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Ce que dira le Comité Territorial Scientifique au Premier ministre

Pierre ROSSOVICH Samedi 11 Juillet 2020 - 15h43
Ce que dira le Comité Territorial Scientifique au Premier ministre

À la veille de l’arrivée du Premier Ministre et des Ministres de la Santé et de l’Outre-Mer, une réunion extraordinaire du Comité Territorial Scientifique se tenait ce samedi matin, en présence des parlementaires Georges Patient, Gabriel Serville et Lénaïck Adam.

 
 
À l’issue de cette rencontre, le comité préconise :
• Le renforcement radical de la marge opérationnelle sur la réanimation, « encore bien trop juste et prenant à tort comme variable d’ajustement un recours aux évacuations sanitaires risquant rapidement d’atteindre ses limites ».

• Le renforcement des équipes soignantes Covid hors réanimation, « déjà très fortement sous tension le reste du temps ».

• Une meilleure intégration de la médecine de ville dans le dispositif qui est aujourd’hui « quasi- totalement hospitalocentré avec une disqualification du secteur libéral » dans la prise en charge de l’épidémie qui doit s’arrêter.
 
 
LE PIC EST-IL INÉVITABLE ? 
• Docteur Serge Plénet
« Le pic est une supposition. La Guyane est un carrefour. On a reçu la vague européenne. On reçoit maintenant la vague d’Amérique du Sud. »
• Docteur et Directeur de l'Institut Pasteur, Mirdad Kazanji
« Il y a plusieurs pics : celui du nombre de cas, du nombre d’hospitalisés et du nombre de morts. Il est possible que le pic du nombre de cas vienne de passer et que l’on débute la phase descendante. Le nombre de gens infectés commence à diminuer. On a pas encore atteint le pic d’hospitalisation. »


• Docteur Michel-Roger Loupec (également conseiller territorial)
« Le virus circule à travers les patients. Tant que l’on aura des gens infectés qui circulent, on aura des risques de contamination. Le Maroni sera le prochain épicentre en Guyane. L’important pour nous qui n’avons pas les capacités hospitalières suffisantes, c’est de ralentir la progression du virus pour permettre à ceux qui sont atteints d’être soignés convenablement. »
• Manuella Imounga Desrozieres, Epidémiologiste
« Le pic correspond au maximum d’hospitalisations et de prise en charge en réanimation. Ce pic dépend aussi des mesures restrictives mises en place et de leur efficacité. Car si ces mesures ne sont pas efficaces, le pic ne peut pas être prévu précisement. On parle de la troisième semaine de juillet, mais il peut arrivé plus tard. Le confinement partiel tel qu’il est effectué actuellement n’est pas efficace. Il y a des quartiers confinés dont on entre et sort sans contrôle. Le pic ne pourra pas être estimé tant que les mesures restrictives ne sont pas effectives.»

• Docteur Claude Ho-A-Chuck
« Tous les malades qui ne sont pas soignés à l’hôpital ne sont pas répertoriés et vont modifier les résultats. Ceux qui meurent chez eux ne rentrent pas dans les chiffres. Je pense donc que l’on aura pas un véritable pic mais un haut plateau, qui va se traduire par beaucoup de cas. »

• DEPISTAGE MASSIF
• Manuella Imounga Desrozieres, Epidémiologiste
« On observe un tassement du nombre de cas ces dernières semaines : c'est parce que la doctrine de dépistage a changé et que l’activité a diminué. L’ARS a arrêté de tester les cas contacts durant deux semaines. Elle vient de revenir à la doctrine initiale. Il faut dépister massivement. Le confinement strict a fait ses preuves, au contraire du couvre-feu.

On parle de deuxième vague en métropole. La Guyane est en urgence sanitaire jusqu’à fin octobre. La population est épuisée de ces mesures de confinement partiel. La rentrée scolaire est à préparer. Jusqu’à quand la population va tenir ? Et le tissu économique ? N’aurait il pas fallu donner un bon coup de frein à la propagation du virus ? On traine avec des mesures pas efficaces. On est perdant sur les deux tableaux.»


• Docteur Michel-Roger Loupec
« 5 949 cas en Guyane équivalent proportionnellement à 1,5 millions de cas en France. Vous pensez que la France aurait réagit comment s’il y avait eu 1,5 millions de cas dans l'Hexagone ? »




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4 commentaires

Vos commentaires

Smet 12.07.2020
Mesures à prendre

LE PIC
n'existe pas, on aura une tangente qui va évoluer

TRAITEMENT
Tout traitement qui a fait ses preuves est bon à prendre, même le plasma (traitement qui existe depuis plus d'un siècle)

HÔPITAUX
Se donner tous les moyens pour éviter de les saturer, accepter des médecins étrangers par processus simplifiés accéléré

DÉPISTAGE
Il faut localiser et cerner les clusters potentiels, pour ça il faut réquisitionner si nécessaire les robots et réactifs inutilisés en Métropole

GESTES BARRIÈRES
Il faut permettre à la population un accès à des masques certifiés CEE efficaces, il y en a en Guyane au centre ville de Cayenne, mais ils ont un prix (33€ pour 100jours)

RENTREE
Les conditions sanitaires seront un peu meilleures en septembre sans plus, il faut organiser le net-scolaire. Équiper les enseignants de modules de cours à distance et verser une aide de 300€ par élève afin qu'il achète une tablette ou un notebook, même d'occasion pour suivre les cours en direct depuis chez eux et interagir comme si ils étaient en classe.

Urgence sanitaire:
verser une aide de 1500€ pour les entreprises contaminées afin de participer à la désinfection de leurs locaux.

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Affreux Jojo 11.07.2020
Doctrine Trump ???

L'ARS décide de ne plus tester les cas contacts !?
L'idée, c'est de moins tester pour avoir moins de positifs ?
Peut-on enfin nous dire la vérité sur les raisons qui font que le nombre quotidien de tests varie du simple au triple ?

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Vendeta973 11.07.2020
Vas y RORO

Encore un comité théodule composé d’élus qui pour se donner une légitimité flattent l’ego de médecins en les associant à leurs combinazione
Tout le monde constate que les quartiers confinés sont des moulins à vent, que les squats comme celui de la source qui rejoint de l’autre coté Baduel est un nid à virus et à immigration illégale le tout sur un terrain CTG, mais tout le monde constate aussi que RORO, ne dit pas que si on est dans un Bor.... aussi monstre c’est parce qu’il n’a rien fait et laissé faire,
RORO, arrête de discuter, monte sur un BULL et rase nous toute cette chienlit sinon tu vas perdre les prochaines elections et cette fois distribuer des subventions sur le fleuve ne suffira pas

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ubuntu 11.07.2020

Finalement rien n'a vraiment changé en medecine depuis Molière. Toujours autant de médecins, toujours autant d'avis différents.

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