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Covid-19 - Dengue - Saint-Laurent-du-Maroni

Au Chog, « on reste vigilants » face aux épidémies de Covid et de dengue

Samuel Zralos Vendredi 29 Mai 2020 - 18h07
Au Chog, « on reste vigilants » face aux épidémies de Covid et de dengue

Même si le centre hospitalier de l’Ouest guyanais a réduit la voilure de son unité covid, ses responsables assurent qu’ils restent sur le qui-vive, alors que deux nouveaux cas ont été détectés le 28 mai. L’hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni surveille également l’épidémie de dengue.

Avec deux nouvelles contaminations détectées jeudi 28 mai, le covid-19 réapparaît à Saint-Laurent-du-Maroni, qui avait accueilli les premiers cas guyanais il y a près de trois mois. Et ce alors que, l’épidémie ayant relativement épargné l’Ouest, l’unité covid du Chog a été réduite ces derniers jours. « On a profité de l’accalmie », explique Pauline Richoux, directrice des ressources humaines de l’hôpital.

« L’objectif était de redémarrer la médecine, que les spécialistes puissent reprendre une activité quasi-normale » après avoir été confinés aux actes urgents pendant la crise. Les médecins doivent faire face à la « grosse partie de l’activité qui s’est arrêtée pendant près de trois mois ».

Mme Richoux en convient, « il y a moins de lits, moins de médecins » dédiés aujourd’hui au coronavirus. Mais l’établissement « est toujours en capacité, l’unité covid se rouvre du jour au lendemain ». D’après elle, « on n’a jamais relâché notre vigilance », le Chog ayant examiné « entre temps, beaucoup de cas suspects ». Comme en convenaient déjà de nombreux soignants il y a un mois, l’hôpital profite « depuis deux, trois mois » du faible nombre de contaminés pour peaufiner son organisation. Les trois hôpitaux guyanais, réunis au sein du groupement hospitalier de territoire (GHT), ont également partagé matériels et personnels
« Des moyens pas dimensionnés pour une crise de grande ampleur »
Reste toutefois l’éternel problème de l’insuffisance des moyens. Depuis le début de la crise, le Chog sait qu’il n’a pas la capacité de gérer entièrement une éventuelle grosse vague. « Il ne faut pas que l’attention retombe » et que la Guyane connaisse « une crise en plein milieu des congés d’été », met en garde Pauline Richoux. Sinon, il faudra « faire face avec des moyens pas dimensionnés pour une crise de grande ampleur, avec des problèmes de ressources humaines, médicales et paramédicales ».

Une situation qui serait d’autant plus inquiétante que la Guyane vit aussi une importante épidémie de dengue. Au 20 mai, l’agence régionale de santé (ARS) dénombrait déjà 1440 personnes touchées sur le territoire. Des patients qu’il n’est pas forcément évident de distinguer de ceux covid au premier coup d’oeil. C’est pourquoi, aux urgences, l’infirmière et le médecin d’accueil sont chargés d’examiner avec attention tous les suspects « pour voir si » c’est l’une ou l’autre maladie, détaille Dr Essi Tronou, médecin chargée de la gestion des risques liées au soin.

Les personnes atteintes par la dengue sont orientés en médecin générale et, la plupart du temps, repartent chez elles avec un traitement contre la fièvre, avant un contrôle au bout de 4/5 jours – pour vérifier qu’il n’y a pas d’hémorragies. Celles touchées par le covid partent dans les nouveaux locaux de l’unité dédiée. Pour les uns comme les autres, conclut Pauline Richoux, les prochaines semaines seront « assez cruciales sur tous les fronts ».
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1 commentaire

Vos commentaires

bozo 30.05.2020
« faire face avec des moyens pas dimensionnés pour une crise de grande ampleur, avec des problèmes de ressources humaines, médicales et paramédicales ».

C'est là le vrai problème, la Guyane risque bien de vivre une tragédie à l'image du Brésil.
Si la population ne prend pas les dispositions nécessaires : l'été sera chaud !

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