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GUYANE

2 124 candidats pour les 249 postes de praticiens étrangers disponibles en Guyane

Samir MATHIEU Dimanche 8 Novembre 2020 - 17h00
2 124 candidats pour les 249 postes de praticiens étrangers disponibles en Guyane
Plus de 2 100 praticiens étrangers se sont portés candidats pour venir exercer en Guyane : "cela montre l'attractivité de la Guyane" se félicite la directrice de l'ARS, Clara de Bort. - Samir MATHIEU

L'appel à candidature lancé par l'ARS (Agence régionale de la santé) en vue de pourvoir 249 postes de médecins en Guyane a rencontré un vif succès. Quelques 2 124 praticiens étrangers, hors Union européenne se sont portés candidats. Désormais le processus de recrutement suit son cours. Une première pré-sélection va avoir lieu d'ici un mois pour définir qui pourra concrètement participer à des auditions pour que les établissements de santé, essentiellement les hôpitaux, puissent faire les recrutements. Les premiers médecins étrangers, recrutés grâce à ce nouveau processus devraient pouvoir prendre leur fonction dès le mois de janvier, confirme la directrice générale de l'ARS, Clara de Bort. Le point complet.

 Nous vous le révélions dès le mois de septembre... Quelques 249 postes de médecins ont été ouverts par l'ARS (Agence régionale de la santé) afin de recruter 249 professionnels de santé dans l'année qui vient en Guyane. Ces postes sont ouverts au médecins étrangers résidents hors Union européenne. Un appel à candidature a été lancé du 1er au 31 octobre. Il a rencontré un vif succès puisque pas moins de 2 124 médecins étrangers ont postulé. 
Un système revu et corrigé
Pour rappel, la Guyane est concerné depuis 2005 par ce dispositif de recrutement de médecins étrangers. ça ne concernait à l'époque que les médecins. C'était un recrutement qui s'opérait au fil de l'eau avec des méthodes de sélection qui s'étaient progressivement instaurées en relation avec l'ordre des médecins et les hôpitaux, mais ce n'était pas très clair, pas très sûr : "et il y a pu y avoir des erreurs de recrutement  comme il y a eu d'excellents recrutements depuis 2005" souligne la directrice générale de l'ARS (Agence régionale de la santé), Clara de Bort, qui a fait partie des personnes qui ont mis sur pied le texte mettant en place le nouveau mode de recrutement de praticiens étrangers pour la Guyane, mais qui est aussi valable pour les Antilles. Le processus de recrutement a donc totalement changé. Ce sont désormais des postes qui sont publiés, nationalement et même internationalement. Les postes disponibles ont été publiés en France, mais aussi à l'étranger, grâce aux réseaux consulaires des pays francophones et dans nos pays voisins d'Amérique latine. 
"La Guyane plus attractive que la Martinique"
Les postes disponibles ont été publiés par un arrêté du  18 septembre et l'appel à candidature a été ouvert du 1er au 31 octobre. Cet appel à candidature a été clos le 31 octobre. "Cet appel à candidature a eu un immense succès" se félicite Clara de Bort, "alors que c'est la première fois que nous le faisons." La directrice de l'ARS annonce que 2 124 candidatures ont été reçues : "cela témoigne d'un vif intérêt pour l'exercice en Guyane". Alors que les postes ont été publiés à la fois pour la Guyane et la Martinique, la Guyane apparaît comme le premier choix dans trois quart des cas. "C'est une bonne surprise" se réjouit Clara de Bort qui explique "avoir été un peu inquiète, dès lors que cette réforme bénéficie aussi aux Antilles. Nous craignions une fuite des candidats potentiels vers les Antilles. Pour le moment, il n'en est rien. La Guyane est extrêmement attractive."

Dans le détail, parmi ces candidats, il y a environ 2 000 médecins, dont 700 candidats pour la médecine générale, pour lequel nous n'avons ouvert qu'une vingtaine de postes. "C'est sur la médecine générale  hospitalière que nous aurons la plus grande sélection" précise la directrice générale de l'ARS. Il y a également de très nombreux candidats pour des disciplines importantes en Guyane, comme la gynécologie obstétrique, la pédiatrie, l'anesthésie-réanimation. "Nous avons beaucoup de candidats, et à première vue, nous avons des candidatures très solides" se félicite Clara de Bort.
L'Algérie et la Tunisie premiers pourvoyeurs de candidats
Le pays d'obtention de diplôme le plus représenté est l'Algérie avec 521 candidats devant le Tunisie avec 294 candidats. Cela fait plus de 800 candidats rien que pour ces deux pays du Maghreb où l'appel à candidature lancé par l'ARS a rencontré un vif succès. Les autres zones concernées sont l'Afrique sub-saharienne, Madagascar, la Russiel ,l'Ukraine ou encore Haïti en ce qui concerne le continent américain. Cet appel n'a, en revanche, pas connu le succès escompté, dans les pays voisins de la Guyane. Seuls 4 praticiens ayant obtenus leur diplome au Brésil, se sont portés candidats. "Il y a bien évidemment un problème de langue" nuance toutefois Clara de Bort, qui souligne aussi qu'il n'y a que 2 praticiens cubains se sont portés candidats. Au final, c'est Haïti qui fournit le plus grand nombre de candidats sur le continent américain avec 55 candidats.
L'autre enseignement à retenir, c'est qu'un grand nombre de médecins étrangers, travaillant actuellement en France hexagonale, se sont portés candidats. "C'est très important car ils connaissent déjà le système de santé français" se félicite Clara de Bort, qui rajoute que ce sera un élément majeur dans le cadre des sélections. "Ce sont des internes ou praticiens associés qui souhaitent bénéficier d'un droit à exercer pleinement la médecine. C'est une très bonne nouvelle. Toutes ces personnes sont déjà bien habitués au système de soin français et ils sont susceptibles d'être beaucoup plus rapidement opérationnel. On ne s'attendait pas à un tel afflux. C'est une des grandes surprises. Nous avons 495 praticiens exerçant déjà en France" précise Clara de Bort.
La suite du processus de recrutement
En ce qui concerne la suite du processus, l'ARS travaille depuis quelques jours avec les ordres professionnels pour définir les critères de recrutement. "J'ai déjà échangé avec l'ordre des médecins, des sages-femmes, des chirurgiens dentistes et avec le département de l'université de médecine. Nous avons travaillé sur les critères. Nous avons considéré, qu'en ce qui concerne les médecins, l'exercice du métier en France, sera un critère très fort, très positif, dans le fait de pouvoir passer une audition"., explique Clara de Bort. Ces partenaires vont proposer les critères de sélection. Ces candidats pré-sélectionnés seront auditionnés dans les semaines à venir : "on aborde un virage très important. Mon objectif c'est que les hôpitaux ne soient plus contraint de recruter en urgence parmi les quelques candidats qui se disaient être disponible. Mon ambition, et je crois qu'on va y arriver, c'est de créer un véritable vivier de gens motivés pour venir travailler chez nous" rappelle la directrice de l'ARS. "Nous allons nous entourer d'un grand nombre de spécialistes pour professionnaliser la sélection et garantir ensuite pour les hôpitaux, une liste de personnes admissibles. Il y aura ensuite une étape ultime de sélection au sein de chaque hôpital. Dans certaines spécialités, il y aura moins de candidats, donc on pourra aller immédiatement au fond du dossier, dans d'autres spécialités, ça prendra plus de temps." explique Clara de Bort pour qui "le pari est en passe d'être gagné. On a déjà gagné celui de l'attractivité, va falloir maintenant réussir le recrutement", conclut-elle, rappelant enfin que ce processus se veut "extrêmement rigoureux". Les préselections auront lieu d'ici un mois. Suivront les auditions dans les deux mois qui suivent. "D'ici janvier les hôpitaux pourront commencer à recruter" confirme Clara de Bort, qui précise toutefois que "cela pourra éventuellement prendre un peu plus de temps en fonction de l'évolution de la crise sanitaire".

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6 commentaires

Vos commentaires

Harold 10.11.2020

En quoi consiste cette attractivité dont se réjouit Mme De Bort : primes d’installation, promesse d’être titularisés rapidement, lorsqu’on ne leur propose souvent que des postes de contractuels inférieurs à la grille indiciaire, possibilité de « frauder » sur les diplômes et compétences ?

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Patriote 10.11.2020
Attention aux faux diplômes

Toujours vérifier l'authenticité des diplômes surtout ceux des ressortissants du maghreb, qui peuvent être de bons praticiens, quand ils ont réellement des diplômes et le fait de travailler içi en métropole peut être un gag de qualité comme l'inverse à cause du laxisme ambiant dans tout les secteurs d'activités....
Précaution est mère des vertus

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cap40 09.11.2020
Bonjour tristesse...

Bonjour tristesse...c'est dire l'attractivité de la Guyane...pour les métropolitains!!!
Comme pour les enseignants venez!!! y a des primes!
Zélus on se bouge???

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GILLES BERNARD 09.11.2020

Janvier 2021 : recrutement de 249 médecins... Décembre 2021 : L'importateur BMW se félicite d'avoir vendu pour cette fin d'année 249 modèles X6 dans la configuration toutes options...

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youpix973 09.11.2020
diplômes a contrôler

C'est bien gentil toutes ces histoires mais il serait vivement recommandé de vérifier les diplômes de tous ces postulants quand on sait qu' en France les photocopies sont acceptées ...Les montages sont faciles à faire et avec le laxisme habituel....
il n'y a qu'a voir les résultats des faux tests Covid vendus à tour de bras ..
Nou bon ké sa

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Garimpo 09.11.2020

Et saurez vous les recruter avant la deuxième vague ?

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