais surtout couvre-feu nocturne, frontières fermées ou encore interdiction de vente d'alcool à certains horaires... Le préfet assume et veut faire de la Guyane un exemple français dans la gestion de la lutte contre le coronavirus.

 L'état d'urgence sanitaire a été levé cette semaine en Guyane et à Mayotte. Il avait été exceptionnellement prolongé le 10 juillet dernier pour nos deux territoires, frappés alors de plein fouet par la crise du coronavirus. Aujourd'hui, la situation s'est nettement améliorée. Le taux de reproduction du virus est désormais inférieur à 1 en Guyane, ce qui est nettement mieux que pour de nombreux régions hexagonales. Le taux d'incidence est à environ 60 pour 100 000 habitants. Il faut qu'il soit égal ou inférieur à 50 pour repasser en zone verte. Donc pour l'instant encore, le virus reste en circulation active en Guyane, malgré la baisse enregistrée ces dernières semaines.

La circulation du virus reste d'ailleurs inégale en Guyane selon les territoires. Il est toujours présent sur l'île de Cayenne, avec une quinzaine de cas quotidiens environ. Il vient de remonter ces derniers jours sur l'Est de la Guyane où le taux d'incidence est remonté à environ 100 pour 100 000 habitants, en raison de la venue de personnes depuis le Brésil, malgré le fait que la frontière soit fermée. Le nombre de cas est donc reparti en légère hausse sur Saint-Georges et Camopi, mais cela reste faible, eu égard à la faible densité de population de l'est guyanais.
L'alcool reste interdit presque partout
Aujourd'hui donc les mesures de freinage restent plus que jamais de vigueur en Guyane. Le préfet l'a répété à plusieurs reprises depuis mercredi. Premier exemple concret : le couvre-feu nocturne est maintenu pour l'ensemble des communes à l'exception notoire d'Iracoubo, Ouanary, Régina, Saint-Elie et Saül. Ces cinq communes, dont Régina et Iracoubo ont été rajoutées à la liste vendredi, sont exemptes de toutes les mesures de freinage. Par exemple, ce sont les seules communes où il est possible de consommer de l'alcool sur la voie publique et d'en acheter entre 18 heures et 8 heures. 
La vente d'alcool entre 18h et 8h ainsi que la consommation d'alcool sur la voie publique, restent donc interdites, vous l'aurez compris, pour l'ensemble des autres communes guyanaises.
Les frontières restent fermées
Les frontières restent fermées. Le préfet Marc Del Grande se veut ferrme sur la question. Au sujet des enfants qui résident sur les rives brésiliennes et surinamaises, "la question sera étudiée à la fin du mois" précise le préfet, qui a conscience que cela pose des problèmes, notamment en matière de scolarisation. Le pont de Saint-Georges de l'Oyapock est toujours également fermé à la circulation. "Les Guyanais ont été remarquables mais je demande encore un peu de patience" explique Marc Del Grande qui souligne qu'il faudra garder pendant un moment encore "les réflexes comme le port du masque et la distanciation sociale".
Les rassemblements de plus de 10 personnes restent interdits
Parmi les autres mesures, les rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public, en intérieur ou en plein air, restent interdits, sous réserve d’une autorisation préfectorale pour toutes les communes de Guyane. Le confinement des personnes vulnérables reste indispensable et bien évidemment, le port du masque est obligatoire dans l’espace public.
Les restaurants peuvent rouvrir à l'intérieur sous condition
Parmi les nouveautés, les cinémas et salles de spectacles ont pu rouvrir ce samedi. Les restaurants peuvent rouvrir y compris en intérieur, à la condition de ne pas utiliser la climatisation et d'aérer les espaces clos par voie naturelle. Dans les faits, ce samedi, de nombreux restaurants qui étaient fermés car il ne disposent pas de terrasses, sont toujours fermés. Ils attendent un aménagement par rapport à la restriction liée à la climatisation et doivent ont besoin de temps pour se réorganiser. En ce qui concerne les sports collectifs, les mesures de freinage avaient été assouplies la semaine passée, en prévision de la levée de l'état d'urgence, ce qui fait que rien ne bouge à ce niveau là. Les entrainements sont autorisés, mais pas les compétitions.
Dancing et discothèques restent fermés
Tous les établissements recevant du public (ERP) peuvent désormais ouvrir, à l’exception des discothèques et
dancings, sous réserve d’une déclaration d’ouverture auprès des services préfectoraux. La déclaration est obligatoire mais l'autorisation n'est plus nécessaire. Dans les établissements recevant du public ne pouvant fonctionner sans climatisation, le port du
masque est obligatoire pour tout le monde (usagers comme salariés), de manière permanente. Dans les établissements recevant du public pour lesquels l’aération naturelle sans climatisation est obligatoire (restaurants et salles de sport par exemple), le masque peut être retiré en cas de nécessité (pour se restaurer ou pour un effort physique intense par exemple).
Tests PCR obligatoire en venant en Guyane
Pour les voyageurs prenant l'avion, la présentation d’un test PCR Covid-19 négatif réalisé moins de 72 h avant l’embarquement est
obligatoire pour tout voyageur entrant sur le territoire de la Guyane. Pour les voyageurs arrivant des Antilles seulement, qui ne disposeraient pas de test PCR Covid-19, l’embarquement est possible. Toutefois, un test à l’arrivée à l’aéroport Félix Éboué est obligatoire. Dans l’attente des résultats des tests, les passagers doivent strictement respecter, et en toutes circonstances, le port du masque et les mesures de distanciation.
Lieux de cultes et salles de sport autorisés mais encadrés
Les lieux de culte restent autorisés à recevoir du public en limitant leur accès à 1 personne pour 4m2 minimum de surface libre, dans le respect des règles d’hygiène et de distanciation physique, dites « barrières ». Toutefois, les personnes appartenant à un même foyer ou venant ensemble, dans la limite de dix personnes, ne sont pas tenues de respecter une distanciation physique d’un mètre entre
elles dans ces établissements. Les infrastructures permettant la pratique d’activités aquatiques et sportives, individuelles ou
collectives, en plein air ou en espace ouvert et les associations ou établissements sportifs dont le lieu d’exercice des activités permet une ventilation naturelle, peuvent accueillir du public pour, exclusivement, des activités d’entraînement aux contacts limités, sous réserve de l’obtention d’une autorisation préfectorale accompagné d’un protocole présentant les mesures sanitaires envisagées au sein de l’établissement. Quel que soit l’activité, l'entretien systématique des locaux, du matériel et des bureaux est réclamé. "Le respect des protocoles sanitaires doivent être accompagnés d’une forte pédagogie auprès du public et des salariés", rappelle enfin la préfecture.

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3 commentaires

Vos commentaires

aouara 20.09.2020

Bien! Le mérite faire taire tous les apprentis professeurs de médecine !!et zélus de tous bords
Ils auront appris peut-être une chose: le silence est d’or!

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zorglub62 20.09.2020
Prudence sanitaire

Je me réjouis de ces bonnes nouvelles.
Mais : Prof en lycée Pro, je constate que le port du masque reste difficile à faire respecter et que nous passons un temps chronophage aux rappels à l'ordre. Dans certaines classes, 60% le portent sous le menton ou sous le nez.
Il nous a été donné comme consigne de ne pas rentrer en conflit à ce sujet.
Résultat : j'abdique !

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tronokar 20.09.2020

Et pas seulement en lycée pro...
Il est évident qu'avec une température de 35/36°C à l'ombre tout au long de la semaine, tenir toute la journée avec un masque sur le visage, rester attentif, tenter de communiquer... Faut pas rêver, c'est impossible, ça ne va pas tenir bien longtemps et c'est comme ça, il faudra faire avec en espérant que la décrue va continuer, le vaccin ou la thérapie ne pas trop tarder.
La consigne de ne pas rentrer en conflit est réaliste et de bon sens.

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