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Crise sanitaire — économie

La grosse colère du gérant de Fitness plaza : « On ne survivra pas »

SH Mardi 7 Juillet 2020 - 07h27
La grosse colère du gérant de Fitness plaza : « On ne survivra pas »
Depuis mars, le personnel est revenu à quelques reprises à la salle… notamment dans l'objectif de préparer la réouverture qui finalement n'a pas eu lieu le 22 juin. En médaillon, Jérôme Thisselin. - Photos DR

Gérant des deux salles de sport Fitness plaza de Cayenne et Matoury, Jérôme Thisselin ne décolère pas. Depuis mars, son chiffre d’affaire est nul, l’entreprise vit sur sa trésorerie et ne pourra pas tenir longtemps. Il regrette surtout, dans cette situation, de n’avoir aucune information sur la réouverture des deux sites, qui, selon lui, est possible comparé à d’autres lieux où il y a du public.

« C’est catastrophique. On nous avait dit dans un premier temps qu’on allait rouvrir le 6 juin. Avec le passage à l’orange de la Guyane, ça a été repoussé au 22 juin… Aujourd’hui, on n’a même plus de date. On navigue à vue. » Jérôme Thisselin dit aujourd’hui ne pas comprendre la situation. « Nous n’avons pas attendue cette époque, certes très inquiétante et grave, pour être vigilants sur l’hygiène, la désinfection, sur le passage de sociétés de nettoyage, de tous ces gestes qui font qu’on demande une serviette obligatoirement pour l’utilisation du matériel, de chaussures spéciales pour la salle… ».
« On nous laisse mourir sans se soucier »
Et la pilule passe très mal quand, au regard de ce qui se passe autour de lui « dans certaines zones, certains quartiers. Je me demande, est-ce qu’on est plus dangereux que ces endroits-là qui continuent à vivre normalement ? Cela m’irrite fortement. »

Certains salariés — l’entreprise en compte 12 — sont venus pour remettre en place le centre et nettoyer avant l’éventuel redémarrage du 22 juin et pour aussi mettre en place les gestes barrière et les distanciations, poursuit-il. Et depuis ? « Il ne s’est rien passé… on n’a pas de date. Donnez-nous une date ! On nous laisse mourir sans se soucier. Alors qu’on pourrait très bien rouvrir tout en respectant les couvre-feux et que les personnes respectent les distances. En fait, on nous empêche d’ouvrir. On est considéré comme beaucoup plus impropre et dangereux pour la santé que certains endroits… ».
« Nous n’avons pas prélevé nos adhérents… »
Si la situation économique est aussi délicate, c’est « que depuis mars, nous n’avons fait aucun chiffre d’affaires. Nous n’avons pas prélevé nos adhérents — les deux salles en compte chacune plusieurs centaines, ndlr —, ce qui était un minimum de respect et d’honnêteté. Ce n’est pas le cas de tout le monde… », lâche-t-il avec amertume. « Nous sommes une entreprise qui a des charges, des obligations et on nous empêche de travailler. Je peux comprendre l’hygiène, la santé, en priorité. Est-ce que venir à la salle est plus dangereux qu’un centre commercial ou un hypermarché ? Je suis à la fois inquiet et en colère. On ne pourra pas tenir… Ce sera impossible. On ne survivra pas ! »
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3 commentaires

Vos commentaires

Ergo sum 09.07.2020

Mais quel chialeur !

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Affreux Jojo 08.07.2020

1. Comment donner une date ? Qui est capable de prévoir l'évolution de l'épidémie ?
2. Oui, c'est plus dangereux d'être dans une salle où par leurs efforts, les adhérents soufflent plus et excrètent davantage de virus.
Accessoirement, il est nécessaire de faire ses courses, pas d'aller à la salle.
3. Pour conclure, l'État doit mettre au plus vite les entreprises en difficulté sous perfusion : annulation de cotisations, d'impôts, aide aux loyers, chômage partiel...
Ces entrepreneurs n'ont rien fait pour mériter cette situation et doivent donc bénéficier de la solidarité nationale.

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cap40 07.07.2020
tant d'incohérences...

sont incompréhensibles...un foutage de gueule de plus... Et ce responsable reste bien courtois pour continuer à exister et sauver la peau de ses employés.
Entreprendre en Guyane...une bonne blague. Demandons aux 500 combien d'entreprises ont coulé et combien ne viendront pas...

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