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Saint-Laurent-du-Maroni, une jeunette de 70 ans

Mardi 12 Novembre 2019 - 03h10
 Saint-Laurent-du-Maroni, une jeunette de 70 ans
Que serait un anniversaire sans gâteau ? / photos SZ - SZ

Vendredi et samedi, entre visite de « La Résolue » ou des services municipaux et concert devant la mairie, Saint-Laurent-du-Maroni a fêté ses 70 ans de vie civile. L’occasion pour une ville en pleine expansion de se poser quelques instants pour admirer le chemin parcouru, notamment au travers des témoignages de celles et ceux qui ont façonné l’histoire de la capitale de l’Ouest.

Soixante-dix ans pile après sa transformation en commune classique, Saint-Laurent-du-Maroni a célébré son anniversaire sans accrocs, entre réminiscence au coté des anciens et préparation des futures échéances électorales locales.

« On est ouvert à tout le monde, on accueille tout le monde à Saint-Laurent-du-Maroni. » Par ces compliments sincères, Cécile Alfred a parfaitement résumé la façon dont la ville aime à se voir, à l’aube de ses soixante-dix ans. À l’hôtel de ville, samedi, les responsables politiques qui se sont suivis à la tribune ont, tous, d’une façon ou d’une autre, souligné la diversité qui traverse la future première ville de Guyane. À l’instar de Sophie Charles, le maire, qui vante « le maillage entre les générations » et la vie « tous ensembles » qu’elle souhaite à sa cité et ses habitants.

Chacun leur tour, madame le maire, Lénaïck Adam, député de la deuxième circonscription, Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité territoriale et Marc Del Grande, préfet, ont glorifié l’histoire de la cité, son rôle dans la résistance gaullienne ou encore le chemin parcouru depuis la création du pénitencier. Chacun, à sa manière, a rappelé son histoire personnelle avec l’agglomération.

Marc Del Grande, notamment, confie avec « beaucoup d’émotion » que, s’il n’avait pas été stationné à Saint-Laurent-du-Maroni comme commandant de la gendarmerie il y a deux décennies, il n’aurait pas « envisagé une carrière dans le corps préfectoral ». Conscient des nombreux défis « en matière d’aménagement, de logements, d’éducation, de sécurité » à relever, le représentant de l’État, d’une voix calme, presque fluette, affirme sa foi dans « la capacité à rester positive » et la résilience de cette ville « compliquée », à « l’ambiance particulière ».

Des anciens émus et touchants

Echéance électorale en approche oblige, l’équipe municipale a profité de la fête pour vanter ses progrès dans le développement technologique, avec l’arrivée annoncée en mars 2020 de la fibre optique dans les institutions publiques locales. Une fibre qui, assurent ses promoteurs, sera disponible pour les particuliers « d’ici un an et demi ».

Mais ce qui a retenu le plus l’attention du public, c’est la remise des médailles des 70 ans à des Saint-Laurentais nés en 1949. L’occasion pour ces anciens et leurs proches de se remémorer leur jeunesse et d’apprécier l’évolution de la ville. Avec une tendresse, un amour palpable pour leur petit coin de territoire, ils ont transmis, à l’assistance ou par petits groupes, autour du buffet, une part de leurs souvenirs et de leur vécu. Cécile Alfred a ainsi transporté le public sur la marina de son enfance, quand l’actuel office de tourisme était le contrôle de douanes. « Un passage obligé pour toute personne prenant le fleuve, contrairement à aujourd’hui où il n’y pas tellement de contrôles. » Une époque où « des immigrés venaient d’un peu partout, des Tchèques, des Polonais… On vivait en harmonie, c’était un moment très agréable. »

Hélène Perret, 79 ans, est plus nuancée sur le Saint-Laurent d’aujourd’hui. Elle a l’impression que « la ville a vraiment changé, […] trop vite et nous n’avons pas pu s’adapter à tout ». Pour elle, « accueillir l’étranger », est à la fois « plus grande qualité » et « le plus grand défaut » d’une ville à la « mentalité de vie en famille, en petite communauté ». Mais quelles que soient ses réserves, cette femme distinguée, le port fier et le sourire doux, restera « fidèle à Saint-Laurent-du-Maroni ».

Samuel ZRALOS

Cécile Alfred (gauche) se remémore le Saint-Laurent de son enfance. - sz
Cécile Alfred (gauche) se remémore le Saint-Laurent de son enfance. - sz

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