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Coronavirus

"Les excuses de l'année dernière ne valent plus aujourd'hui"

Iris Joussen Mercredi 23 Juin 2021 - 14h03
"Les excuses de l'année dernière ne valent plus aujourd'hui"
Steve Roldan, l'un des patrons du Hitbox bar à Cayenne et représentant du syndicat des restaurateurs, cafetiers et tenanciers de bars et discothèques - DR

Les représentants des bars et restaurants se réunissent de nouveau à 16 heures devant la préfecture. Cette fois-ci, ils ont appelé la population en tant que clients ou par solidarité à les rejoindre. L'enjeu est de taille : le préfet les reçoit en fin d'après-midi. Leur porte-parole Steve Roldan nous explique les coulisses de ces négociations.

Le préfet recevra à 17 heures Jean Marie Prevoteau (USOTG), François Du Boulay (Club Hoteliers), Alcide dit Clauzel, Liliane Destembert (présidente SHRCDG) et Steve Roldan (porte-parole) pour discuter de la situation des restaurants et des bars. 


Vous êtes invités à discuter à la préfecture à 17 heures, pourquoi appeler à un mouvement solidaire de la part de tous vos clients à 16h sur la place devant la préfecture ?

Ce n’est pas contre la préfecture. Nous voulons montrer que nous sommes tous unis et solidaires, du fast-food aux restaurants haut de gamme. On en appelle à la solidarité des clients pour sauver notre secteur.  On ne veut pas mettre la pression, on montre l'unité.

Ne craignez-vous pas que ce rassemblement soit contre-productif dans les discussions ?

On prend le risque mais c’est le jeu. On le fait pour défendre notre cause jusqu’au bout. Le monde de la restauration a avalé le plus de couleuvres pendant la crise sanitaire, tout en étant la plus silencieuse. Maintenant on a besoin de réponses claires. On aimerait une échéance, des paliers clairs. Les excuses de l'année dernière ne valent plus aujourd'hui.
Le 16 juin dernier, malgré votre rassemblement devant la préfecture, le préfet restait ferme face à la presse : aucune réouverture et refus de tout dialogue pendant la période électorale. Finalement, le 17 juin, il annonçait la réouverture des commerces non essentiels mais pas la vôtre. Que s’est-il passé ?

Tout le travail et les négociations se font en coulisse. Les commerces non essentiels étaient en pourparlers depuis plus de 15 jours. Le lundi 14 juin, le préfet a accepté de recevoir toutes les professions séparément. Il a finalement donné une fin de non-recevoir à tout le monde. Le fait de donner une réponse ensuite différente aux commerces qu’aux bars et restaurants, est compréhensible. Nos problématiques sont distinctes ainsi que les contraintes sanitaires. Par principe, les personnes qui viennent chez nous n’ont pas de masque.

Si le préfet n’a pas annoncé officiellement la réouverture des commerces à la presse le mercredi, c’est sûrement pour ne pas mettre de l’huile sur le feu. Nous étions en train de « manifester » en bas de la préfecture au même moment. Il a préféré faire l’annonce de manière plus discrète. C’est maladroit mais ça se comprend.
Que répondre aux critiques selon lesquelles vos activités économiques ne sont pas en danger puisque vous recevez des aides de la part de l’Etat ?

Si l’on demande à réouvrir à la quasi-unanimité c’est que ces aides ne suffisent pas. Certains n'y ont tout simplement pas le droit ou pas à la totalité (quand on a commencé son activité en 2020 par exemple). Et même pour ceux qui en ont le droit, il y a tout un parcours du combattant. Il faut arrêter de penser que c’était comme au tout début du premier confinement. A cette époque, nous avons effectivement reçu une aide automatiquement. Certains ont pu en abuser et heureusement maintenant il y a des contrôles. Sauf que lorsqu’il y a des contrôles, ceux-ci peuvent durer plusieurs mois. Pendant ce temps-là, les versements sont suspendus.

Par ailleurs, les conditions pour bénéficier de ces aides changent tous les mois : on ajoute des cases ou on les modifie. Dès qu'on se trompe ou qu’on ne rentre pas dans la case, sur le terrain ça se traduit par des complications… et des suspensions de versement.

Enfin, ces aides sont salvatrices mais elles ne remplacent pas notre chiffre d’affaire en pleine activité. Rien qu’en septembre dernier, alors que nous étions sous couvre-feu, mon chiffre d’affaires était de 60 000 euros. J’ai le droit une aide aujourd’hui de 10 000 euros. C’est bien mais ce n’est pas suffisant à long terme. Cette fois-ci je parle en mon nom car je sais que pour ceux qui ont un chiffre d’affaire de 15 000 euros, ils perçoivent la même aide. Ce sont des systèmes de palier, mais avec des plafonds.




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