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Saint-Barthélémy, plate-forme expérimentale du déconfinement

Marc ARMOR Dimanche 5 Avril 2020 - 10h35
Saint-Barthélémy, plate-forme expérimentale du déconfinement

La collectivité d'outre mer (COM) de Saint-Barthélémy et l'Agence régionale de santé travaillent ensemble sur une expérimentation précoce du déconfinement dans l'Île du Nord de la Guadeloupe

Pour l'heure, Saint-Barthélémy (408 hab./km2 pour 9 793 habitants selon le dernier recensement INSEE) semble relativement préservée du Covid. Les rares cas qui y ont été signalés sont soit guéris, soit en cours de guérison. Cette situation donne des idées aux autorités de la Collectivité, qui trouvent un écho certain auprès de l'Agence régionale de santé (ARS). En résumé, un vaste plan de tests de la population devrait être mis en œuvre. Et selon ses résultats, un protocole de déconfinement — en cours d'élaboration, notamment par les infectiologues et virologues — serait expérimenté dans la petite île du Nord. S'il s'avérait concluant, il servirait de base à un déconfinement ultérieur de l'archipel.
 
Interviewée par Radio Saint-Barth, Valérie Denux, directrice de l'ARS, a donné quelques détails sur ce projet. « Nous travaillons sur une modification de la stratégie de test (lire ci-dessous) en vue d'une sortie de confinement. On a le sentiment que le virus circule ici de façon moins importante qu'ailleurs. Par ailleurs, la population n'est que de 10 000 habitants, et le territoire est bien fermé. Il semble donc plus facile de maîtriser ici la situation. »
Avec une grande prudence
L'idée est donc d'élargir la cible des tests. « Le protocole n'est pas encore totalement défini. On va commencer par tester des tranches de population. Selon les résultats que nous obtiendrons, nous verrons s'il convient d'élargir à l'ensemble. Le protocole doit être très clair et précis pour déboucher sur une stratégie de déconfinement. Nous en tirerons tous les enseignements pour, ensuite, l'appliquer éventuellement à l'archipel ».

Dans les semaines qui viennent, Saint-Barthélémy va donc être un laboratoire. L'expérience devra être prudente et, surtout, ne pas déboucher sur une reprise des contaminations. Parce que, on le rappelle, il n'y a pas de service de réanimation à l'hôpital local. Certes, cet établissement va être très bientôt « doté d'un respirateur », mais cet engin ne sera destiné qu'à soutenir le malade en attendant son évacuation. L'hôpital ne pourrait faire face à un afflux, même modéré, de cas de détresse respiratoire.
 
 
Le plan ambitieux de la COM
 
D'après le Journal de Saint-Barth, la Collectivité entend investir 2 millions d'euros dans l'achat et le fonctionnement de machines Cepheid GeneXpert. D'un coût de 110 000 euros l'unité, ces engins sont mobiles, d'une utilisation simple, et capables de réaliser 16 tests par heure. La Collectivité souhaiterait tester l'ensemble de la population, par un système de « drive », complété par des tests à domicile pour les personnes qui ne peuvent se déplacer. L'opération serait gratuite, la Collectivité espérant se faire rembourser une partie des tests par la Sécurité sociale. Avec 5 machines de ce type — si la collectivité arrive à les trouver sur un marché où la demande est forte… — l'ensemble de la population pourrait être testé en une vingtaine de jours.

Un bémol néanmoins. Les tests seraient réalisés sur un prélèvement effectué dans le nez par coton-tige. Les tests nasaux analysés par PCR permettent de confirmer qu'un malade est infecté ou non au moment où le test est réalisé. Ils permettent aussi de déterminer si une personne porte le virus sans en présenter les symptômes. Cette technique permet donc de déclarer si une personne est porteuse du virus au moment T du test, mais ne l'empêche pas de se contaminer dans les heures qui suivent. Par ailleurs, elle ne permet pas de détecter les anticorps témoignant de la guérison.
 
 


Pour en savoir plus :
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