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Pour le comité scientifique territorial, la 2e vague n’est pas à prendre à la légère

Jade LETARD-METHON Lundi 16 Novembre 2020 - 19h32
Pour le comité scientifique territorial, la 2e vague n’est pas à prendre à la légère
les membres du comité scientifique dans la salle de la commission permanente de la Collectivité Territoriale de Guyane Crédit : Collectivité territoriale de Guyane

Réuni comme tous les lundis depuis le début local de l’épidémie Covid, le comité scientifique de la CTG s’est penché sur l’approche perceptible de la deuxième vague du Coronavirus en Guyane. Le renforcement des mesures préventives existantes a ainsi été évoqué. Mais si la deuxième vague est attendue de pied ferme, on veut éviter la panique générale grâce au seuil d’alerte guyanais.

 Frémissement. C’est le terme employé pour désigner la légère augmentation des cas Covid durant les quinze premiers jours de novembre. Un frémissement qui donne matière à réflexion au comité scientifique de la Collectivité Territoriale de Guyane. Ainsi, selon des chiffres du laboratoire Biosoleil, sur 3000 personnes testées en octobre dernier, 100 ont été déclarées positives ; un nombre quasiment égalé après seulement 14 jours du mois de novembre, avec 75 personnes positives pour 1700 tests réalisés. Parmi ces chiffres, est observée une proportion importante de voyageurs en provenance de l’Hexagone ou des Antilles françaises.

Pour le docteur Marc Ledy, membre du comité scientifique, il faut tester les nouveaux arrivants quand ils posent le pied à Cayenne pour minimiser les risques de faux négatifs, de résultats d’analyses produits par des faussaires et de personnes contaminées juste après avoir fait un test PCR pour voyager. « On a la certitude d’avoir un test de qualité, on a un reflet et puis, on a aussi les données qui peuvent être facilement remontées et qui peuvent être facilement utilisées par l’ARS, la CTG ou la préfecture », assure le directeur du laboratoire Biosoleil. Pour l’ensemble du comité, le mot d’ordre est donc à la vigilance exacerbée au niveau des différentes frontières matérialisées de Guyane
Un seuil d’alerte protecteur ?

Au fil de leurs discussions, les membres du comité scientifique se sont aussi mis d’accord pour garder un œil ouvert sur la situation épidémiologique des pays voisins. Pour le docteur Claude Ho-A-Chuck, il y a un vrai questionnement à avoir concernant l’arrivée de réfugiés sur le territoire : il observe ainsi le bien fondé de tests de dépistage chez ces populations en particulier.

Toutefois, toutes les mesures évoquées par ces experts médicaux ne sont-elles pas tardives ou vaines au vu de l’imminence de la deuxième vague ? Pour le docteur Mirdad Kanzanji, la réponse est négative puisque le facteur primordial à considérer est celui du seuil d’alerte guyanais, qui est de 50 cas pour 100 000 personnes. Tant que cette limite n’est pas franchie, il n’y aurait donc aucun besoin de « paralyser le pays ». « On prendra les mesures nécessaires en fonction de la situation », assure le directeur de l’Institut Pasteur de Guyane. Parmi les dites mesures, un élargissement du couvre-feu est à envisager. Si certaines communes font face à une recrudescence de cas positifs, comme con peut l’observer aujourd’hui, le docteur Kazanji parle, là aussi, de décisions adaptées au cas par cas avant de considérer toute dynamique généralisée à l’ensemble du territoire.
Pas de nouvelles pour le carnaval 2021

Les festivités de fin d’années sont prévues dans un peu plus d’un mois mais un évènement est au cœur des interrogations chez les Guyanais. En effet, toujours pas de décision prise en ce qui concerne le carnaval 2021. Si certains carnavals comme celui de Trinidad ou de Rio sont d’ores et déjà annulés, le suspense demeure en Guyane. Le président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, dit vouloir recevoir les différents acteurs de cette période festive pour se prononcer.

« Il faut rendre grâce à la population guyanaise, qui reste disciplinée, et la conforter dans cette façon de faire. » C’est un des messages du docteur Roger-Michel Loupec, lui aussi membre du comité d’experts médicaux. Le praticien croit fermement « qu’une mesure de santé publique n’est efficace que lorsqu’elle est acceptée, comprise, concertée et expliquée ». Malgré des « dérives », dont il a conscience, il croit plus à l’encouragement qu’à la coercition.
Pour en savoir plus :
Les données en temps réel en Guyane et dans le monde sur le COVID-19
Retrouvez les données sur les chiffres de l'épidémie en Guyane, sous la forme de tableaux et courbes actualisés chaque jour avec le nombre de cas et l'évolution de l'épidémie de coronavirus.
Consultez également les données des pays dans le monde touchés par l'épidémie.
» Accédez aux données

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9 commentaires

Vos commentaires

cap40 19.11.2020
Carnaval...

Carnaval??? y a qu'à lire les infos... c'est tous les jours...
Curieux Rio pas de carnaval, Dunkerque pas de Carnaval etc...
Mais chut...CTG réfléchit...

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towef 18.11.2020
towef

comité de cour pour faire du bien à Rodolphe Alexandre qui, comme ce comité d'experts, sans expert, ne peut décider de rien

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g6d 18.11.2020

Pourquoi sur la vidéo diffusée par la CTG sur Facebook, Rodolphe Alexandre est la seule personne à ne pas porter de masque ? pourtant il ne boit pas

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g6d 17.11.2020

comité de cour pour faire du bien à Rodolphe Alexandre qui, comme ce comité d'experts, sans expert, ne peut décider de rien

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tronokar 17.11.2020

Pour Vaval, le président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre peut toujours gesticuler et "se prononcer", ce n'est de toute façon pas lui qui décidera, c'est le préfet !
La sagesse voulant d'annuler purement et simplement la mascarade.

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tronokar 17.11.2020

Pour Vaval, le président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre peut toujours gesticuler et "se prononcer", ce n'est de toute façon pas lui qui décidera, c'est le préfet !
La sagesse voulant d'annuler purement et simplement la mascarade.

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Paassy 17.11.2020
Vaste hypocrisie à la CTG !

"Le président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, dit vouloir recevoir les différents acteurs de cette période festive pour se prononcer."
Ah tiens, le comité scientifique est dans l'incapacité de se prononcer sur le carnaval alors que le choix est d'une évidence monstrueuse, et c'est l'avis des organisateurs du carnaval qui est dans la balance ?
Hé ben, il est courageux ce comité scientifique !

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Georges de Cayenne 17.11.2020

Je pense qu'il ne faut pas se fier au nombre de test positifs pour juger de l'évolution de la covid-19 en Guyane comme partout ailleurs. Les tests RT-PCR sont trop sensibles et détectent vraisemblablement de nombreux faux positifs, c'est à dire des sujets guéris après formes apparentes ou inapparentes, mais qui restent porteurs dans leurs rhinopharynx de morceaux de coronavirus qui ne sont pas infectants. Les deux seuls chiffres qui évaluent réellement l'état de l'endémie sont le nombre de malades hospitalisés et le nombre de patients en réanimation. Or le nombre de patient hospitalisé diminue tout doucement et il n'y avait plus personne en réanimation à la date du 14 novembre depuis plusieurs jours déjà ! Utiliser le nombre de sujets testés positifs avec la technique actuelle de RT-PCR ne sert qu'à l'Etat pour se justifier de sa politique restrictive. La technique idéale de mesure de l'endémie serait de faire des cultures virales, mais à l'heure actuelle, ce n'est pas financièrement ni techniquement possible

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Laurent du maroni 18.11.2020
Documentaire

"la technique actuelle de RT-PCR ne sert qu'à l'Etat pour se justifier de sa politique restrictive." Vous allez donner du grain à moudre aux adorateurs du documentaire "Hold-Up"...

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