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Santé

«En Guyane on a une forte population diabétique, qui n'est pas forcément au courant»

Samuel Zralos Mardi 10 Novembre 2020 - 17h06
«En Guyane on a une forte population diabétique, qui n'est pas forcément au courant»
Daniel Espinas (droite) en pleine glycémie capillaire. - Samuel Zralos

Des équipes du Chog se déplacent cette semaine pour des opérations de dépistage et de prévention autour du diabète, à l'occasion de la journée mondiale du 14 novembre. Ce matin, ils ont tenu leur stand à Javouhey.


Ce matin à Javouhey, jeudi au village chinois de Saint-Laurent et samedi sur la place du marché, une équipe du Centre hospitalier de l'ouest guyanais (Chog) propose gratuitement des informations sur le diabète et un premier test, accompagné de conseils et, le cas échéant, d'une recommandation d'aller consulter son médecin avec les résultats de l'examen. Samedi, c'est la journée mondiale du diabète, une journée d'information et de prévention sur cette maladie et l'hôpital de l'Ouest en profite pour tenter de faire mieux connaître cette maladie auprès de la population.

En effet, « en Guyane on a une forte population diabétique, qui n'est pas forcément au courant », explique Maéva Solvi, enseignante en activité physique adaptée au Chog. Surtout que le diabète, qui touche 10% de la population d'après les estimations, est « une maladie assez silencieuse. Tant que les complications ne se manifestent pas », le patient peut n'avoir aucun symptôme.

D'où l'intérêt, explique-t-elle, de ce genre d'actions pour « se rapprocher de la population » et notamment de celles et ceux qui ne peuvent se déplacer aisément jusqu'au Chog.

Le dépistage proposé se fait par glycémie capillaire, une petite piqûre au bout du doigt, explique Soraya Horri, infirmière en éducation thérapeutique. Et s'accompagne d'un petit questionnaire sur ses activités sportives, sa consommation de légumes ou son poids, afin de « cibler les personnes qui présentent des facteurs de risques », liées par exemple au poids, à l'hérédité ou à l'alimentation, détaille le docteur Samia Amokrane.
Une piqure, des explications et des recommandations

Daniel Espinas, maçon de 55 ans, est le premier patient a s'arrêter au stand ce matin. Venu au dispensaire pour autre chose, il se laisse prendre volontiers au jeu de l'examen. Il commence par monter sur la balance - l'occasion d'une blague pleine d'auto-dérision sur son poids - avant de se faire mesurer et prendre le tour de taille tout en répondant au questionnaire des personnels soignants. Puis vient le moment de vérifier son insuline. Le résultat obtenu, la médecin du chog explique en détail les résultats.

Rien d'inquiétant à priori pour le cinquantenaire qui aura tout le même droit à un petit rappel de la part de Maéva Solvi et de Carles Elisabeth, diététicienne nutritionniste. Schémas et photos à l'appui, les deux femmes justifient, en français et en bushinengue l'importance de faire au moins une demi-heure d'activité physique tous les jours, de gérer ses apports de sucre journaliers, parmi d'autres « recommandations ». Daniel Espinas repart de sa visite tout sourires, avec des résolutions nouvelles : « Je vais appliquer les conseils, comme ça je connais un peu plus ce qu'il faut manger. Et ça fait longtemps que j'ai plus fait de sport, je vais me remettre au football ».

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