• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Santé

Un CHU à l'horizon 2025 et 138 millions d'euros consacrés à la santé

Iris Joussen Mardi 23 Mars 2021 - 16h26
Un CHU à l'horizon 2025 et 138 millions d'euros consacrés à la santé
Les ministres annonçaient les mesures par visio-conférence à la CTG ce mardi 23 mars 2021.

Le gouvernement vient de s'y engager : l'offre de soins en Guyane va être ameliorée avec des mesures concrètes dans les six mois à venir. Ils expliquent comment.

Le ministre de la Santé Olivier Véran, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu et la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal étaient en visio conférence à la CTG ce mardi 23 mars pour présenter le rapport de la mission d’inspection interministérielle sur l’amélioration de l’offre structurelle de soins en Guyane. Un rapport né « des Accords de Guyane du 21 avril 2017 », préconisant la création d’un CHU en Guyane, conséquence également de la grave crise sanitaire traversée par le pays il y a encore quelques mois.

Les ministres se sont engagés sur des mesures concrètes à court et long terme pour répondre à ces besoins :

6, 7 millions d'euros pour créer de véritables hôpitaux de proximité

Tout d'abord, le doublement des capacités d'hospitalisation en soins critiques d'ici 2024 en passant de 26 lits à 51 lits. Ce sont donc les centres de réanimation qui sont concernés.

Ensuite, de nouveaux investissements sur les centres de prévention santé (CDPS) dont 3 en particulier - Maripasoula, Grand Santi et Saint Georges de l'Oyapock - qui vont être transformés en hôpitaux de proximité. L'Etat s'engage à verser ainsi 6,7 millions d'euros pour renforcer l'équipement en imagerie, installer des lits hospitaliers pour permettre des hospitalisations de courte durée et renforcer leurs centres périnataux.

Enfin, le renforcement des filières de neurologie et cardiologie pour que les patients puissent être soignés immédiatement en Guyane. Pour ce faire, ils financeront à hauteur de 350 000 euros par an la recherche clinique.
La reconnaissance de la légitimité d'un CHU en Guyane

Autre promesse qui traînait : la reconnaissance de la légitimité d'un CHU en Guyane. Dans cette perspective, datée à 2025, plusieurs étapes sont encore nécessaires et notamment renforcer le personnel soignant.  D'où la promesse, dès la rentrée universitaire 2021, que des postes de soignants et de chercheurs seront créés, tandis que le nombre d’étudiants guyanais reçus en filières santé sera augmenté de 16 % . Dès la rentrée universitaire 2022, les entrées dans les instituts de formation d’aides-soignants seront doublées et les entrées dans les instituts de formation de soins infirmiers augmenteront de 20 %.
Des liaisons aériennes sanitaires
Parmi les annonces, il a également été question du financement des logements des professionnels de santé comme à Saint Laurent, ainsi que la création de liaisons aériennes sanitaires entre les hôpitaux de saint Laurent, Kourou et Cayenne.

"Le seul grand absent c'est la cancérologie" estime Mylène Mazia, présidente du Conseil de surveillance du Centre hospitalier de cayenne, pour le reste, le gouvernement est allé au delà de ce que nous avions demandé. Quant aux liaisons aériennes, elles seront bien plus rentables que les évacuations sanitaires actuelles vers les Antilles".

La directrice de l'ARS, Clara De bord, félicite pour sa part la feuille de route mise en place par le Gouvernement pour parvenir à créer un CHU d'ici 5 ans. "Cela va répondre aux besoins de la population. Et le renforcement des CDPS, tel qu'il est prévu, est une étape pour y arriver" annonce t-elle.

Enfin, le directeur du CHC, Christophe Robert se félicite de cette reconnaissance qui arrive enfin de la part du Gouvernement  sur la légitimité d'un CHU en Guyane. "Cela fait des années que l'on fait déjà du CHU entre les trois hôpitaux de Guyane et on avait déjà cette vocation de mutualiser les fonctions supports" explique ce dernier. "Mais là on va nous aider sur trois points indispensables pour obtenir un CHU : favoriser la recherche de pointe tout en étant capable d'offrir des soins médicaux de base sur tout le territoire, et améliorer l'enseignement".

Ce plan Santé Guyane 2025 sera financé par l’enveloppe de 138 millions d'euros accordés à la Guyane dans le cadre du Ségur de la Santé et pourra également bénéficier des actions financées par l’accord de relance signé le 15 mars 2021 entre l’Etat et la Collectivité territoriale de Guyane.




Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
7 commentaires

Vos commentaires

dny973 24.03.2021

parfait! n'en déplaise aux internautes qui nous prennent pour des incultes. Le potentiel existe en Guyane. Maintenant,il sera pleinement exploité car il y aura la possibilité de de former et exercer dans son département tel que c'est le cas dans tous les autres départements de France métropolitaine depuis des décennies

Répondre Signaler au modérateur
Benkwa973 24.03.2021

Les créoles guyanais ne sont pas pris pour des incultes...juste pour des fainéants.

Répondre Signaler au modérateur
g6d 24.03.2021

une fac de médecine pour former 20 médecins par an ou 60? Si c'est 60, je crains beaucoup que le niveau ne soit pas à la hauteur, à moins que des étudiants des autres regions de France ne viennent et raflent toutes les places, avant de rentrer chez eux à l'issue des études.

Répondre Signaler au modérateur
Smet 24.03.2021
ça fonctionne pas comme ça...

En fait, tout dépend des accords passée entre les divers universités, mais ça devrait se passer un peu comme ça.

Une fac de médecine comprend plusieurs cycles:

Le premier de 2 ans à la sortie du lycée PCEM, qui permettra aux étudiants (et j'espère qu'ils seront plus que 20) d'entrer dans la vie étudiante sans aller en Metropole nécessairement.
Ensuite il y a la seconde partie de 3 ans, là ou les étudiants peuvent commencer à gagner un petit peu d'argent, et éventuellement aller si ils souhaitent aller étudier en metropole, ou bien la fac pourra accueuillir des étudiants de metropole.

Ensuite il y a le concours de l'internat qui est national (obligatoire sauf pour médecine générale), et l'étudiant admis en 3ème cycle choisit sa spécialité et son lieu (partout en France) en fonction de son classement.
La Guyane proposera donc certaines spécialités de cet internat à la suite duquel le prétendant passe son doctorat pour devenir "docteur"...

On ne peut pas parler de 20 à 60 étudiants sédentaires par an qui font médecine comme si ils faisaient un BEP, les études médicales sont bien plus complexes que ça.
Et il y aura des options de débouchées vers les filières d'infirmière, dentaire, etc... C'est une grande porte basée sur l'excellence qui va s'ouvrir en Guyane. Ce n'est pas une simple fac de seconde zone.
Le contexte géographique de la Guyane et les maladies rares que l'on y trouve va attirer également des étudiants de toute la France au cours du 3ème cycle.

Répondre Signaler au modérateur
g6d 24.03.2021
c'est bien

d'y croire, mais s'il y a plus de places en Guyane, cela se saura vite au niveau national où le nombre de place est limité. Vu l'écart moyen de niveau entre les bacheliers guyanais et les autres...
Quant aux Professeurs, risquent de venir ceux qui auront échoué à le devenir ailleurs. Il suffit de voir les difficultés que les hôpitaux ont pour recruter des médecins. Appel à beaucoup de médecins à diplôme étranger, se serrant les coudes, ne pouvant exercer ailleurs entrainant certaines difficultés de prises en charge dans les hôpitaux.

Répondre Signaler au modérateur
Smet 24.03.2021
Vision très pessimiste... Et irréaliste.

C'est pas aussi souple que ça, les admissions en pcem1 se faisant sur dossier, il est évident que ça va limiter l'effet opportunisme.
Le niveau scolaire est aussi bas en métropole que en Guyane, le bac a été dévalorisé pour le rendre accessible à tous. C'est partout pareil.
Pour un professeur faisant des recherches sur la médecine tropicale, la phytotherapie, certaines maladies rares, il ne trouvera aucun équivalent en France qu'il aura en Guyane.
Quand au problème de la fuite des cerveaux, il n'est pas lié à la Guyane, c'est le résultat d'une politique de négligences d'investissements dans la recherche qui remonte au début des années 80, sans compter le numerus clausus des années 70.
On récolte aujourd'hui en France le fruits de plus de 40 années d'erreurs stratégiques.

Répondre Signaler au modérateur
Smet 23.03.2021
une fac de médecine en Guyane

ce sera la première conséquence de ce CHU

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
4 commentaires
2 commentaires
2 commentaires
A la une
1 commentaire
6 commentaires